En direct, guerre en Ukraine : une dizaine de blessés dans une nouvelle attaque de missiles russe sur Odessa

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En direct, guerre en Ukraine : une dizaine de blessés dans une nouvelle attaque de missiles russe sur Odessa

En direct, guerre en Ukraine : une dizaine de blessés dans une nouvelle attaque de missiles russe sur Odessa

Des pompiers après une attaque sur Odessa, le 29 avril 2024, en Ukraine.
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En direct, guerre en Ukraine : une dizaine de blessés dans une nouvelle attaque de missiles russe sur Odessa

« Un incendie important s’est déclaré au point d’impact », rapporte Oleh Kiper, gouverneur de la région d’Odessa, régulièrement prise pour cible par l’armée russe.

Tout le live

22:45

Une dizaine de blessés dans une nouvelle attaque de missiles russe sur Odessa

Odessa, ville portuaire du sud-ouest de l’Ukraine, a de nouveau été ciblée par une attaque de missiles balistiques, mercredi 1ᵉ mai dans la soirée, rapporte le gouverneur de la région d’Odessa, Oleh Kiper.

« A ce stade, il y a au moins treize blessés. Un incendie important s’est déclaré au point d’impact », a-t-il précisé sur Telegram.

21:35

Londres appelle la Russie à libérer l’opposant Vladimir Kara-Mourza pour qu’il puisse recevoir des soins « urgents »

Le Royaume-Uni a appelé mercredi à la libération immédiate de l’opposant russe Vladimir Kara-Mourza, condamné à vingt-cinq ans de prison pour « trahison » en raison de ses critiques contre l’offensive en Ukraine, afin qu’il bénéficie de soins « urgents ».

« Emprisonné pour des charges motivées politiquement par les autorités russes, M. Kara-Mourza est persécuté pour s’être opposé à la l’invasion russe en Ukraine », a déclaré dans un communique la secrétaire d’Etat britannique chargée de l’Europe, Nusrat Ghani.

Après s’être entretenue avec l’épouse de l’opposant, Evgenia Kara-Mourza, la secrétaire d’Etat a souligné que ses conditions de détention « mettent sa vie en danger », alors que sa « santé décline ». « La Russie doit le libérer immédiatement pour raisons humanitaires », pour qu’il bénéficie d’un « traitement médical urgent », a ajouté Mme Ghani.

20:21

Des frappes russes font deux morts à Hirnyk, dans la région de Donetsk, et quatre blessés à Nioukopol

Une frappe russe a fait deux morts et six blessés à Hirnyk, petite localité située à une quinzaine de kilomètres de la ligne de front dans la région de Donetsk (Est), a déclaré son gouverneur, Vadym Filachkine.

Des tirs d’artillerie et une attaque de drone russe ont aussi fait quatre blessés à Nioukopol, dans le centre-est du pays, selon le gouverneur régional, Serhi Lyssak. Le responsable a affirmé que les troupes russes avaient attaqué la ville à l’aide de lance-roquettes Ouragan, partageant des photos d’une maison incendiée.

19:59

Nouvelles sanctions américaines contre des entreprises contribuant à l’effort de guerre russe

Le département d’Etat américain a annoncé mercredi une nouvelle vague de sanctions visant des entreprises ou des personnes russes ou étrangères, considérées comme participant à l’effort de guerre russe dans l’invasion de l’Ukraine.

Outre des entreprises russes de la défense, les sanctions visent une soixantaine de personnes et entreprises étrangères, en particulier chinoises, accusées d’« aider la Russie à acquérir des composants-clés pour la fabrication d’armes ou des programmes de défense », selon un communiqué.

« Les sanctions prises aujourd’hui visent à perturber encore plus et affaiblir l’effort de guerre russe en s’attaquant à son industrie militaire de base et aux réseaux de contournement [des sanctions existantes] qui l’aident à se fournir », a déclaré la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, citée dans le communiqué.

19:41

La France transfère treize véhicules à l’Ukraine pour des équipes policières mobiles de lutte contre les violences sexistes

Le gouvernement français a fait don de treize véhicules pour les équipes de police mobile chargées de lutter contre les violences sexistes et sexuelles en Ukraine. Ces voitures seront utilisées dans les régions de Soumy et de Dnipropetrovsk, a fait savoir le service de presse du ministère de l’intérieur ukrainien.

« Aujourd’hui, en raison de la guerre à grande échelle, les tensions au sein de la société augmentent, de sorte que le pourcentage de cas de violence domestique s’accroît également. Par rapport aux périodes précédentes, on s’attend à ce que le nombre de cas de violence domestique augmente de 30 %. C’est pourquoi nous préparons déjà nos unités », a déclaré le ministère, citant la vice-ministre de l’intérieur ukrainienne, Kateryna Pavlichenko.

A l’heure actuelle, environ six cents policiers sont impliqués dans des groupes mobiles chargés de lutter contre la violence et de la prévenir.

19:32

Une trentaine d’attaques russes en vingt-quatre heures dans le secteur d’Avdiïvka, selon l’armée ukrainienne

L’armée russe a mené cent attaques au cours de la journée écoulée sur le front est, dont trente-trois dans le seul secteur d’Avdiïvka, notamment avec des « frappes aériennes », rapporte mercredi l’état-major ukrainien dans son point quotidien sur Facebook.

Dans le secteur de Kherson, « [les Russes] n’abandonnent pas leur intention de déloger les soldats ukrainiens de leur avant-poste sur la rive gauche du Dniepr ». Pour la seule journée du 1er mai, les Russes ont mené « cinq attaques, sans succès, sur les positions ukrainiennes près du village de Krynky », dans l’oblast de Kherson.

18:42

Le bilan de la frappe sur Zolotchiv, dans l’oblast de Kharkiv, désormais à deux morts et huit blessés, selon le ministère de l’intérieur ukrainien

A la suite de la frappe russe sur le village de Zolotchiv, situé à une quinzaine de kilomètres de la frontière russe, « deux personnes sont mortes et huit ont été blessées », a fait savoir le ministère des affaires intérieures de l’Ukraine sur Telegram.

Plus tôt dans la journée, le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleh Synehoubov, qui faisait déjà état de deux morts, avait précisé que les Russes avaient utilisé des « bombes aériennes guidées ». Un enfant de 11 ans figure parmi les blessés.

18:24 Sur le terrain

A Moscou, la Russie expose ses « trophées » de guerre

Des blindés d’une douzaine de pays de l’OTAN, des drones, des lance-roquettes : la foule se presse mercredi pour voir les « trophées » rapportés d’Ukraine et exposés au parc de la Victoire de Moscou.

Des visiteurs prennent en photo un tank M1A1 Abrams, produit par les Etats-Unis, touché et capturé par les russes pendant la guerre en Ukraine, exposé à Moscou, le 1ᵉʳ mai 2024.
Un howitzer M777 fabriqué aux Etats-Unis, exposé au parc de la Victoire à Moscou, le 1ᵉʳ mai 2024.
Un guide devant un tank Leopard, fabriqué en Allemagne et capturé par l’armée russe, exposé à Moscou, le 1ᵉʳ mai 2024.

L’un des militaires chargés de guider les visiteurs, Andreï Lioubtchikov, énonce l’objectif de cette exposition qui doit durer un mois : « Montrer que, comme pendant la Grande Guerre patriotique, la seconde guerre mondiale, nos combattants résistent [aujourd’hui] face à l’Occident et à sa technologie, et gagnent. »

Dans un effort de comparaison entre l’Allemagne nazie et les Occidentaux soutenant l’Ukraine, il précise que l’exposition – organisée dans le parc de la Victoire, dédié aux victimes de la seconde guerre mondiale – s’inscrit dans la lignée d’une présentation des trophées nazis réalisée sous Staline, qui s’était tenue au célèbre parc Gorky, au centre de Moscou.

17:38 Pour approfondir

Au-dessus de la mer Baltique, le brouillage du GPS par la Russie s’épaissit

Le brouillage à grande échelle par Moscou du signal GPS sur les territoires du pourtour de la mer Baltique s’est intensifié ces dernières semaines, perturbant la navigation aérienne et maritime et provoquant l’ire des capitales concernées. Les pays baltes, la Finlande et la Suède s’alarment d’un danger pour la sécurité des vols et veulent évoquer le problème avec leurs partenaires de l’UE et de l’OTAN.

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17:19

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie appellent l’Union européenne à entamer les négociations en vue de l’adhésion de l’Ukraine au bloc

Les présidents estonien, letton et lituanien, Alar Karis, Edgars Rinkevics et Gitanas Nauseda, ont appelé au début des négociations avec l’Ukraine pour l’adhésion au bloc européen, à l’occasion du 20ᵉ anniversaire de l’adhésion des Etats baltes à l’Union européenne. « L’adhésion à l’UE et à l’OTAN a fondamentalement modifié le paysage géopolitique et déterminé l’avenir des Etats baltes », écrivent les chefs d’Etat dans une déclaration commune.

« Les Etats baltes sont un excellent exemple de la manière dont l’adhésion permet une modernisation et un progrès économique impressionnants. C’est notre réalité, que nous voulons partager », affirme la déclaration commune des chefs d’Etat, invitant l’UE à entamer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie en juin de cette année.

Selon eux, la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine rappelle que la paix en Europe ne doit pas être considérée comme acquise. « L’Ukraine défend aujourd’hui nos valeurs démocratiques », soulignent-ils.

Lire aussi | Pour les négociations d’adhésion à l’Union européenne, l’Ukraine peut attendre

16:52

Les exportations ukrainiennes atteignent les niveaux de février 2022, avant l’invasion russe

En avril, l’Ukraine a exporté un volume record de produits. Selon Ioulia Svyrydenko, vice-première ministre et ministre de l’économie ukrainienne, les exportations du mois dernier se sont élevées à plus de 13 millions de tonnes, dépassant ainsi les chiffres de février 2022. En termes monétaires, les exportations ont atteint 3,3 milliards de dollars en avril (3 milliards d’euros).

« Nous continuons à travailler à l’augmentation des volumes d’exportation, en particulier des exportations de produits non énergétiques, car il s’agit d’un élément important de notre politique “made in Ukraine” », a déclaré Ioulia Svyrydenko.

16:30

L’Ukraine se dote d’une porte-parole générée par intelligence artificielle pour commenter les affaires consulaires

Le ministère des affaires étrangères ukrainien a annoncé mercredi qu’une porte-parole générée par intelligence artificielle serait désormais chargée de « commenter officiellement les informations consulaires destinées aux médias ». Cette « personnalité numérique » lira des textes qui devront néanmoins toujours être rédigés par des humains.

L’avatar répond au nom de Victoria Shi, un prénom qui évoque la « victoire » de son pays dans la guerre contre l’invasion russe et un nom de famille qui veut tout simplement dire « IA » en ukrainien.

Le ministère a assuré avoir mis en place des mesures pour éviter la propagation de fausses déclarations de sa porte-parole, notamment un QR code destiné à prouver l’authenticité des vidéos. Le choix d’une porte-parole générée par l’IA vise à « économiser le temps et les ressources du ministère », a estimé le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba. « Les vrais diplomates pourront être plus efficaces et se concentrer sur d’autres tâches », a-t-il dit.

16:00 L’essentiel

Le point sur la situation à 16 heures

  • Des tirs de missiles balistiques russes ont fait au moins trois morts dans la nuit à Odessa, a rapporté Hennady Troukhanov, maire de la ville. D’autres bombardements ont coûté la vie à deux civils à Zolotchiv (📍), dans l’oblast ukrainien de Kharkiv, et ont fait un tué à Kalynove (📍), dans celui de Donetsk, selon les autorités locales.
  • Un incendie s’est déclaré mercredi à la raffinerie de Riazan, à 200 kilomètres au sud-est de Moscou, après une attaque de drones, rapportent plusieurs chaînes Telegram russes. Selon la presse ukrainienne, qui cite des sources proches des services spéciaux, l’opération a été menée par la direction principale du renseignement du ministère de la défense ukrainien (HUR).
  • Le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, a demandé mercredi une augmentation des livraisons d’armes destinées aux troupes engagées en Ukraine, « afin de maintenir le rythme de l’offensive et d’assurer la montée en puissance des unités militaires en vue d’actions ultérieures ».
  • Plusieurs pays fournissent déjà des armes à l’Ukraine sans lui interdire de les utiliser en Russie, comme c’était le cas jusqu’ici, assure la ministre des affaires étrangères lettonne, Baiba Braze, dans un entretien accordé à l’European Pravda.
  • Les sénateurs américains ont approuvé mardi soir à l’unanimité le projet de loi interdisant l’importation d’uranium enrichi provenant de Russie, qui doit désormais être promulgué par le président, Joe Biden.

15:44

Certains partenaires de l’Ukraine ne lui interdisent plus d’utiliser les armes qu’ils lui fournissent en Russie, selon la cheffe de la diplomatie lettone

Plusieurs pays fournissent des armes à l’Ukraine sans lui interdire de les utiliser en Russie, comme c’était le cas jusqu’ici, assure la ministre des affaires étrangères lettonne, Baiba Braze, dans un entretien accordé à l’European Pravda.

« Des pays ont déjà fourni des armes à l’Ukraine sans de telles restrictions. Bien sûr, tout n’est pas annoncé publiquement et mieux vaut ne pas le dire à voix haute avant un certain temps. L’essentiel est l’impact sur le champ de bataille », explique la cheffe de la diplomatie lettone, qui a pris ses fonctions le 19 avril. Mme Braze a été secrétaire générale adjointe de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, chargée de la diplomatie publique de mai 2020 à juin 2023.

15:07

Plus de 200 centres de soins détruits en Ukraine depuis février 2022, selon le ministère de la santé

Deux cent dix établissements de soins ont été détruits et 1 598 autres ont été endommagés en Ukraine depuis le début de l’offensive russe, selon le ministère de la santé, dont les chiffres ne tiennent pas compte des secteurs occupés.

Cinq cent huit ont pu être entièrement reconstruits et 357 l’ont été partiellement ou sont en cours de restauration, ajoute-t-il dans un communiqué diffusé mardi.

14:43

Les mines ont fait près de 300 morts, dont 15 enfants, en Ukraine, depuis le début de l’offensive russe, selon les services de secours

Les mines ont fait 297 morts et 669 blessés en Ukraine depuis le début des hostilités à grande échelle avec la Russie, a annoncé mercredi Oleksandr Khorounjy, porte-parole du service d’Etat pour les situations d’urgence, selon l’agence de presse Ukrinform. Quinze enfants figurent, selon lui, parmi les tués et 78 font partie des blessés.

14:14

L’armée russe dit avoir bombardé le quartier général des forces du sud de l’Ukraine à Odessa

L’armée russe annonce mercredi sur Telegram avoir bombardé le quartier général du groupement sud des forces ukrainiennes, à Odessa. Le maire de la ville, Hennady Troukhanov, y avait auparavant annoncé la mort de trois personnes.

D’après les forces de défense du sud de l’Ukraine, des bâtiments administratifs et résidentiels ainsi que des établissements scolaires et médicaux ont été touchés.

13:45

Un civil tué dans l’oblast de Donetsk, selon les autorités locales

Des bombardements russes ont fait un mort et un blessé parmi les habitants de Kalynove (📍), dans l’oblast de Donetsk, rapporte Vadym Filachkine, chef de l’administration militaire régionale.

« Pour la deuxième journée d’affilée, Kalynove subit de violents bombardements. La veille, une personne y avait déjà été tuée », déplore-t-il sur Telegram.

13:22

Le bilan des bombardements russes de lundi à Odessa s’élève désormais à six morts, selon le maire de la ville

L’une des victimes des bombardements russes de lundi à Odessa a succombé à ses blessures, ce qui porte le bilan à six morts, annonce mercredi le maire de la ville, Hennady Troukhanov, sur Telegram. De nouveaux tirs de missiles balistiques y ont, selon lui, fait trois morts de plus, la nuit dernière.

Le port d’Odessa, vital pour les exportations ukrainiennes via la mer Noire, est régulièrement pris pour cible par l’armée russe.

13:04

En Géorgie, la police réprime violemment les manifestations contre la loi sur les « agents de l’étranger »

La police géorgienne fait usage de canons à eau pour disperser des manifestants pro-européens à Tbilissi, dans la nuit de mardi à mercredi.

Soixante-trois manifestants pro-européens ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi à Tbilissi, lors d’un rassemblement, violemment réprimé par la police, contre un projet de loi sur « l’influence étrangère » que ses détracteurs jugent similaire à une législation russe utilisée contre l’opposition, selon le ministère de l’intérieur géorgien.

Le pays du Caucase est en proie depuis le 9 avril à des manifestations contre ce projet de loi réintroduit à l’initiative du Rêve géorgien, le parti au pouvoir, et jugé contraire aux aspirations de Tbilissi à rejoindre l’Union européenne (UE).

Des policiers masqués ont fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc pour disperser les manifestants, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

Les députés géorgiens ont débattu mardi en deuxième lecture du projet de loi que le parti au pouvoir espère faire voter d’ici à la mi-mai.

Plusieurs gouvernements ont cherché à rapprocher la Géorgie des puissances occidentales, mais l’actuel parti au pouvoir a été accusé de vouloir la ramener dans l’orbite de la Russie. En décembre, l’UE lui a accordé le statut de candidat, tout en réclamant la poursuite des réformes. La candidature de la Géorgie à l’UE et à l’OTAN est inscrite dans sa Constitution et, selon les sondages, la population y est très majoritairement favorable.

Lire aussi | En Géorgie, mobilisation contre la loi sur les « agents de l’étranger »

Le contexte

Live animé par Romain Del Bello et Jean-Philippe Lefief

Image de couverture : Des pompiers après une attaque sur Odessa, le 29 avril 2024, en Ukraine. OLEKSANDR GIMANOV, OLEKSANDR GIMANOV / AFP

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Comment Moscou et Kiev utilisent des drones ?

Depuis plusieurs mois, la guerre des drones entre la Russie et l’Ukraine a pris une ampleur inégalée. Selon un rapport, publié en mai 2023 par un think tank britannique spécialisé dans les questions de défense, les Ukrainiens perdaient quelque 10 000 drones par mois sur le champ de bataille, soit plus de 300 par jour. A titre de comparaison, l’armée française dispose d’un peu plus de 3 000 avions sans pilote dans ses arsenaux.

Ukrainiens et Russes utilisent essentiellement de petits UAV (unmanned aerial vehicle, en anglais) d’origine civile, bon marché et disponibles en grand nombre. Ils servent à observer le champ de bataille et à guider les troupes ou les tirs d’artillerie ; certains sont aussi bricolés pour porter de petites charges explosives, larguées ensuite sur des tranchées ou des blindés.

Moins nombreux, les drones-kamikazes jouent également un rôle important. Dotés d’une charge explosive, ces UAV sont lancés au-dessus de la ligne de front sans objectif attribué à l’avance. Moscou utilise des drones russes Lancet-3, ainsi que des Shahed-136, de fabrication iranienne. Dépourvue d’une flotte de guerre digne de ce nom, l’Ukraine nargue l’ennemi avec des engins maritimes sans pilote, des petits kayaks guidés à distance et chargés d’explosifs (450 kilos de TNT).

Signe de l’importance des drones pour leurs opérations, les Ukrainiens comme les Russes se sont organisés pour pouvoir alimenter leurs troupes dans la durée, non seulement en achetant en masse des drones civils sur le marché, mais aussi en mettant sur pied des capacités de production endogènes. Balbutiante au début de la guerre du Donbass, déclenchée il y a dix ans, l’industrie nationale ukrainienne est depuis montée en puissance. A la fin d’août, le ministre de la transformation numérique ukrainien a annoncé qu’une copie du drone russe Lancet avait été mise au point et serait bientôt lancée sous le nom de Peroun, dieu slave de la foudre et du tonnerre. 

Entravée par les sanctions occidentales, qui limitent son approvisionnement en composants électroniques, la Russie est plus à la peine. Mais, selon les services de renseignement américains, Moscou aurait toutefois commencé la construction d’une usine dans la zone économique spéciale d’Alabouga, afin d’y fabriquer des drones-kamikazes de conception iranienne, comme les Shahed-136.

Que sait-on des stocks de missiles russes ?

Il est très difficile, voire impossible, de connaître l’état actuel des stocks de missiles de l’armée russe. Les services de renseignement ukrainiens communiquent régulièrement sur le sujet, mais leurs estimations sont sujettes à caution. 

Selon Andri Ioussov, porte-parole de la direction générale du renseignement du ministère de la défense (GUR), cité par Liga.net, l’armée russe disposait de 2 300 missiles balistiques ou de croisière avant la guerre et en avait encore plus de 900 au début de l’année. A ce total, s’ajoutent, d’après le porte-parole, une dizaine de milliers de missiles antiaériens S-300, d’une portée de l’ordre de 120 kilomètres, et un stock important de S-400, déclinaison plus récente d’une portée trois fois supérieure. En août, Vadym Skibitsky, numéro deux du GUR, avançait le chiffre de 585 missiles d’une portée supérieure à 500 kilomètres.

En ce qui concerne les capacités de production, elles seraient passées à une centaine de missiles balistiques ou de croisière par mois, selon plusieurs experts. En octobre, le GUR évaluait cette production à 115 exemplaires.

La Russie aurait, par ailleurs, acquis des missiles à courte portée en Iran et en Corée du Nord et continuerait à s’en procurer. Selon l’agence Reuters, qui cite plusieurs sources iraniennes, 400 missiles iraniens de la famille Fateh-110 (300 à 700 kilomètres) lui auraient été livrés depuis janvier, date à laquelle un accord aurait été conclu. On ignore combien de missiles nord-coréens la Russie s’est procuré, mais 24 ont été tirés en Ukraine entre le 30 décembre 2023 et le 7 février 2024, selon le procureur général, Andriy Kostin. D’après les experts qui ont analysé les débris et les trajectoires, il s’agit probablement de KN-23 et KN-24 d’une portée de l’ordre de 400 kilomètres.

Quid des avions de combat F-16 ?

Accédant à une demande de long-terme de la part du président ukrainien, les Etats-Unis ont, en août 2023, donné leur accord au transfert d’avions de combat F-16 à l’Ukraine. S’il existe une flotte potentielle de plus de 300 F-16 dans neuf pays d’Europe – en Belgique, au Danemark, en Grèce, aux Pays-Bas et au Portugal, entre autres –, tous les Etats qui en disposent ne sont pas en mesure d’en céder du jour au lendemain. 

Volodymyr Zelensky avait avancé le chiffre de 42 F-16 promis par les alliés occidentaux à Kiev, mais cette donnée n’a pas été confirmée. Le Danemark en a promis 19. Les 6 premiers ne devaient pas être livrés avant la fin de 2023, 8 autres suivront en 2024 et 5 en 2025, selon la première ministre danoise, Mette Frederiksen. Les Pays-Bas, qui en ont promis aussi, disposent de 42 unités, mais ils n’ont pas précisé combien ils comptaient en céder.

Par ailleurs, les pilotes ukrainiens doivent être formés à ces avions de combat américains. Onze pays alliés de Kiev se sont engagés à prendre en charge des pilotes. L’OTAN a estimé que les soldats ukrainiens ne seraient en mesure d’utiliser les avions en situation de combat qu’au début de 2024, d’autres experts visent plutôt l’été de la même année.

Quel soutien militaire ses alliés fournissent-ils à Kiev ?

Deux ans après le début de la guerre à grande échelle, la dynamique du soutien occidental à Kiev est en perte de vitesse : les aides nouvellement engagées sont en baisse sur la période d’août 2023 à janvier 2024 par rapport à la même période de l’année précédente, selon le dernier rapport de l’Institut Kiel, publié en février 2024. Et cette tendance pourrait se poursuivre, le Sénat américain peinant à faire voter des aides, et l’Union européenne (UE) ayant eu toutes les difficultés à faire adopter une aide de 50 milliards le 1er février 2024, du fait du blocage hongrois. A noter, ces deux paquets d’aide ne sont pas encore pris en compte dans le dernier bilan fait par l’Institut Kiel, qui s’arrête en janvier 2024.

Les données de l’institut allemand montrent que le nombre de donateurs se réduit et se concentre autour d’un noyau de pays : les Etats-Unis, l’Allemagne, les pays du nord et de l’est de l’Europe, qui promettent à la fois une aide financière élevée et de l’armement de pointe. Au total, depuis février 2022, les pays qui soutiennent Kiev se sont engagés à hauteur d’au moins 276 milliards d’euros sur le plan militaire, financier ou humanitaire.

En valeur absolue, les pays les plus riches se sont montrés les plus généreux. Les Etats-Unis sont de loin les premiers donateurs, avec plus de 75 milliards d’euros d’aide annoncés, dont 46,3 milliards en aide militaire. Les pays de l’Union européenne ont annoncé à la fois des aides bilatérales (64,86 milliards d’euros) et des aides communes provenant des fonds de l’Union européenne (93,25 milliards d’euros), pour un total de 158,1 milliards d’euros.

Lorsque l’on rapporte ces contributions au produit intérieur brut (PIB) de chacun des pays donateurs, le classement change. Les Etats-Unis rétrogradent au vingtième rang (0,32 % de leur PIB), bien après des pays voisins de l’Ukraine ou d’anciennes républiques soviétiques amies. L’Estonie prend la tête des aides rapportées au PIB avec 3,55 %, suivie du Danemark (2,41 %) et de la Norvège (1,72 %). Le reste du top 5 est complété par la Lituanie (1,54 %) et la Lettonie (1,15 %). Les trois Etats baltes, qui ont tous des frontières communes avec la Russie ou son alliée la Biélorussie, font partie des donateurs les plus généreux depuis le début du conflit.

Au classement du pourcentage de PIB, la France est vingt-septième, ayant engagé avec 0,07 % de son PIB, juste derrière la Grèce (0,09 %). L’aide fournie par Paris est en recul constant depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – la France était vingt-quatrième en avril 2023, et treizième à l’été 2022.

Que sait-on des tensions à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne ?

Depuis plusieurs mois, les relations sont difficiles entre l’Ukraine et la Pologne. Le transit des céréales en provenance d’Ukraine est au cœur des tensions. Au printemps 2022, la Commission européenne avait mis en place des « voies de solidarité Â» pour faciliter l’évacuation et la vente de produits agricoles ukrainiens, sans droits de douane, vers l’Afrique et le Moyen-Orient. Mais « depuis le début du conflit, ce sont près de 50 % des céréales ukrainiennes qui transitent ou achèvent leur parcours dans l’Union européenne (UE), selon la Fondation Farm, cercle de réflexion autour des questions agricoles mondiales. Or, ces céréales affichent un prix beaucoup plus bas que le blé produit en UE, notamment dans les pays d’Europe centrale Â».

Arguant que ces céréales déstabilisent le marché local et donc les revenus de leurs agriculteurs, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie avaient bloqué unilatéralement leurs importations en avril 2023. Un embargo que Bruxelles avait accepté, à condition qu’il n’empêche pas le transit vers d’autres pays et qu’il ne dure que quatre mois. Estimant que le problème de fond n’avait pas été réglé, Varsovie a décidé de ne pas rouvrir sa frontière aux céréales ukrainiennes à la fin de l’été, alors que Bruxelles estimait que l’embargo n’avait plus de raison d’être car ses analyses montraient « qu’il n’y avait plus de distorsion des marchés nationaux pour les céréales Â».

Les agriculteurs polonais bloquent depuis la frontière entre l’Ukraine et la Pologne pour empêcher les camions ukrainiens d’entrer sur le territoire national, les protestataires réclamant un Â« embargo complet Â» sur les produits agricoles et alimentaires ukrainiens. Ils dénoncent notamment l’explosion de leurs coûts de production alors que silos et entrepôts sont saturés et que les prix sont au plus bas. Le président ukrainien estimait au début de 2024 que le blocus de la frontière polonaise témoignait de « l’érosion de la solidarité Â» envers son pays, et a réclamé des pourparlers avec la Pologne. Â« Seul Moscou se réjouit » de ces tensions, a-t-il aussi affirmé, dénonçant Â« l’apparition de slogans ouvertement pro-Poutine ».


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