La musique française s’exporte toujours aussi bien

Le rappeur Ninho, en concert lors du festival Les Vieilles Charrues, à Carhaix-Plouguer (Finistère), en juillet 2022. FRED TANNEAU/AFP La musique française se vend toujours aussi bien à l’étranger. C’est l’enseignement principal de la dernière étude du Centre national de la musique (CNM), dévoilée lundi 29 avril. En 2023, l’établissement public a enregistré 424 certifications à l’export –


La musique française s’exporte toujours aussi bien
Le rappeur Ninho, en concert lors du festival Les Vieilles Charrues, à  Carhaix-Plouguer (Finistère), en juillet 2022.

La musique française se vend toujours aussi bien à l’étranger. C’est l’enseignement principal de la dernière étude du Centre national de la musique (CNM), dévoilée lundi 29 avril. En 2023, l’établissement public a enregistré 424 certifications à l’export – single ou album produit en France –, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2022. Ninho (douze titres), Aya Nakamura (neuf titres), PNL (neuf titres) et Indila (neuf titres) sont les artistes qui cumulent le plus de titres certifiés. Les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la Chine sont les pays où les productions tricolores s’exportent le mieux.

Lire le récit : Article réservé à nos abonnés Les Flammes, une deuxième cérémonie plus politique

La vitalité de la musique française à l’étranger s’explique premièrement par le phénomène de « synchronisation », qui désigne le placement d’une production musicale dans une œuvre audiovisuelle. C’est ainsi que les écoutes de la chanson Hier encore, de Charles Aznazour, sortie en 1964, ont été portées par son apparition dans la bande originale de la série Lupin, diffusée sur Netflix, avec Omar Sy. Le rappeur portoricain Bad Bunny, qui l’a samplée dans le morceau Monaco, a aussi contribué à ce regain de succès.

« TikTok est devenu un outil de propagation et de connaissance qui participe au rayonnement des artistes », observe Jean-Philippe Thiellay, président du CNM. L’association d’un morceau à une tendance (trend) du réseau social chinois participe à la diffusion de la musique française au-delà de ses frontières. Les chansons Me Gustas Tu, Bongo Bong et Je ne t’aime plus, de Manu Chao, ont bénéficié de ce levier.

« Des territoires d’écoute francophiles »

La majorité (55 %) des cinquante-quatre nouveaux artistes certifiés par le CNM le sont grâce à un morceau enregistré en featuring. Parmi ces titres, on retrouve Casanova, de Soolking et Gazo ; le morceau de Bob Sinclar World, Hold On, remixé par Fisher ; ou Ku Lo Sa, d’Oxlade et Camila Cabello. Les nouveautés se sont mieux exportées sous forme de single que d’album. Sur les soixante-seize nouvelles certifications homologuées par le CNM, soixante-sept sont des singles et seulement neuf des albums.

« Le succès des exportations musicales françaises s’explique aussi parce qu’il y a des territoires d’écoute francophiles », affirme Charlie Fraudeau, directeur marketing chez Universal. En Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas – qui font partie des espaces les plus friands de musique française –, les morceaux les plus populaires sont chantés en français. Angèle, Stromae, Aya Nakamura et Ofenbach sont les artistes francophones les plus écoutés dans cette partie de l’Europe. En Chine, à l’inverse, seulement 5 % des titres certifiés sont chantés en français.

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Le rappeur Ninho, en concert lors du festival Les Vieilles Charrues, à  Carhaix-Plouguer (Finistère), en juillet 2022.

La musique française se vend toujours aussi bien à l’étranger. C’est l’enseignement principal de la dernière étude du Centre national de la musique (CNM), dévoilée lundi 29 avril. En 2023, l’établissement public a enregistré 424 certifications à l’export – single ou album produit en France –, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2022. Ninho (douze titres), Aya Nakamura (neuf titres), PNL (neuf titres) et Indila (neuf titres) sont les artistes qui cumulent le plus de titres certifiés. Les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la Chine sont les pays où les productions tricolores s’exportent le mieux.

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La vitalité de la musique française à l’étranger s’explique premièrement par le phénomène de « synchronisation », qui désigne le placement d’une production musicale dans une œuvre audiovisuelle. C’est ainsi que les écoutes de la chanson Hier encore, de Charles Aznazour, sortie en 1964, ont été portées par son apparition dans la bande originale de la série Lupin, diffusée sur Netflix, avec Omar Sy. Le rappeur portoricain Bad Bunny, qui l’a samplée dans le morceau Monaco, a aussi contribué à ce regain de succès.

« TikTok est devenu un outil de propagation et de connaissance qui participe au rayonnement des artistes », observe Jean-Philippe Thiellay, président du CNM. L’association d’un morceau à une tendance (trend) du réseau social chinois participe à la diffusion de la musique française au-delà de ses frontières. Les chansons Me Gustas Tu, Bongo Bong et Je ne t’aime plus, de Manu Chao, ont bénéficié de ce levier.

« Des territoires d’écoute francophiles »

La majorité (55 %) des cinquante-quatre nouveaux artistes certifiés par le CNM le sont grâce à un morceau enregistré en featuring. Parmi ces titres, on retrouve Casanova, de Soolking et Gazo ; le morceau de Bob Sinclar World, Hold On, remixé par Fisher ; ou Ku Lo Sa, d’Oxlade et Camila Cabello. Les nouveautés se sont mieux exportées sous forme de single que d’album. Sur les soixante-seize nouvelles certifications homologuées par le CNM, soixante-sept sont des singles et seulement neuf des albums.

« Le succès des exportations musicales françaises s’explique aussi parce qu’il y a des territoires d’écoute francophiles », affirme Charlie Fraudeau, directeur marketing chez Universal. En Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas – qui font partie des espaces les plus friands de musique française –, les morceaux les plus populaires sont chantés en français. Angèle, Stromae, Aya Nakamura et Ofenbach sont les artistes francophones les plus écoutés dans cette partie de l’Europe. En Chine, à l’inverse, seulement 5 % des titres certifiés sont chantés en français.

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