Une campagne pour la généralisation des 30 km/h en ville lancée par la prévention routière

La Prévention routière a lancé jeudi une pétition pour la généralisation de l'abaissement à 30 km/h de la vitesse maximale en ville, pour favoriser la «sécurité routière» comme le développement des mobilités «bonnes pour la santé et la planète». «Nous demandons la modification du code de la route, son article R413-3 qui dit que la vitesse


La Prévention routière a lancé jeudi une pétition pour la généralisation de l’abaissement à 30 km/h de la vitesse maximale en ville, pour favoriser la «sécurité routière» comme le développement des mobilités «bonnes pour la santé et la planète». «Nous demandons la modification du code de la route, son article R413-3 qui dit que la vitesse en agglomération est de 50 km heure, et que la vitesse en agglomération soit réduite à 30 km/h», a annoncé à l’AFP sa déléguée générale, Anne Lavaud. La loi autorise depuis 1990 les maires à moduler la vitesse maximale autorisée dans leur commune. Depuis 2015, elle leur permet aussi d’unifier la vitesse maximale autorisée sur toutes leurs routes.

Plusieurs grandes villes de France comme Strasbourg, Toulouse, Rennes, Lille ou Paris ont déjà limité à 30 km/h la vitesse sur tout ou partie de leur réseau. Outre des arguments de sécurité, ces municipalités ont largement justifié leur décision par la nécessité de réduire la pollution atmosphérique. La généralisation des 30 km/h permettrait des «avantages très réels en termes de sécurité routière», a plaidé elle aussi Anne Lavaud. «Si vous avez un choc à 30 km/h, les risques de mourir sont de 10% alors qu’ils sont de 80% à 50km/h». «Neuf Français sur dix jugent comme indispensable de limiter la vitesse aux abords des écoles selon l’une de nos études», a-t-elle affirmé.

Selon la déléguée, cette réforme serait «pragmatique» sur le plan du développement des mobilités actives, qui favorisent l’utilisation du vélo ou la marche et sont «bonnes pour la santé et la planète». La patronne de la Prévention routière a également rappelé des travaux du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) en 2023, selon lesquels il ne faut que six secondes de plus pour parcourir un kilomètre en ville à 30 km/h plutôt qu’à 50km/h. «Cette revendication devra être portée au moment du renouvellement des équipes municipales» prévu en 2026, a souhaité Anne Lavaud. En 2020, les ministres du monde entier réunis à Stockholm se sont engagés à réduire de moitié le nombre de blessés graves sur les routes à horizon 2030 et à atteindre un objectif zéro tué en 2050.