Nouvelle-Calédonie : les premières évacuations de touristes français ont commencé

Par Léa Giandomenico Publié le 25 mai 2024 à 8h53 Voir mon actu Suivre Actu Après un passage express du président Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, l’archipel est toujours sous tension. Au lendemain de la mort d’une septième personne dans les émeutes qui ont débuté il y a douze jours, les évacuations de touristes français ont


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Après un passage express du président Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, l’archipel est toujours sous tension. Au lendemain de la mort d’une septième personne dans les émeutes qui ont débuté il y a douze jours, les évacuations de touristes français ont commencé, ce samedi 25 mai 2024.

530 personnes évacuées

« Dans le cadre de la gestion de crise, les mesures de raccompagnement des étrangers et des touristes français se poursuivent », a annoncé le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, dans un point de situation publié ce 25 mai.

Les services de l’État sur l’archipel chiffrent à plus de 530 personnes françaises et étrangères qui ont pu être raccompagnées à ce jour. 

Les personnes évacuées ont quitté l’île par avions militaires, puisque les aéroports commerciaux sont toujours fermés. « L’aéroport international de Nouméa-La Tontouta demeurera fermé aux vols commerciaux jusqu’à mardi 28 mai, 9 heures, date à laquelle la réouverture sera réévaluée », précisent les services de l’État sur leur site.

On apprend également que l’accès à la presqu’île de Nouville « est désormais sécurisé », et que des actions sont menées dans les quartiers du Foyer Wallisien, de Kaméré, Magenta, Espérance, Tina, Château d’eau, et Tuband. Le RAID et le GIGN sont toujours en opération pour intervenir sur les zones les plus sensibles.

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« La Nouvelle-Calédonie, ce n’est pas le Far West »

Emmanuel Macron, resté 24h sur l’île, s’est exprimé sur la situation. S’il a demandé à ce que la réforme électorale, à l’origine des émeutes sur l’archipel, ne passe pas en force, il a aussi exigé « la reprise du dialogue en vue d’un accord global » pour accorder le droit de vote à davantage d’électeurs d’ici à fin juin. Et ce afin qu’ensuite « cet accord puisse être soumis au vote des Calédoniens ».

L’objectif, pour le chef de l’Etat : rétablir l’ordre sur l’archipel « dans les jours à venir ». Car « la Nouvelle-Calédonie, ce n’est pas le Far West », a déclaré Emmanuel Macron.

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Dans la foulée du séjour express du chef de l’Etat à Nouméa, la nuit a été « globalement calme malgré quelques incidents isolés », a indiqué le Haut-commissariat.

115 policiers et gendarmes blessés

Pour rappel, c’est l’adoption de ce projet de loi constitutionnelle par les sénateurs puis les députés qui a mis le feu aux poudres et déclenché une vague de violences que l’île n’avait plus connue depuis quatre décennies.

Depuis leur début le 13 mai, les émeutes ont causé sept morts, dont deux gendarmes, fait de nombreux blessés et causé des dégâts considérables dans le territoire français du Pacifique Sud.

Depuis le début de la crise, 115 policiers et gendarmes ont été blessés, plus de 370 personnes interpellées, selon le Haut-commissariat.

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Vols de rapatriement

Pendant ce temps, la vie reprend doucement dans l’archipel.

« Les opérations de déblaiement avancent » sur les routes et « une centaine de barrages ont pu être neutralisés », a rapporté le Haut-commissariat de la République.

Les pays voisins s’activent pour trouver les moyens de faire évacuer leurs ressortissants.

La Nouvelle-Zélande a annoncé l’arrivée de 50 de ses ressortissants vendredi matin à Auckland.

Avec AFP

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