Paris 2024 : la drag-queen Minima, porteuse de la flamme olympique, victime de propos haineux ; Anne Hidalgo fait un signalement à la justice

La drag-queen Minima Gesté au cabaret des Belles Poules, à Paris, le 29 octobre 2021. PHILIPPE HÉRAUT La maire de Paris, Anne Hidalgo, a condamné vendredi 3 mai « les propos homophobes et transphobes » visant la drag-queen Minima Gesté, qu’elle a sélectionnée comme porteuse de la flamme olympique lors de son passage dans la capitale, les 14 et 15 juillet.


Paris 2024 : la drag-queen Minima, porteuse de la flamme olympique, victime de propos haineux ; Anne Hidalgo fait un signalement à la justice
La drag-queen Minima Gesté au cabaret des Belles Poules, à Paris, le 29 octobre 2021.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a condamné vendredi 3 mai « les propos homophobes et transphobes » visant la drag-queen Minima Gesté, qu’elle a sélectionnée comme porteuse de la flamme olympique lors de son passage dans la capitale, les 14 et 15 juillet.

Diffusée mercredi, la vidéo présentant Minima Gesté et ses motivations comme relayeuse de la flamme « a été la cible de nombreux propos homophobes et transphobes que la Ville de Paris condamne sans réserve », a affirmé Mme Hidalgo dans un communiqué. La mairie explique avoir choisi Minima Gesté, icône de la scène drag parisienne, « pour l’aider à porter son message d’amour, d’ouverture et d’égalité ».

« Un des messages que j’aimerais beaucoup porter avec ce relais, c’est la fierté de ma communauté que j’apporte avec moi parce qu’il y a dix ans c’est quelque chose qui n’aurait jamais été possible, avoir une drag-queen qui porte la flamme olympique », a lancé Minima Gesté dans cette vidéo, soulignant par ailleurs que « la visibilité reste un des piliers d’acceptation de la communauté LGBTQIA+ ».

« 100 % pour le buzz »

« Oui, je suis fière et oui, Paris est fière qu’une drag-queen porte la flamme et donc des valeurs de paix et d’humanité », a déclaré Mme Hidalgo, citée dans le communiqué. L’élue socialiste « apporte son soutien total à Minima Gesté » que la Mairie de Paris « aidera dans les suites judiciaires qu’elle pourrait donner » contre « ce harcèlement numérique, notamment relayé par des médias d’extrême droite ».

Mme Hidalgo a d’ailleurs procédé, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale« au signalement à la procureure de Paris des propos qu’elle estime potentiellement constitutifs du délit d’injure publique à caractère homophobe ou transphobe », précise la municipalité.

Lire aussi l’enquête : Article réservé à nos abonnés Les drag-queens : de l’underground à la consécration

Interrogée jeudi sur TF1, Marion Maréchal, désignée tête de liste de Reconquête ! pour les élections européennes, a critiqué les représentations « particulièrement vulgaires, hypersexualisées » de Minima Gesté. « Je ne considère pas que ce soit une bonne façon de représenter la France aux yeux du monde », a ajouté la candidate du parti d’Eric Zemmour.

« Ça me passe complètement au-dessus la tête que Marion Maréchal Le Pen (…) ne soit pas d’accord avec le fait que je porte la flamme olympique », a réagi jeudi dans sa story Instagram Minima Gesté. La drag-queen a, par ailleurs, accusé sur X TF1 d’avoir demandé à Marion Maréchal de s’exprimer sur ce sujet « 100 % pour le buzz ». « Vous vous attendiez à quoi ? Qu’elle dise “Oh ouah quelle bonne nouvelle !” ? », a-t-elle ajouté.

Le Monde avec AFP

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