« Ça me fait peur ! » Les élèves sous le choc après l’attaque au couteau dans un lycée de Toulouse

Faits divers, Éducation, Toulouse Publié le 03/05/2024 à 16:41 , mis à jour à 17:09 Léïne Touala l'essentiel Une élève de 16 ans a été blessée au bras par un adolescent armé d’un couteau au lycée Urbain-Vitry à Toulouse ce jeudi après-midi. Au lendemain de l’agression, ce vendredi, les élèves sont sous le choc. Récit.


“Ça me fait peur !” Les élèves sous le choc après l’attaque au couteau dans un lycée de Toulouse
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l’essentiel
Une élève de 16 ans a été blessée au bras par un adolescent armé d’un couteau au lycée Urbain-Vitry à Toulouse ce jeudi après-midi. Au lendemain de l’agression, ce vendredi, les élèves sont sous le choc. Récit.

L’entrée du lycée Urbain-Vitry est calme à la pause de midi. Quelques élèves attendent leur bus, mais ils semblent pressés de s’enfoncer à l’intérieur du véhicule. Plus loin, un petit groupe d’élèves discute de l’agression survenue la veille, quand un adolescent a blessé une jeune fille avec un poignard. Martin décrit une atmosphère électrique au moment des faits. « Tout le monde ne parle que de ça, c’est l’effervescence. »

Maxime*, quant à lui, exprime son choc et son indignation. « C’est horrible. Le mec a demandé son snap à cette fille, elle l’a recalé, et du coup, il lui plante un couteau. Ce n’est absolument pas une raison », s’insurge l’élève de 1re.

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Une cellule d’écoute au lycée

Ce matin, une cellule d’écoute a été mise en place dans l’établissement. Elle sera conduite par une psychologue. Tous ne se sentent pas concernés. Ilyes*, élève de terminale, explique : « Personnellement, je ne me sens pas d’y aller. Je ne faisais pas partie des gens qui étaient présents et en plus, ce n’est pas comme si c’était un attentat ou quelque chose comme ça. C’est triste à dire, mais c’est arrivé à cause de l’histoire qu’il avait avec elle. Moi je ne suis pas directement concerné »

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Un peu plus loin derrière le lycée, Sarah*, élève de première, marche tête baissée, écouteurs dans les oreilles vers son arrêt de bus. Pour elle, l’événement survenu hier est non seulement un choc, mais surtout, une immense injustice. « Je suis hyperinquiète. Ça veut dire quoi ? Qu’en tant que fille, on n’a pas le droit de dire non à un mec parce qu’il ne nous plaît pas, par peur de se prendre un coup de couteau ? C’est fou, et même si ça ne me concerne pas, ça me fait peur », confie la jeune fille avant de poursuivre son chemin.

Un élève réservé

Pourtant, rien n’aurait laissé penser à un tel passage à l’acte de la part de cet élève. Victor*, camarade de classe de l’agresseur souligne le caractère discret de ce dernier. « Moi, je suis dans sa classe. Ça fait plusieurs mois qu’on se voit tous les jours, mais j’avoue que je ne lui ai jamais vraiment parlé. Il est toujours en retrait, il ne parle à personne. » D’après certains élèves du Lycée Urbain-Vitry, l’agresseur, bien que faisant partie intégrante de la communauté scolaire, semblait être un individu effacé avant que ces événements ne se produisent.

*Les prénoms ont été modifiés.

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Les commentaires (1)
Poseidon31
Il y a 14 minutes
Le 03/05/2024 à 17:34

C’est tous les jours la même chose, c’est même affreusement banal mais on préfère condamner au pénal celui qui dit que la majorité des mineurs délinquants sont d’origine étrangère, qu’affronter la réalité.


Un commentaire

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