« Les fournisseurs n’ont plus de panneaux »: la galère des communes alsaciennes pour afficher les 38 listes des européennes

Chose inédite dans l'histoire, 38 listes concourent officiellement depuis le jeudi 23 mai pour siéger au Parlement européen. Une situation qui vire parfois au casse-tête pour les maires alsaciens. Une élection à l'organisation qui tourne au casse-tête. En Alsace, comme dans le reste du pays, les maires préparent le prochain scrutin qui se déroulera dans


Chose inédite dans l’histoire, 38 listes concourent officiellement depuis le jeudi 23 mai pour siéger au Parlement européen. Une situation qui vire parfois au casse-tête pour les maires alsaciens.

Une élection à l’organisation qui tourne au casse-tête. En Alsace, comme dans le reste du pays, les maires préparent le prochain scrutin qui se déroulera dans leur commune le 9 juin prochain, celui des élections européennes.

C’est évidemment dans la plus grande ville de la région que les chiffres s’affolent. Avec ses 146 bureaux de vote, Strasbourg doit faire de la place à tout le monde. Et pour cause, les électeurs français auront l’embarras du choix alors qu’une 38e liste vient d’entrer en lice, comme nous l’apprend un arrêté du Journal Officiel ce jeudi 23 mai.

Qui dit élection, dit panneaux métalliques gris à proximité des bureaux. Depuis plusieurs années, la ville de Strasbourg a choisi de confier la tâche à une entreprise prestataire. « Nous, on a 74 emplacements à installer. Ça reste conséquent dans la mise en place sur cette temporalité », explique au micro de BFM Alsace Catherine Soudier, adjointe au chef de service élections et état civil de la ville de Strasbourg.

« 19 panneaux, sur 74 sites, je vous laisse faire le calcul cela fait 1.406 panneaux », sourit-elle sur notre antenne.

Les petites communes s’organisent

À Bourgheim, 600 habitants, il n’y a pas de prestataire. C’est monsieur le maire qui s’y colle, mais lui n’a tout simplement pas assez de panneaux pour ces 38 listes. « Les fournisseurs n’ont plus de panneaux, tout le monde s’est rué pour en acheter », explique Jacques Cornec, maire de la commune sur notre antenne.

« La contrainte, c’est comment mettre 38 listes, puisqu’on en a une nouvelle depuis ce jeudi, sur les panneaux », explique l’élu.

Une seule solution pour ce dernier: mesurer. Dans la commune, la question du jour est la suivante, peut-on diviser les panneaux en trois, tout en respectant la surface réglementaire à laquelle à droit chaque liste?

Mais au final, beaucoup d’énergie est déployée par les élus pour un résultat contrasté, car la plupart des candidats ne viendront pas coller d’affiche. « J’ai l’expérience de 2019 (la précédente élection européenne, NDLR), à l’époque sur les 34 listes qui étaient déposées, si on est arrivé à une dizaine, c’est déjà beaucoup », souffle Jacques Cornec.

Il poursuit: « Mais il faut de l’égalité pour tous les candidats. C’est réglementaire, on est tenu de s’y conformer ».

Le maire devra d’ailleurs faire un rapport à la préfecture et répertorier les listes absentes de ses panneaux, celles-ci peuvent ainsi voir baisser leur remboursement de frais de campagne.

Matthieu Chanvillard avec Alixan Lavorel

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Chose inédite dans l’histoire, 38 listes concourent officiellement depuis le jeudi 23 mai pour siéger au Parlement européen. Une situation qui vire parfois au casse-tête pour les maires alsaciens.

Une élection à l’organisation qui tourne au casse-tête. En Alsace, comme dans le reste du pays, les maires préparent le prochain scrutin qui se déroulera dans leur commune le 9 juin prochain, celui des élections européennes.

C’est évidemment dans la plus grande ville de la région que les chiffres s’affolent. Avec ses 146 bureaux de vote, Strasbourg doit faire de la place à tout le monde. Et pour cause, les électeurs français auront l’embarras du choix alors qu’une 38e liste vient d’entrer en lice, comme nous l’apprend un arrêté du Journal Officiel ce jeudi 23 mai.

Qui dit élection, dit panneaux métalliques gris à proximité des bureaux. Depuis plusieurs années, la ville de Strasbourg a choisi de confier la tâche à une entreprise prestataire. « Nous, on a 74 emplacements à installer. Ça reste conséquent dans la mise en place sur cette temporalité », explique au micro de BFM Alsace Catherine Soudier, adjointe au chef de service élections et état civil de la ville de Strasbourg.

« 19 panneaux, sur 74 sites, je vous laisse faire le calcul cela fait 1.406 panneaux », sourit-elle sur notre antenne.

Les petites communes s’organisent

À Bourgheim, 600 habitants, il n’y a pas de prestataire. C’est monsieur le maire qui s’y colle, mais lui n’a tout simplement pas assez de panneaux pour ces 38 listes. « Les fournisseurs n’ont plus de panneaux, tout le monde s’est rué pour en acheter », explique Jacques Cornec, maire de la commune sur notre antenne.

« La contrainte, c’est comment mettre 38 listes, puisqu’on en a une nouvelle depuis ce jeudi, sur les panneaux », explique l’élu.

Une seule solution pour ce dernier: mesurer. Dans la commune, la question du jour est la suivante, peut-on diviser les panneaux en trois, tout en respectant la surface réglementaire à laquelle à droit chaque liste?

Mais au final, beaucoup d’énergie est déployée par les élus pour un résultat contrasté, car la plupart des candidats ne viendront pas coller d’affiche. « J’ai l’expérience de 2019 (la précédente élection européenne, NDLR), à l’époque sur les 34 listes qui étaient déposées, si on est arrivé à une dizaine, c’est déjà beaucoup », souffle Jacques Cornec.

Il poursuit: « Mais il faut de l’égalité pour tous les candidats. C’est réglementaire, on est tenu de s’y conformer ».

Le maire devra d’ailleurs faire un rapport à la préfecture et répertorier les listes absentes de ses panneaux, celles-ci peuvent ainsi voir baisser leur remboursement de frais de campagne.

Matthieu Chanvillard avec Alixan Lavorel

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