Rokhaya Diallo contre Pascal Bruckner : au procès de l’intellectuel, la liberté d’expression disséquée

Les débats auront duré huit heures. Huit heures durant lesquelles, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, la liberté d’expression a été soupesée, disséquée, analysée, à la lumière d’une séquence télévisée : celle qui a opposé, sur le plateau de l’émission 28 minutes d’Arte, la militante «antiraciste» Rokhaya Diallo au philosophe Pascal Bruckner, le


Les débats auront duré huit heures. Huit heures durant lesquelles, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, la liberté d’expression a été soupesée, disséquée, analysée, à la lumière d’une séquence télévisée : celle qui a opposé, sur le plateau de l’émission 28 minutes d’Arte, la militante «antiraciste» Rokhaya Diallo au philosophe Pascal Bruckner, le 21 octobre 2020.

Ce jour-là, les invités débattent sur la question : «L’homme blanc est-il forcément coupable ?» La discussion se déroule avec courtoisie, les sourires sont partagés. Pascal Bruckner et Rokhaya Diallo débattent à fleurets mouchetés en s’apportant mutuellement la contradiction.

Quand soudain, l’émission chavire. Pascal Bruckner s’adresse, sans ambiguïtés, à la co-fondatrice du mouvement des Indivisibles, et la joute éclate. «Moi je pense, Madame, qu’au contraire, votre statut de femme musulmane et noire vous rend privilégiée. Ça vous permet de dire un certain nombre de choses (…) notamment, je…

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