Programme du Nouveau Front populaire : « Ces annonces sont un peu dogmatiques », estime la Capeb

"On aura sûrement, dans un contexte économique dans le bâtiment qui est en recul, des difficultés à pouvoir continuer à fournir la main d'œuvre et les chantiers qui nous permettront de rendre le service à la clientèle", a réagi sur franceinfo, vendredi 14 juin, Jean-Christophe Repon, président de la Capeb (Confédération de l'artisanat et des


« On aura sûrement, dans un contexte économique dans le bâtiment qui est en recul, des difficultés à pouvoir continuer à fournir la main d’œuvre et les chantiers qui nous permettront de rendre le service à la clientèle », a réagi sur franceinfo, vendredi 14 juin, Jean-Christophe Repon, président de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), à propos du programme économique du Nouveau Front populaire pour les élections législatives des 30 juin et 7 juillet.

« Ces annonces sont un peu dogmatiques »

Parmi les propositions immédiates, il y a un large volet social, avec le blocage des prix « sur les biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants ». Le Nouveau Front populaire entend « abroger immédiatement les décrets d’application » de la réforme des retraites et de l’assurance chômage, augmenter le Smic à 1 600 euros net et le point d’indice des fonctionnaires de 10%, un prix-plancher pour les agriculteurs, une hausse de 10% des APL, une relance de la construction du logement social, la création de places en hébergement d’urgence. « Ces annonces sont un peu dogmatiques », regrette la Capeb.

« Nous sommes apolitiques à la Capeb et on fera des propositions dès le début de la semaine sur comment l’entreprise artisanale de petite taille doit être prise en compte par les futurs députés, la future majorité, comme un élément essentiel de la société », lance le président de la Capeb. « On est en recherche de compétences, en recherche de recrutement, les patrons des entreprises que je représente vont se questionner sur quel avenir donner à leur entreprise, vais-je recruter ou vais-je réduire la voilure ? », met en garde Jean-Christophe Repon.

« C’est un moment assez complexe, assez crucial pour l’économie de nos entreprises, on demande aux futurs députés de bien écouter nos entreprises »

Jean-Christophe Repon

à franceinfo

Selon la Capeb, « nous sommes déjà dans les territoires sur des salaires avec des difficultés de recrutement, le marché du travail fait que les salaires sont plutôt revalorisés dans les entreprises du bâtiment. Nous avons plus de mal à recruter actuellement. Déjà les entreprises se font concurrence et les salaires sont plutôt très au-dessus des grilles minimales. La problématique est plutôt sur le recrutement que sur les salaires dans les entreprises du bâtiment de petite taille », précise la Capeb.