Grève du 14 mai à l’école, au collège et au lycée : nouvelle mobilisation contre le « choc des savoirs »

Par Briac Trébert Publié le 13 mai 2024 à 17h21 Voir mon actu Suivre Actu La mobilisation dans l’Éducation nationale se poursuit. Dans un communiqué commun, les syndicats CGT éduc’action, Fnec FP-FO et SUD éducation appellent une nouvelle fois à la grève pour ce mardi 14 mai 2024 dans les écoles, collèges et lycées. Un


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La mobilisation dans l’Éducation nationale se poursuit. Dans un communiqué commun, les syndicats CGT éduc’action, Fnec FP-FO et SUD éducation appellent une nouvelle fois à la grève pour ce mardi 14 mai 2024 dans les écoles, collèges et lycées.

Un mouvement dans la durée qui a débuté en janvier « pour obtenir les moyens nécessaires à la réussite des élèves », pour les salaires, et contre le fameux « choc des savoirs », une mesure souhaitée par le Premier ministre, Gabriel Attal, dénoncée par une grande partie de la communauté éducative, qui craint un « tri des élèves ».  

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« Une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres »

Il s’agit là d’« un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École » qui instaurerait, selon les syndicats, « une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres, ainsi qu’une discrimination sociale », résument-ils.

Nos organisations CGT éduc’action, Fnec FP-FO et SUD éducation appellent les personnels à refuser de mettre en œuvre le tri des élèves dans des groupes et à bloquer la réforme. C’est pourquoi, elles soutiennent toutes les grèves, y compris reconductibles et autres formes de mobilisations (manifestations, rassemblements etc.), en cours et à venir, décidées par les personnels ou proposées par les intersyndicales locales.

L’intersyndicale, dans un communiqué

L’organisation prévue des enseignements de français et de mathématiques en « groupes de niveau » au collège est qualifiée par les organisations syndicales de « véritable usine à gaz, néfaste pour les élèves, particulièrement pour les plus fragiles » susceptible de « dégrader » les services de tous les personnels.

Et ce y compris dans le premier degré, « où des pressions se font jour pour tenter de contraindre les enseignants de CM2 de trier leurs élèves dans la perspective des groupes de niveaux de 6ᵉ », selon les syndicats.

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Déjà des grèves en février, mars et avril

Après les grèves nationales des 1ᵉʳ et 6 février, des 8 et 19 mars et du 2 avril 2024, la colère des personnels de l’Éducation nationale ne retombe pas, et les syndicats réclament ainsi toujours un « choc des moyens et des salaires » plutôt que ce « choc des savoirs ».

Ce mardi 14 mai, les personnels sont appelés à faire grève avant de participer massivement à une manifestation, le samedi 25 mai, avec les parents d’élèves.

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Selon le ministère de l’Éducation nationale, 7,10% des enseignants étaient en grève le mardi 2 avril 2024, tous niveaux confondus, et 14,94% dans les collèges.

L’arrêté prévoyant la mise en place des « groupes » en mathématiques et en français au collège a été publié le 17 mars dernier au Journal officiel, avec une formulation qui ne reprend pas les termes de « groupes de niveau » employés par Gabriel Attal : il y est question de groupes « constitués en fonction des besoins des élèves », selon la terminologie avancée par la ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet.

Ils doivent entrer en vigueur à la rentrée scolaire 2024 dans les classes de 6ᵉ et de 5ᵉ et à la rentrée 2025 pour celles de 4ᵉ et de 3ᵉ.

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