Qui est Pascal C., accusé d’avoir violé une adolescente de 15 ans souffrant de déficit intellectuel ?

Justice, Ariège, Taurignan-Castet Publié le 14/05/2024 à 06:31 Damien Souillé l'essentiel Le procès devant la cour d’assises de l’Ariège de Pascal C. a commencé ce lundi 13 mai 2024. S’il ne dure que deux jours, l’accusé interpelle tant son casier est important. Pascal C. ne découvre pas les tribunaux lors de ce procès d’assises. À 57


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Le procès devant la cour d’assises de l’Ariège de Pascal C. a commencé ce lundi 13 mai 2024. S’il ne dure que deux jours, l’accusé interpelle tant son casier est important.

Pascal C. ne découvre pas les tribunaux lors de ce procès d’assises. À 57 ans, ce père de trois enfants a connu une vie mouvementée entrecoupée par des périodes derrière les barreaux. À tel point que la présidente de la cour d’assises, Hélène Ratinaud n’a pas hésité à envoyer une petite pique : « Vous êtes un habitué des cours d’assises alors n’oubliez pas de nous regarder pour répondre. »

C’est en effet la troisième fois que ce Bordelais de naissance passe devant cette juridiction. « C’est quelque chose qui n’est pas commun », sourit l’avocat des deux parties civiles, maître Guy Dedieu. S’il goûte à la prison pour la première fois à 18 ans, après un vol à main armée, c’est sa deuxième condamnation qui sera la plus longue.

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En reprenant son casier judiciaire, la présidente de la cour d’assises de l’Ariège lui demande : « Comment la relation avec votre femme s’est terminée ? » Il répond : « Je l’ai tué ! J’ai attrapé un couteau et je l’ai tué après une ultime dispute. » Une réponse aussi froide qu’honnête qui a glacé le sang de toutes les personnes présentes dans la salle d’audience. Un meurtre qu’il avait tenté de dissimuler en jetant le corps dans la Dordogne en 1992.

Avant d’être arrêté trois mois plus tard, l’homme de désormais 63 ans avait profité de la mort de sa femme pour proférer des attouchements sexuels sur sa belle-fille (fille d’un autre mariage de la femme qu’il venait de tuer). Condamné à 18 ans de prison, l’homme qui a grandi entre Gironde et Ariège, s’est installé dans le Couserans une fois remis en liberté après 12 ans de détention.

Lorsqu’Hélène Ratinaud lui demande quel regard l’accusé porte sur sa vie, sa réponse est sans concession : « C’est un fiasco. J’ai un peu raté ma vie. »

Avec ce procès pour des faits datant de 2018, le boucher de profession a été remis en liberté 8 mois après la plainte déposée par la victime, le 16 février 2018. Il est actuellement sous contrôle judiciaire, en attendant le verdict attendu mardi 14 mai 2024.


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