La mode des tatouages et piercings à Cahors : « c’est en plein essor, on a encore de belles années devant nous »

Société, Culture et loisirs, Divertissement Publié le 10/05/2024 à 18:18 Aouregan Texier l'essentiel En trois ans, les salons de tatouages à Cahors sont passés de deux à sept. Et les perceurs sont passés d’un à quatre. Un essor fulgurant dans une ville où la demande se fait sentir, surtout en ce qui concerne les piercings.


Publié le

l’essentiel
En trois ans, les salons de tatouages à Cahors sont passés de deux à sept. Et les perceurs sont passés d’un à quatre. Un essor fulgurant dans une ville où la demande se fait sentir, surtout en ce qui concerne les piercings.

« Le tatouage est encore en plein essor à Cahors, on a plusieurs années devant nous. On est de plus en plus de tatoueurs mais il y a toujours autant de travail », affirme Baptise Oster, du salon « Chez Maman Tattoo » à Cahors. Les Cadurciens ont-ils le tatouage dans la peau ? Hé bien, oui, mais ils aiment aussi et surtout se faire percer.

Isabelle et Rémy du shop "Arcanum".
Isabelle et Rémy du shop « Arcanum ».
DDM Aouregan Texier

« En trois ans, on est passées de deux tatoueurs à sept salons. Et tout cela, c’est sans compter les scratcheurs (ceux qui tatouent chez eux sans être déclaré – des tatoueurs clandestins) et les boutiques privées », constate Rémy Da Silva, tatoueur au shop « Arcanum », rue du portail Alban. Le mois dernier, la boutique « Le Shop » a ouvert ses portes. Récemment, Baptise a déménagé ses locaux pour s’installer rue Foch, et son ancien commerce a également été repris par des tatoueurs. Rémy, lui, a constaté une petite baisse de la clientèle avec la guerre en Ukraine et l’inflation. « C’est fluctuant la demande. Il y a des jours où la demande est plus importante que d’autres », confie ce dernier, réalisant le croquis d’un futur flash. Cependant, une clientèle assez fidèle revient régulièrement se faire tatouer chez lui, signe que l’art du tatouage continue son apogée dans la ville préfecture.

Le piercing fait sur « des coups de tête »

Et côté piercings alors ? « Les gens viennent plus facilement pour les piercings que les tatouages. C’est beaucoup le nez ou les oreilles. Avant, c’était surtout tendance chez les jeunes mais aujourd’hui, toutes les tranches d’âges viennent. Les gens osent davantage, ils ne disent plus que ce n’est pas de leur âge », affirme Isabelle Rinaudi, perceuse à Arcanum, et qui travaille depuis neuf ans à Cahors en tant que perceuse. Ceux qui viennent se faire percer le font, souvent, sur un coup de tête. Isabelle poursuit : « Ils viennent rarement se faire percer seul, il y a souvent un effet de groupe. Les gens viennent entre amis. Au départ, ils accompagnent celui qui se fait percer puis ils passent le cap. On constate pas mal de walk-in aussi ». C’est une pratique dans laquelle les gens passent devant le magasin, s’arrêtent et finissent par se faire percer (ou tatouer, même si le walk-in est plus rare dans ce cas de figure puisque bien souvent, le tatouage est un projet plus réfléchi).

A lire aussi :
VIDÉO. « On fait du dessin sur les gens », les Lotois ont le tatouage dans la peau

Pour agrandir son salon, et créer un réel street shop, Baptiste a fait équipe avec une jeune perceuse dans son nouveau magasin. Il voulait absolument ouvrir un espace piercing. « Le but, c’est vraiment d’accentuer le walk-in. L’ancien magasin était dans une rue très peu passante, même les Cadurciens ne savaient pas où c’était. Là, c’est tout le contraire. C’est un axe hyper passant, c’est très lumineux », indique Clara Malet. Cette dernière s’est lancée dans le piercing professionnel depuis peu. Si à ses 15 ans, elle a tenté de se percer elle-même les oreilles, il y a trois mois elle a passé deux formations. Dont l’une auprès de Gé, un des plus anciens perceurs de France, installé à Béziers, qui continue de suivre les progrès de sa protégée. « Je fais pas mal de piercings, mais je vends aussi beaucoup de bijoux. Je ne facture pas l’acte quand il y a un changement de bijoux », explique la jeune femme. Depuis l’ouverture, le shop ne désemplit pas. Preuve que tatouages et piercings continuent de fendre le cœur des Cadurciens.

Voir les commentaires

,

Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous.

S’abonner





Lire la charte de modération

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?