Kiosques numériques : Cafeyn rachète la branche française du suédois Readly

Grandir pour éviter d’être affaibli, voire de disparaître. L’entreprise de kiosque numérique Cafeyn a signé, mardi 18 juin, le rachat pour 4,5 millions d’euros de la branche française du suédois Readly, anciennement appelée ePresse-Toutabo. Après avoir acquis le français miLibris, le néerlandais Blendle et l’américain Kidjo, la compagnie hexagonale – qui se définit en acteur majeur du « streaming


Grandir pour éviter d’être affaibli, voire de disparaître. L’entreprise de kiosque numérique Cafeyn a signé, mardi 18 juin, le rachat pour 4,5 millions d’euros de la branche française du suédois Readly, anciennement appelée ePresse-Toutabo. Après avoir acquis le français miLibris, le néerlandais Blendle et l’américain Kidjo, la compagnie hexagonale – qui se définit en acteur majeur du « streaming de l’information », avec le développement des plates-formes américaines Spotify et Netflix en exemple – va entamer une nouvelle fusion-acquisition, la quatrième depuis sa fondation en 2006, à l’époque sous le nom LeKiosk.

Présente en France et dans huit autres pays, la plate-forme d’agrégation de titres de presse en ligne Cafeyn revendique 2 millions d’utilisateurs, sans révéler le nombre d’abonnés payants pour autant. Elle permet d’accéder à près de 2 500 titres de presse contre un abonnement de 10,99 euros par mois. Pour cela, l’entreprise a noué des partenariats avec 550 éditeurs, parmi lesquels figurent des titres de la presse quotidienne nationale (Libération, La Croix, Le Figaro, Le Parisien), des magazines (Elle, Gala, Paris Match), mais aussi des médias anglophones comme The Guardian, Time Magazine, ou encore Newsweek.

A travers cette acquisition d’ePresse-Toutabo, le groupe Cafeyn vante une nouvelle étape nécessaire dans sa consolidation sur le marché français, tandis que l’entreprise se dit rentable depuis 2017. Entre une dizaine et une quinzaine de personnes pourraient ainsi grossir les rangs des 150 salariés actuels (dont une centaine en France).

Un concurrent de taille

« Cela va nous permettre de diversifier nos réseaux de distribution, d’élargir notre catalogue et d’offrir aux éditeurs l’opportunité de monétiser leurs contenus auprès d’une audience plus importante », estime Laurent Kayser, devenu directeur général de l’entreprise après la mort de son président et cofondateur Ari Assuied, en octobre 2023. Cette acquisition est aussi une manière de répondre à l’irruption récente d’un concurrent de taille, PassPresse, créé en septembre 2023 par Prisma Media et Canal+, tous deux propriété de Vivendi, dont l’actionnaire majoritaire est Vincent Bolloré.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Prisma Media : un plan de départs en discussion

Toujours est-il que certains éditeurs, à l’image du Groupe Le Monde, refusent d’intégrer les kiosques numériques, craignant une destruction de valeur des contenus journalistiques et une cannibalisation de leur base d’abonnés. En 2021, le journal sportif L’Equipe avait annoncé quitter la plate-forme Cafeyn pour cette raison. « La cannibalisation est un miroir aux alouettes, plutôt qu’une réalité », défend Laurent Kayser, donnant l’exemple de l’hebdomadaire Le Point, qui avait cessé son partenariat avec Cafeyn en même temps que L’Equipe, avant d’y revenir en 2023.

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Grandir pour éviter d’être affaibli, voire de disparaître. L’entreprise de kiosque numérique Cafeyn a signé, mardi 18 juin, le rachat pour 4,5 millions d’euros de la branche française du suédois Readly, anciennement appelée ePresse-Toutabo. Après avoir acquis le français miLibris, le néerlandais Blendle et l’américain Kidjo, la compagnie hexagonale – qui se définit en acteur majeur du « streaming de l’information », avec le développement des plates-formes américaines Spotify et Netflix en exemple – va entamer une nouvelle fusion-acquisition, la quatrième depuis sa fondation en 2006, à l’époque sous le nom LeKiosk.

Présente en France et dans huit autres pays, la plate-forme d’agrégation de titres de presse en ligne Cafeyn revendique 2 millions d’utilisateurs, sans révéler le nombre d’abonnés payants pour autant. Elle permet d’accéder à près de 2 500 titres de presse contre un abonnement de 10,99 euros par mois. Pour cela, l’entreprise a noué des partenariats avec 550 éditeurs, parmi lesquels figurent des titres de la presse quotidienne nationale (Libération, La Croix, Le Figaro, Le Parisien), des magazines (Elle, Gala, Paris Match), mais aussi des médias anglophones comme The Guardian, Time Magazine, ou encore Newsweek.

A travers cette acquisition d’ePresse-Toutabo, le groupe Cafeyn vante une nouvelle étape nécessaire dans sa consolidation sur le marché français, tandis que l’entreprise se dit rentable depuis 2017. Entre une dizaine et une quinzaine de personnes pourraient ainsi grossir les rangs des 150 salariés actuels (dont une centaine en France).

Un concurrent de taille

« Cela va nous permettre de diversifier nos réseaux de distribution, d’élargir notre catalogue et d’offrir aux éditeurs l’opportunité de monétiser leurs contenus auprès d’une audience plus importante », estime Laurent Kayser, devenu directeur général de l’entreprise après la mort de son président et cofondateur Ari Assuied, en octobre 2023. Cette acquisition est aussi une manière de répondre à l’irruption récente d’un concurrent de taille, PassPresse, créé en septembre 2023 par Prisma Media et Canal+, tous deux propriété de Vivendi, dont l’actionnaire majoritaire est Vincent Bolloré.

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Toujours est-il que certains éditeurs, à l’image du Groupe Le Monde, refusent d’intégrer les kiosques numériques, craignant une destruction de valeur des contenus journalistiques et une cannibalisation de leur base d’abonnés. En 2021, le journal sportif L’Equipe avait annoncé quitter la plate-forme Cafeyn pour cette raison. « La cannibalisation est un miroir aux alouettes, plutôt qu’une réalité », défend Laurent Kayser, donnant l’exemple de l’hebdomadaire Le Point, qui avait cessé son partenariat avec Cafeyn en même temps que L’Equipe, avant d’y revenir en 2023.

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