Nice: un ténor violemment agressé, son épouse accuse une épicerie qui « vend de l’alcool aux jeunes »

Le ténor Franck Asparte a été agressé à proximité de son domicile, le mercredi 8 mai, à Nice. Odile Thomas Asparte, sa femme, a été témoin de la scène. Elle reste choquée par ce qu'elle a vu. "Mon mari est ténor. Aujourd'hui, il a du mal à ouvrir à la bouche et à se tenir


Le ténor Franck Asparte a été agressé à proximité de son domicile, le mercredi 8 mai, à Nice. Odile Thomas Asparte, sa femme, a été témoin de la scène. Elle reste choquée par ce qu’elle a vu.

« Mon mari est ténor. Aujourd’hui, il a du mal à ouvrir à la bouche et à se tenir droit. » Ce jeudi 9 mai, Odile Thomas Asparte, femme du ténor Franck Asparte, a détaillé à BFM Nice Côte d’Azur le déroulé de l’agression de son mari, survenue la veille à Nice (Alpes-Maritimes), confirmant une information de CNews.

Les faits se seraient produits au moment d’une scène banale. « Nous étions sortis pour faire les courses, en bas de notre immeuble, du boulevard de Riquier », énonce-t-elle.

Avant d’ajouter: « Trois individus étaient présents. L’un deux m’insulte. Mon mari prend alors ma défense en attrapant le jeune homme par le col, mais son acolyte met mon mari à terre et mon époux a été frappé. »

Une épicerie pointée du doigt

Le couple, qui habite depuis plusieurs années dans ce quartier, déplore plusieurs incivilités liées à l’alcool. « Cela fait deux ans que l’on se bat contre l’épicerie du quartier qui vend de l’alcool aux jeunes », explique Odile Thomas Asparte.

« Mon mari a été menacé de mort par le directeur du shop. Mais nous n’avons pas peur, ceux qui doivent avoir peur, ce sont ces malfrats. Nous ne sommes plus en sécurité », martèle-t-elle.

Selon elle, le commerce ne respecterait pas ses horaires d’ouverture et permettrait même à des mineurs de s’approvisionner en alcool.

La ville a réagi

Malgré plusieurs plaintes déposées, Odile Thomas Asparte affirme que rien ne change. « Nous avons pris des risques énormes, mais rien n’a été fait. » Une prise de contact a pourtant été effectuée avec le maire Éric Ciotti.

Sur X (ex-Twitter), l’édile assure qu’il est « intervenu auprès du préfet pour lui demander de prendre des mesures urgentes ».

De son côté, Anthony Borré, premier adjoint au maire, a écrit: « Soutien à ce couple avec lequel j’ai échangé à plusieurs reprises. Une demande de fermeture administrative de ce commerce est en cours auprès du préfet des Alpes-Maritimes. (…) Nous allons reprendre un arrêté de vente à apporter après 23h dans ce quartier »

Une plainte a été déposée, confirme le parquet à BFM Nice Côte d’Azur. Le ministère public précise qu’une enquête a été ouverte pour « violences en réunion avec ITT inférieure à huit jours ». Les investigations sont confiées au Service local de la police judiciaire de Nice.

Stéphanie Chardavoine avec Milan Busignies

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Le ténor Franck Asparte a été agressé à proximité de son domicile, le mercredi 8 mai, à Nice. Odile Thomas Asparte, sa femme, a été témoin de la scène. Elle reste choquée par ce qu’elle a vu.

« Mon mari est ténor. Aujourd’hui, il a du mal à ouvrir à la bouche et à se tenir droit. » Ce jeudi 9 mai, Odile Thomas Asparte, femme du ténor Franck Asparte, a détaillé à BFM Nice Côte d’Azur le déroulé de l’agression de son mari, survenue la veille à Nice (Alpes-Maritimes), confirmant une information de CNews.

Les faits se seraient produits au moment d’une scène banale. « Nous étions sortis pour faire les courses, en bas de notre immeuble, du boulevard de Riquier », énonce-t-elle.

Avant d’ajouter: « Trois individus étaient présents. L’un deux m’insulte. Mon mari prend alors ma défense en attrapant le jeune homme par le col, mais son acolyte met mon mari à terre et mon époux a été frappé. »

Une épicerie pointée du doigt

Le couple, qui habite depuis plusieurs années dans ce quartier, déplore plusieurs incivilités liées à l’alcool. « Cela fait deux ans que l’on se bat contre l’épicerie du quartier qui vend de l’alcool aux jeunes », explique Odile Thomas Asparte.

« Mon mari a été menacé de mort par le directeur du shop. Mais nous n’avons pas peur, ceux qui doivent avoir peur, ce sont ces malfrats. Nous ne sommes plus en sécurité », martèle-t-elle.

Selon elle, le commerce ne respecterait pas ses horaires d’ouverture et permettrait même à des mineurs de s’approvisionner en alcool.

La ville a réagi

Malgré plusieurs plaintes déposées, Odile Thomas Asparte affirme que rien ne change. « Nous avons pris des risques énormes, mais rien n’a été fait. » Une prise de contact a pourtant été effectuée avec le maire Éric Ciotti.

Sur X (ex-Twitter), l’édile assure qu’il est « intervenu auprès du préfet pour lui demander de prendre des mesures urgentes ».

De son côté, Anthony Borré, premier adjoint au maire, a écrit: « Soutien à ce couple avec lequel j’ai échangé à plusieurs reprises. Une demande de fermeture administrative de ce commerce est en cours auprès du préfet des Alpes-Maritimes. (…) Nous allons reprendre un arrêté de vente à apporter après 23h dans ce quartier »

Une plainte a été déposée, confirme le parquet à BFM Nice Côte d’Azur. Le ministère public précise qu’une enquête a été ouverte pour « violences en réunion avec ITT inférieure à huit jours ». Les investigations sont confiées au Service local de la police judiciaire de Nice.

Stéphanie Chardavoine avec Milan Busignies

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