Nationale : le pilier du SCA Jean-Baptiste De Clercq, tout sauf un hasard

Nationale, SC Albi, Albi Publié le 03/05/2024 à 17:00 Florent Larios l'essentiel S’il doit son début de carrière à des heureux concours de circonstances, le pilier albigeois ne laisse pourtant rien au hasard avant ses matchs. À l’instar de sa venue à Albi, alors qu’il souhaitait arrêter le rugby, tous ses choix sont réfléchis. Avec


Nationale : le pilier du SCA Jean-Baptiste De Clercq, tout sauf un hasard
Publié le
Florent Larios

l’essentiel
S’il doit son début de carrière à des heureux concours de circonstances, le pilier albigeois ne laisse pourtant rien au hasard avant ses matchs. À l’instar de sa venue à Albi, alors qu’il souhaitait arrêter le rugby, tous ses choix sont réfléchis. Avec sa famille. Avec le SCA, il affronte Suresnes en barrage de Nationale ce vendredi soir

Il faut parfois se laisser porter. Accepter d’être guidé par le cours des événements, quelles que soient les décisions prises avant. Dans sa vie, Jean-Baptiste De Clercq a arrêté le rugby deux fois. Mais il y est toujours revenu. Le hasard opérant dans l’ombre. Sa première césure, c’était à 13 ans, alors qu’il évoluait avec le club de sa ville de Gand, dans la région flamande en Belgique. « Quelques années plus tard, je vais voir mon frère qui jouait avec Lille, raconte le pilier droit. Son entraîneur lui a demandé qui j’étais et si je ne voulais pas venir au club. » Ses solides mensurations de première ligne (1,83m, 119kg aujourd’hui) avaient attiré l’œil du technicien nordiste.

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Sa seconde parenthèse extra-rugbystique sera bien plus courte. Une affaire de quelques semaines à peine, juste avant son arrivée à Albi, à l’été 2022. « Je venais de finir la saison avec Bourg-en-Bresse sur une rétrogradation en Nationale. J’avais décidé d’arrêter ma carrière. Puis Mathieu Bonello m’a appelé et convaincu de reprendre », confie le droitier.

Des rituels d’avant-match

Un échange téléphonique de près d’une heure dont il a partagé l’objet avec ses proches. Car même si les hasards d’un appel ou du regard d’un entraîneur lillois l’ont poussé à rechausser les crampons, l’avis de sa famille y tient un rôle prépondérant. « Mon meilleur conseiller est mon père, signale De Clercq. Avec mon frère aussi. Je suis du genre émotionnel, je peux prendre des décisions rapidement, mais jamais sans en parler à ma famille. Pour Albi, ils m’ont dit que je devais en profiter, que ce ne serait pas à 40 ans que j’aurais ce genre d’opportunités. Je les ai écoutés. C’est bien d’avoir un avis extérieur. »

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Comme la fois où il a suivi les conseils de sa mère. Ou plutôt calmé ses inquiétudes. À la fin de son aventure dans le Nord, en 2012, Jean-Baptiste De Clercq devait rejoindre le centre de formation du Racing Métro – Racing 92 aujourd’hui. Finalement, c’est Mont-de-Marsan qu’il ralliera. Là aussi, le hasard a œuvré. « Un pote devait passer les tests du Stade Montois mais ne voulait pas y aller seul. Je lui ai promis de l’accompagner, et j’ai été pris. Finalement, je suis allé là-bas plutôt qu’au Racing car ma mère n’était pas fan que je me retrouve seul, à 18 ans, à Paris », sourit le joueur de 30 ans. Il apprivoisera la capitale deux ans plus tard en signant au Stade Français. Viendront ensuite Oloron, Bayonne, Bourg et Albi.

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Le plus cocasse, c’est de voir à quel point les heureux concours de circonstances ont joué sur la trajectoire de sa carrière, quand on sait à quel point le gaillard du pack est très cérémonial. Surtout en prélude de ses rencontres. Ses avant-matchs, la veille ou le jour même, sont remplis de petits rituels. « Je suis assez superstitieux. Une fois, on avait mangé une pizza la veille d’un match avec Gilen Queheille. Derrière, tout s’était bien passé pendant la partie. Depuis, je mange une pizza la veille de chaque match », se marre le droitier du SCA. Et il y en a bien d’autres. Mais il les garde pour lui, sinon, « ça porte la poisse ». Il ne faudrait pas avant Suresnes. Ce samedi soir, on devrait voir si la pizza d’hier était bonne.


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