Paris: les éboueurs en grève pour réclamer une prime pour les JO

Le mardi 14 mai, les éboueurs de Paris ont débuté une grève de plusieurs jours pour réclamer le versement des primes lors des Jeux olympiques. Un préavis de grève durant l'événement sportif a également été déposé. Pour cette première journée, la mairie mentionne 16% de grévistes. En mars 2023, leur débrayage lancé dans le cadre


Le mardi 14 mai, les éboueurs de Paris ont débuté une grève de plusieurs jours pour réclamer le versement des primes lors des Jeux olympiques. Un préavis de grève durant l’événement sportif a également été déposé. Pour cette première journée, la mairie mentionne 16% de grévistes.

En mars 2023, leur débrayage lancé dans le cadre de la réforme des retraites avait marqué les rues de Paris. Les éboueurs de la capitale ont entamé une autre grève ce mardi 14 mai pour réclamer le versement de primes lors des Jeux olympiques de Paris, alors qu’ils demandent déjà depuis plusieurs mois une augmentation de leur salaire.

Ce nouvel appel à la grève a été lancé à l’initative de la FTDNEEA (Filière traitement des déchets nettoiement eau égouts assainissement) de la CGT, qui a déposé un préavis couvrant la période du 14 au 24 mai 2024.

Cette annonce donne des frissons à certains habitants, notamment Alexandre, gardien d’immeuble, qui redoute un long conflit. Il évoque « les odeurs à l’intérieur des immeubles » et « la poussée des rats ».

Une prime de 1.900 euros

Le syndicat majoritaire réclame une prime de 1.900 euros pour tous les agents en raison de l’augmentation de leur activité durant les Jeux olympiques de Paris. Ils estiment que les quantités de déchets augmenteront dans toute la capitale.

« Les touristes ne vont pas emporter avec eux leurs déchets et ils ne vont pas rester que sur les sites olympiques », indique Smina Mebtouche, secrétaire générale CGT FTDNEEA.

Elle ajoute auprès de BFM Paris Ile-de-France: « Ils vont vouloir visiter Paris, ils vont aller dans tous les arrondissements, donc c’est pour ça qu’il y aura beaucoup plus de travail sur le terrain pour tous les autres ».

La menace d’une grève durant les Jeux olympiques

Si un accord n’est pas trouvé, la CGT n’exclut pas de se remobiliser durant le mois de juin et a déposé un préavis de grève qui couvre toute la période des Jeux olympiques, du 1er juillet au 8 septembre.

Face à la menace de rues remplies de déchets, alors que les yeux du monde entier seront rivés sur Paris à l’occasion de l’événement sportif, le maire (LR) du 17e arrondissement se dit « surpris du silence de l’équipe municipale de la maire d’Anne Hidalgo et de la maire de Paris suite à ces préavis qui sont, selon la CGT, un calcul stratégique », indique-t-il à BFM Paris Ile-de-France.

L’édile craint aussi que cette grève ne menace le bon déroulé d’un événement rare dans l’histoire du pays. « Ce n’est pas négociable pendant les Jeux que la ville ne soit pas propre. La grève est un droit important, mais ce n’est pas un droit au blocage. Il y a à l’évidence un malaise qui montre que le dialogue social à la ville de Paris est en panne », ajoute-t-il.

16% de grévistes selon la mairie

Le maire appelle alors à la responsabilité des syndicats et demande de « faire preuve de patriotisme » en raison de l’envergure des Jeux.

Mardi vers 15 heures, la marie de Paris a indiqué à BFM Paris Île-de-France que le taux de grévistes dans la journée était de 16% sur l’effectif global des agents éboueurs de la ville. Les services de collectes ont été « peu perturbés » selon la municipalité.

Mais selon la CGT FTDNEEA (filière traitement des déchets, nettoiement eau, égouts, assainissement), les éboueurs et autres personnels de la direction de la propreté de l’eau (DPE) « se sont très fortement mobilisés », avec « 70% à 90% de grévistes en fonction des arrondissements », indique l’AFP.

La CGT affirme que 400 grévistes « occupent » depuis 8 heures du matin le bâtiment de la direction des ressources humaines (DRH) centrale à l’hôtel de ville. Une délégation a été reçue par la DRH et l’exécutif de la maire Anne Hidalgo.

Victor Joanin avec Mélanie Hennebique

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Le mardi 14 mai, les éboueurs de Paris ont débuté une grève de plusieurs jours pour réclamer le versement des primes lors des Jeux olympiques. Un préavis de grève durant l’événement sportif a également été déposé. Pour cette première journée, la mairie mentionne 16% de grévistes.

En mars 2023, leur débrayage lancé dans le cadre de la réforme des retraites avait marqué les rues de Paris. Les éboueurs de la capitale ont entamé une autre grève ce mardi 14 mai pour réclamer le versement de primes lors des Jeux olympiques de Paris, alors qu’ils demandent déjà depuis plusieurs mois une augmentation de leur salaire.

Ce nouvel appel à la grève a été lancé à l’initative de la FTDNEEA (Filière traitement des déchets nettoiement eau égouts assainissement) de la CGT, qui a déposé un préavis couvrant la période du 14 au 24 mai 2024.

Cette annonce donne des frissons à certains habitants, notamment Alexandre, gardien d’immeuble, qui redoute un long conflit. Il évoque « les odeurs à l’intérieur des immeubles » et « la poussée des rats ».

Une prime de 1.900 euros

Le syndicat majoritaire réclame une prime de 1.900 euros pour tous les agents en raison de l’augmentation de leur activité durant les Jeux olympiques de Paris. Ils estiment que les quantités de déchets augmenteront dans toute la capitale.

« Les touristes ne vont pas emporter avec eux leurs déchets et ils ne vont pas rester que sur les sites olympiques », indique Smina Mebtouche, secrétaire générale CGT FTDNEEA.

Elle ajoute auprès de BFM Paris Ile-de-France: « Ils vont vouloir visiter Paris, ils vont aller dans tous les arrondissements, donc c’est pour ça qu’il y aura beaucoup plus de travail sur le terrain pour tous les autres ».

La menace d’une grève durant les Jeux olympiques

Si un accord n’est pas trouvé, la CGT n’exclut pas de se remobiliser durant le mois de juin et a déposé un préavis de grève qui couvre toute la période des Jeux olympiques, du 1er juillet au 8 septembre.

Face à la menace de rues remplies de déchets, alors que les yeux du monde entier seront rivés sur Paris à l’occasion de l’événement sportif, le maire (LR) du 17e arrondissement se dit « surpris du silence de l’équipe municipale de la maire d’Anne Hidalgo et de la maire de Paris suite à ces préavis qui sont, selon la CGT, un calcul stratégique », indique-t-il à BFM Paris Ile-de-France.

L’édile craint aussi que cette grève ne menace le bon déroulé d’un événement rare dans l’histoire du pays. « Ce n’est pas négociable pendant les Jeux que la ville ne soit pas propre. La grève est un droit important, mais ce n’est pas un droit au blocage. Il y a à l’évidence un malaise qui montre que le dialogue social à la ville de Paris est en panne », ajoute-t-il.

16% de grévistes selon la mairie

Le maire appelle alors à la responsabilité des syndicats et demande de « faire preuve de patriotisme » en raison de l’envergure des Jeux.

Mardi vers 15 heures, la marie de Paris a indiqué à BFM Paris Île-de-France que le taux de grévistes dans la journée était de 16% sur l’effectif global des agents éboueurs de la ville. Les services de collectes ont été « peu perturbés » selon la municipalité.

Mais selon la CGT FTDNEEA (filière traitement des déchets, nettoiement eau, égouts, assainissement), les éboueurs et autres personnels de la direction de la propreté de l’eau (DPE) « se sont très fortement mobilisés », avec « 70% à 90% de grévistes en fonction des arrondissements », indique l’AFP.

La CGT affirme que 400 grévistes « occupent » depuis 8 heures du matin le bâtiment de la direction des ressources humaines (DRH) centrale à l’hôtel de ville. Une délégation a été reçue par la DRH et l’exécutif de la maire Anne Hidalgo.

Victor Joanin avec Mélanie Hennebique

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