Fresque des Lyonnais, Beaujolais: Bernard Pivot, un homme de lettres ancré dans le Rhône

L'écrivain et journaliste est mort lundi 6 mai, à l'âge de 89 ans. Né à Lyon, il a passé son enfance entre la capitale des Gaules et les vignes du Beaujolais, qu'il n'a jamais oublié. Un amoureux des mots, mais avant tout un Lyonnais. Bernard Pivot , le créateur de l’émission littéraire culte Apostrophes, est


L’écrivain et journaliste est mort lundi 6 mai, à l’âge de 89 ans. Né à Lyon, il a passé son enfance entre la capitale des Gaules et les vignes du Beaujolais, qu’il n’a jamais oublié.

Un amoureux des mots, mais avant tout un Lyonnais. Bernard Pivot, le créateur de l’émission littéraire culte Apostrophes, est mort à l’âge de 89 ans lundi 6 mai. Un décès qui a un retentissement particulier dans le Rhône, d’où était originaire le journaliste et écrivain. Comme de nombreuses autres personnalités politiques, le maire de Lyon lui a d’ailleurs rendu un hommage appuyé, mettant en avant le « goût de la culture » du « Lyonnais ».

« Une figure intellectuelle et médiatique inoubliable dont la silhouette illumine la fresque des Lyonnais », écrit Grégory Doucet sur son compte X.

Une place sur la fresque des Lyonnais

Bernard Pivot naît à Lyon le 5 mai 1935, à la Croix-Rousse, de parents épiciers. Il passe les cinq premières années de sa vie rue de Bonnel, dans le quartier de la Part-Dieu avant de devoir partir pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors que son père est fait prisonnier en Allemagne, Bernard, sa mère, ses tantes et sa sœur aînée se rendent dans la maison familiale, à Quincié-en-Beaujolais.

La famille se réinstalle à Lyon au retour en France du père, en 1945, alors que Bernard n’a que 10 ans. Le jeune garçon passe son temps libre à aider ses parents à l’épicerie mais, à côté de ça, n’excelle pas à l’école. Il est envoyé au pensionnat Saint-Louis de la Croix-Rousse, puis va au lycée Ampère. Il se lance ensuite dans des études de droit à Lyon avant de partir à Paris pour un cursus au Centre de formation des journalistes.

Malgré cet exode à Paris, le journaliste n’oublie pas Lyon et surtout, Lyon ne l’oublie pas. La preuve, il fait partie des six personnages contemporains ayant une place sur la célèbre fresque des Lyonnais aux côtés de Paul Bocuse, l’Abbé Pierre ou encore Bertrand Tavernier. L’écrivain est montré sortant d’une librairie, un bel hommage à l’amoureux de mots.

Médiathèques et école à son nom

Mais l’influence de Bernard Pivot ne se fait pas ressentir uniquement à Lyon. De nombreuses communes des alentours lui ont rendu hommage comme Caluire-et-Cuire, où une médiathèque porte son nom depuis 2019 ou Vaux-en-Beaujolais, qui a baptisé une école après lui.

Surtout, Bernard Pivot a un amour pour le Beaujolais qu’il n’a jamais caché. L’écrivain revenait régulièrement à Quincié-en-Beaujolais. Il y a même été conseiller municipal entre 1977 et 1983. « Je reviendrai à Quincié tant que la vie me le permettra. Ensuite, je sais qu’une place m’attend au cimetière dans la tombe de mes parents. Je sais que je serai enterré à Quincié. Ce n’est pas triste d’y penser, je ne suis pas immortel », assurait-il en décembre 2018, au Progrès.

Bernard Pivot laisse donc une trace dans la commune, notamment via la médiathèque qui porte son nom et surtout, a longtemps été alimentée par ses dons. « Il donnait des centaines et des centaines de livres chaque année à la bibliothèque. On les retrouve dans les rayons de la bibliothèque, ils circulent chez les gens », explique Daniel Michaud, maire de Quincié-en-Beaujolais, à BFM Lyon ce lundi.

« C’est un petit peu de sa présence qui se retrouve dans les mains des lecteurs. C’était plus que donner des livres, c’était participer à la vie du village. »

Un défenseur du Beaujolais

Bernard Pivot était « un très bel ambassadeur » de la région. « Il aimait le vin et particulièrement le Beaujolais. Je crois qu’il ne passait pas un moment sans parler, défendre ce vin qu’il préférait », assure le maire de Quincié-en-Beaujolais.

L’écrivain a même fondé en 2009 le comité de défense du Beaujolais, avec le journaliste Périco Légasse. Ce dernier se souvient aujourd’hui d’un « barde et un poète du vin », qui a fait ses armes dès son plus jeune âge dans les vignes. Une passion pour le vin qui s’est traduit dans la désignation d’une cuvée spéciale « Bernard Pivot », choisie tous les ans par un jury dont il a longtemps fait partie.

Très ancré dans le Rhône, Bernard Pivot a pourtant fait quelques infidélités au département, notamment avec ses préférences footballistiques. L’écrivain était un fidèle supporter de l’AS Saint-Étienne, équipe sur laquelle il a même écrit un livre en 1980: Le Football en Vert.

Marine Langlois

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L’écrivain et journaliste est mort lundi 6 mai, à l’âge de 89 ans. Né à Lyon, il a passé son enfance entre la capitale des Gaules et les vignes du Beaujolais, qu’il n’a jamais oublié.

Un amoureux des mots, mais avant tout un Lyonnais. Bernard Pivot, le créateur de l’émission littéraire culte Apostrophes, est mort à l’âge de 89 ans lundi 6 mai. Un décès qui a un retentissement particulier dans le Rhône, d’où était originaire le journaliste et écrivain. Comme de nombreuses autres personnalités politiques, le maire de Lyon lui a d’ailleurs rendu un hommage appuyé, mettant en avant le « goût de la culture » du « Lyonnais ».

« Une figure intellectuelle et médiatique inoubliable dont la silhouette illumine la fresque des Lyonnais », écrit Grégory Doucet sur son compte X.

Une place sur la fresque des Lyonnais

Bernard Pivot naît à Lyon le 5 mai 1935, à la Croix-Rousse, de parents épiciers. Il passe les cinq premières années de sa vie rue de Bonnel, dans le quartier de la Part-Dieu avant de devoir partir pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors que son père est fait prisonnier en Allemagne, Bernard, sa mère, ses tantes et sa sœur aînée se rendent dans la maison familiale, à Quincié-en-Beaujolais.

La famille se réinstalle à Lyon au retour en France du père, en 1945, alors que Bernard n’a que 10 ans. Le jeune garçon passe son temps libre à aider ses parents à l’épicerie mais, à côté de ça, n’excelle pas à l’école. Il est envoyé au pensionnat Saint-Louis de la Croix-Rousse, puis va au lycée Ampère. Il se lance ensuite dans des études de droit à Lyon avant de partir à Paris pour un cursus au Centre de formation des journalistes.

Malgré cet exode à Paris, le journaliste n’oublie pas Lyon et surtout, Lyon ne l’oublie pas. La preuve, il fait partie des six personnages contemporains ayant une place sur la célèbre fresque des Lyonnais aux côtés de Paul Bocuse, l’Abbé Pierre ou encore Bertrand Tavernier. L’écrivain est montré sortant d’une librairie, un bel hommage à l’amoureux de mots.

Médiathèques et école à son nom

Mais l’influence de Bernard Pivot ne se fait pas ressentir uniquement à Lyon. De nombreuses communes des alentours lui ont rendu hommage comme Caluire-et-Cuire, où une médiathèque porte son nom depuis 2019 ou Vaux-en-Beaujolais, qui a baptisé une école après lui.

Surtout, Bernard Pivot a un amour pour le Beaujolais qu’il n’a jamais caché. L’écrivain revenait régulièrement à Quincié-en-Beaujolais. Il y a même été conseiller municipal entre 1977 et 1983. « Je reviendrai à Quincié tant que la vie me le permettra. Ensuite, je sais qu’une place m’attend au cimetière dans la tombe de mes parents. Je sais que je serai enterré à Quincié. Ce n’est pas triste d’y penser, je ne suis pas immortel », assurait-il en décembre 2018, au Progrès.

Bernard Pivot laisse donc une trace dans la commune, notamment via la médiathèque qui porte son nom et surtout, a longtemps été alimentée par ses dons. « Il donnait des centaines et des centaines de livres chaque année à la bibliothèque. On les retrouve dans les rayons de la bibliothèque, ils circulent chez les gens », explique Daniel Michaud, maire de Quincié-en-Beaujolais, à BFM Lyon ce lundi.

« C’est un petit peu de sa présence qui se retrouve dans les mains des lecteurs. C’était plus que donner des livres, c’était participer à la vie du village. »

Un défenseur du Beaujolais

Bernard Pivot était « un très bel ambassadeur » de la région. « Il aimait le vin et particulièrement le Beaujolais. Je crois qu’il ne passait pas un moment sans parler, défendre ce vin qu’il préférait », assure le maire de Quincié-en-Beaujolais.

L’écrivain a même fondé en 2009 le comité de défense du Beaujolais, avec le journaliste Périco Légasse. Ce dernier se souvient aujourd’hui d’un « barde et un poète du vin », qui a fait ses armes dès son plus jeune âge dans les vignes. Une passion pour le vin qui s’est traduit dans la désignation d’une cuvée spéciale « Bernard Pivot », choisie tous les ans par un jury dont il a longtemps fait partie.

Très ancré dans le Rhône, Bernard Pivot a pourtant fait quelques infidélités au département, notamment avec ses préférences footballistiques. L’écrivain était un fidèle supporter de l’AS Saint-Étienne, équipe sur laquelle il a même écrit un livre en 1980: Le Football en Vert.

Marine Langlois

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