L’Assurance maladie et les médecins libéraux reprennent leurs négociations tarifaires, après plusieurs semaines de suspension

Suspendues début avril, les négociations tarifaires entre la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) et les syndicats de médecins libéraux reprendront le 16 mai, a annoncé l’organisme public vendredi 3 mai. La prochaine séance de négociations « sera ouverte (…) aux syndicats désireux d’aboutir et pourra se prolonger jusqu’au lendemain », a précisé la Cnam, pour qui ces deux


L’Assurance maladie et les médecins libéraux reprennent leurs négociations tarifaires, après plusieurs semaines de suspension

Suspendues début avril, les négociations tarifaires entre la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) et les syndicats de médecins libéraux reprendront le 16 mai, a annoncé l’organisme public vendredi 3 mai.

La prochaine séance de négociations « sera ouverte (…) aux syndicats désireux d’aboutir et pourra se prolonger jusqu’au lendemain », a précisé la Cnam, pour qui ces deux jours de négociations « devront permettre aux différents syndicats de disposer ainsi le 17 mai au soir d’un texte définitif, qu’ils pourront soumettre à leurs instances internes et à leurs adhérents ».

Ces négociations tarifaires entre médecins libéraux et Assurance maladie doivent permettre de revaloriser la rémunération des praticiens, en échange d’engagements collectifs pour l’accès aux soins.

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Le syndicat de médecins spécialistes Avenir Spé-Le Bloc, qui joue un rôle pivot dans la négociation, a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) sa présence à ce nouveau tour de table. « Il y a eu des avancées » dans les discussions informelles avec la direction de la Cnam, et « nous revenons donc à la table des négociations », a assuré à l’AFP le docteur Patrick Gasser, co-président d’Avenir Spé-Le Bloc. Ce syndicat joue un rôle-clé dans la négociation, car il peut signer à lui tout seul au nom des médecins spécialistes. MG France, qui a ce même pouvoir de représentation pour les médecins généralistes, avait déjà annoncé être prêt à reprendre les discussions.

Désaccord sur les propositions tarifaires

Début avril, alors que les discussions sur les tarifs médicaux pour les cinq prochaines années semblaient dans la dernière ligne droite, elles avaient été suspendues sous l’impulsion des syndicats de médecins spécialistes. Ceux-ci dénonçaient à la fois les propositions tarifaires qui leur étaient faites, et, dans un domaine séparé, les tarifs prévus en 2024 par le gouvernement pour les cliniques privées, dans lesquels bon nombre d’entre eux exercent.

Le gouvernement a prévu d’augmenter de 0,3 % les tarifs des cliniques privées pour 2024, contre + 4,3 % pour les hôpitaux publics. Le ministre délégué à la santé, Frédéric Valletoux, avait justifié cette différence par le fait que « le secteur privé a connu une forte dynamique ces dernières années ». « Cela explique que ses tarifs augmentent moins vite car la régulation des tarifs dépend aussi des volumes d’activité. La croissance de l’activité du privé est forte et va logiquement soutenir les résultats financiers des établissements privés », a-t-il expliqué dans un entretien aux Echos le 27 mars.

« C’est une attaque en règle des libéraux, en particulier des spécialistes, avait alors dénoncé Patrick Gasser. Les cliniques sont notre outil de travail. Cette différence tarifaire, c’est grave, ça veut dire qu’une grande partie des établissements de petite taille, déjà en difficulté, va disparaître. »

La reprise des négociations avec la Cnam « ne remet pas en cause » le soutien d’Avenir Spé-Le Bloc au mouvement des cliniques privées le 3 juin, qui ont leur propres négociations en cours avec le gouvernement, a précisé le docteur Gasser.

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Le Monde avec AFP

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