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En direct, guerre en Ukraine : retrouvez nos dernières informations

Après un bombardement russe dans la périphérie de Kharkiv, le 19 mai 2024.
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En direct, guerre en Ukraine : retrouvez nos dernières informations

Dix civils ont été tués dans la périphérie Kharkiv et dans les villages de Novoossynove et de Kivcharivka, ont annoncé, dimanche, les autorités ukrainiennes.

21:45 L’essentiel

Le point sur la situation, dimanche 19 mai, à 21 heures 45

  • Les forces russes ont intensifié leurs efforts pour s’emparer de la ville de Tchassiv Yar, cherchant à « exploiter la pression accrue sur les forces ukrainiennes imposée par l’offensive russe dans le nord de l’oblast de Kharkiv et les opérations toujours en cours dans l’est de l’Ukraine », analyse l’Institute for the Study of War (ISW) dans son point quotidien.
  • Dans la nuit de samedi à dimanche, « six drones sont tombés sur le territoire de la raffinerie russe de Slaviansk-na-Koubani » (ðŸ“), a écrit sur Telegram Roman Siniagovski, un responsable régional, confirmant ce qu’avait annoncé le quartier général opérationnel du kraï de Krasnodar. Il s’agit de l’une des plus grandes raffineries du sud de la Russie, qui fait partie du groupe Slaviansk EKO.
  • Plusieurs attaques de drones et des frappes ukrainiennes ont visé dimanche la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, faisant onze morts, selon le gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov sur Telegram.
  • Dix civils ont été tués dans la périphérie de Kharkiv dans la matinée, et dans les villages de Novoossynove et de Kivcharivk, selon les autorités ukrainiennes.

Tout le live

21:45 L’essentiel

Le point sur la situation, dimanche 19 mai, à 21 heures 45

  • Les forces russes ont intensifié leurs efforts pour s’emparer de la ville de Tchassiv Yar, cherchant à « exploiter la pression accrue sur les forces ukrainiennes imposée par l’offensive russe dans le nord de l’oblast de Kharkiv et les opérations toujours en cours dans l’est de l’Ukraine », analyse l’Institute for the Study of War (ISW) dans son point quotidien.
  • Dans la nuit de samedi à dimanche, « six drones sont tombés sur le territoire de la raffinerie russe de Slaviansk-na-Koubani » (ðŸ“), a écrit sur Telegram Roman Siniagovski, un responsable régional, confirmant ce qu’avait annoncé le quartier général opérationnel du kraï de Krasnodar. Il s’agit de l’une des plus grandes raffineries du sud de la Russie, qui fait partie du groupe Slaviansk EKO.
  • Plusieurs attaques de drones et des frappes ukrainiennes ont visé dimanche la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, faisant onze morts, selon le gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov sur Telegram.
  • Dix civils ont été tués dans la périphérie de Kharkiv dans la matinée, et dans les villages de Novoossynove et de Kivcharivk, selon les autorités ukrainiennes.

18:38

La Russie affirme que des drones ukrainiens ont fait onze morts, dont trois enfants, dans la région de Belgorod

Plusieurs attaques de drones et des frappes ukrainiennes ont visé dimanche la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon le gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov sur Telegram.

Un « drone kamikaze » est notamment tombé sur une église orthodoxe dans un village, en provoquant un incendie, a précisé M. Gladkov. Dans la soirée, onze personnes, parmi lesquelles trois enfants, ont été blessées dans des frappes ukrainiennes visant la ville de Chebekino, dans la région de Belgorod, toujours selon M. Gladkov.

Une fillette de 11 ans a également été blessée dans une attaque de drone contre un immeuble résidentiel à Belgorod a-t-il encore annoncé dans un communiqué sur Telegram.

16:53

Les bombardements russes sur la région de Kharkiv ont fait au moins dix morts, selon l’Ukraine

Sur le site d’un des bombardements, près de Kharkiv, le 19 mai 2024.

Cinq civils ont été tués dans la périphérie de Kharkiv dans la matinée a déclaré le ministre de l’Intérieur, Ihor Klymenko, sur Telegram. Parmi eux, une femme enceinte de sept mois, a précisé la police régionale.

Seize autres personnes ont été blessées « dont un enfant âgé de 8 ans » et « un policier et un secouriste venus à l’aide et touchés dans une deuxième frappe ».

Peu après, cinq autres civils ont péri et neuf ont été blessés dans des tirs au lance-roquettes multiple sur les villages de Novoossynove et de Kivcharivka, a déploré le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleh Synehoubov.

13:02

Un mort dans l’oblast de Kherson dans une attaque de drone contre un minibus, attribuée à l’Ukraine par les autorités prorusses

Une personne a été tuée et plusieurs autres ont été blessées dimanche dans une attaque de drone, imputée à l’Ukraine, contre un minibus dans l’oblast ukrainien de Kherson (Sud), partiellement contrôlé par la Russie, ont affirmé les autorités russes d’occupation.

Dans la matinée, « un drone a frappé un minibus avec des civils venus pour les travaux de récolte des fraises » dans le village de Radensk, a écrit sur Telegram Vladimir Saldo, le responsable local d’occupation russe dans l’oblast de Kherson.

L’attaque, qui a provoqué une explosion, « a fait un mort. Beaucoup de personnes ont été blessées », a-t-il précisé, rejetant la responsabilité sur les forces armées ukrainiennes.

12:58

La Russie veut exploiter la pression imposée sur les forces ukrainiennes à Kharkiv pour s’emparer de Tchassiv Yar, selon l’ISW

Les forces russes ont intensifié leurs efforts pour s’emparer de la ville de Tchassiv Yar, cherchant à « exploiter la pression accrue sur les forces ukrainiennes imposée par l’offensive russe dans le nord de l’oblast de Kharkiv et les opérations toujours en cours dans l’est de l’Ukraine », analyse l’Institute for the Study of War (ISW) dans son point quotidien.

S’emparer de Tchassiv Yar serait « très significatif sur le plan opérationnel », explique l’ISW, car cela « placerait les Russes en position favorable pour attaquer ensuite les villes de Kostiantynivka and Droujkivka », qui forment « la base de la défense ukrainienne de l’oblast de Donetsk ».

Sur le front ouvert dans le nord de Kharkiv, les forces russes sont « probablement en train de préparer la deuxième phase de leur opération offensive », poursuit l’institut, qui estime que cette phase sera lancée « après la prise anticipée de Vovtchansk ».

12:18

La raffinerie de Slaviansk-na-Koubani à l’arrêt à la suite d’une attaque de drones

Pendant la nuit, « six drones sont tombés sur le territoire de la raffinerie à Slaviansk-na-Koubani » (ðŸ“), a écrit sur Telegram Roman Siniagovski, un responsable régional, confirmant ce qu’avait annoncé le quartier général opérationnel du kraï de Krasnodar. Il s’agit de l’une des plus grandes raffineries du sud de la Russie, qui fait partie du groupe Slaviansk EKO.

« Il y a eu des frappes. L’usine est actuellement à l’arrêt. Nous sommes en train d’évaluer le préjudice [porté par l’attaque] », a précisé à l’agence Interfax Edvard Troutnev, directeur de la sécurité à la raffinerie.

11:35

Un bombardement dans l’oblast de Kharkiv fait quatre morts

Quatre civils ont été tués et huit personnes ont été blessées dans un bombardement sur l’oblast de Kharkiv a annoncé le chef de l’administration militaire régionale, Oleh Synehoubov, sur Telegram.

« Les [Russes] ont frappé la zone où les résidents locaux se reposaient (…). Parmi les blessés se trouve un ambulancier », précise le gouverneur.

11:27

Un navire russe dragueur de mines a été détruit, selon la marine ukrainienne

L’armée ukrainienne annonce dimanche sur Telegram avoir détruit le navire russe Kovrovets, un dragueur de mines marines.

« Il n’y a plus de navires ennemis dans la mer Noire et la mer Azov. Quatre navires ennemis se trouvent dans la Méditerrannée, parmi lesquels un porte-missiles Kalibr avec une capacité totale de salve de huit missiles », précise la marine.

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Publié le 11 avril 2024 à 15h09 Temps de Lecture 5 min.

10:45

Deux personnes tuées et cinq blessées dans un bombardement russe sur l’oblast de Koupiansk

Deux civils ont été tués et cinq autres ont été blessés par des bombardements qui ont touché dimanche le village de Novoossynove, situé dans l’oblast de Kharkiv, a annoncé l’administration militaire régionale de Kharkiv.

« Vers 10 heures [9 heures, heure de Paris], quatre rues de ce village ont été touchées par le feu de canons antiaériens ennemis », précise-t-elle sur Telegram.

10:22 En photos 📷

Un soldat ukrainien de la 92e brigade d’assaut équipe un drone-suicide avec une charge explosive, dans l’oblast de Kharkiv, le 16 mai 2024.

Un drone-suicide est lancé par les soldats de la 92e brigade d’assaut ukrainienne, dans l’oblast de Kharkiv, le 16 mai 2024.

Said, un soldat ukrainien de la 92e brigade d’assaut, pilote un drone-suicide pour aller frapper les lignes russes, dans l’oblast de Kharkiv, le 16 mai 2024.

09:44

Les forces aériennes ukrainiennes affirment avoir détruit trente-sept drones Shahed dans la nuit

L’armée de l’air ukrainienne a assuré dimanche matin avoir abattu l’ensemble des trente-sept drones ayant visé l’Ukraine dans la nuit. Les attaques nocturnes ont été lancées, selon l’armée, de Primorsko-Akhtarsk et Koursk.

Les drones abattus l’ont été au-dessus des oblasts de Kiev, Odessa, Mykolaïv, Soumy, Vinnytsia, Jytomyr, Tcherkassy, et Kherson.

07:42

Plus de soixante drones ukrainiens abattus en Russie, selon le ministère de la défense russe

Quelque 61 drones ukrainiens ont été interceptés pendant la nuit en Russie, annonce dimanche le ministère de la défense.

« Pendant la nuit, plusieurs tentatives du régime de Kiev de perpétrer des attaques terroristes (…) contre des cibles sur le territoire russe ont été déjouées », écrit-il dans un communiqué.

La défense aérienne a détruit un drone et neuf missiles ATACMS, de fabrication américaine, en Crimée, précise le ministère. Trois autres drones ukrainiens ont été abattus dans la région frontalière de Belgorod, et cinquante-sept à Krasnodar, à l’est de la Crimée, ajoute-t-il.

L’un des drones est tombé sur le territoire d’une raffinerie de pétrole à Slaviansk-na-Koubani (ðŸ“), rapporte le quartier général opérationnel du kraï de Krasnodar, en Russie, sur Telegram, précisant qu’il n’y a pas eu de victime et qu’« aucun incendie n’a été enregistré ».

« Un incendie local s’est déclaré dans le raïon Kouchtchiovsky [ðŸ“] après la chute d’un des appareils, qui n’a pas touché les zones peuplées, a ajouté le quartier général. Il n’y a ni victimes ni dégâts. »

06:18

Le point sur la situation, dimanche 19 mai, à l’aube

Volodymyr Zelensky affirme que la Russie paie au prix fort ses avancées dans l’oblast de Kharkiv. « Les envahisseurs perdent leur infanterie et leur matériel, c’est une perte significative », a assuré le président ukrainien, dans son message quotidien samedi soir.

L’Ukraine a évacué près de dix mille personnes de l’oblast de Kharkiv, selon Oleh Synehoubov, chef de l’administration militaire de la région administrative, qui a jugé la situation « sous contrôle ». Deux civils, âgés de 70 et 83 ans, ont été tués au moment où ils quittaient Vovtchansk en voiture, a déploré le procureur de l’oblast.

La Russie accuse Kiev de l’avoir attaquée avec des bombes guidées françaises. Le ministère de la défense russe pointe l’« utilisation des bombes guidées Hammer de fabrication française et des missiles antiradars HARM de fabrication américaine contre des cibles sur le territoire russe a été empêchée ».

La Russie dit avoir pris le village de Starytsa, près de Vovtchansk, dans l’oblast de Kharkiv où l’armée russe a lancé une nouvelle offensive la semaine dernière.

Une loi abaissant l’âge de mobilisation à 25 ans entre en vigueur en Ukraine. Confrontée à une pénurie d’armes et d’hommes au moment où la Russie a l’initiative et multiplie les assauts sur le front, l’armée ukrainienne est au défi de regarnir ses rangs face à l’ennemi, mieux équipé, qui recrute à tour de bras et ne compte pas ses pertes.

Volodymyr Zelensky reproche aux Occidentaux de lui interdire de frapper la Russie avec leurs armes. Dans un entretien exclusif à l’Agence France-Presse, M. Zelensky a déclaré qu’« ils [les Russes] peuvent nous frapper de leur territoire, c’est le plus grand avantage dont la Russie dispose, et nous ne pouvons rien faire à leurs systèmes [d’armements] situés sur le territoire russe avec les armes occidentales. Nous n’en avons pas le droit », soulignant s’en être plaint cette semaine encore auprès du secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken.

Le président ukrainien a rejeté, dans la même interview, une « trêve olympique qui ferait le jeu de l’ennemi ». La proposition avait été faite par Emmanuel Macron qui souhaite que les combats s’interrompent durant les Jeux de Paris cet été.

06:16

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Le contexte

Live animé par Gabriel Coutagne

Image de couverture : Après un bombardement russe dans la périphérie de Kharkiv, le 19 mai 2024. SERGEY BOBOK / AFP

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Comment Moscou et Kiev utilisent des drones ?

Depuis plusieurs mois, la guerre des drones entre la Russie et l’Ukraine a pris une ampleur inégalée. Selon un rapport, publié en mai 2023 par un think tank britannique spécialisé dans les questions de défense, les Ukrainiens perdaient quelque 10 000 drones par mois sur le champ de bataille, soit plus de 300 par jour. A titre de comparaison, l’armée française dispose d’un peu plus de 3 000 avions sans pilote dans ses arsenaux.

Ukrainiens et Russes utilisent essentiellement de petits UAV (unmanned aerial vehicle, en anglais) d’origine civile, bon marché et disponibles en grand nombre. Ils servent à observer le champ de bataille et à guider les troupes ou les tirs d’artillerie ; certains sont aussi bricolés pour porter de petites charges explosives, larguées ensuite sur des tranchées ou des blindés.

Moins nombreux, les drones-kamikazes jouent également un rôle important. Dotés d’une charge explosive, ces UAV sont lancés au-dessus de la ligne de front sans objectif attribué à l’avance. Moscou utilise des drones russes Lancet-3, ainsi que des Shahed-136, de fabrication iranienne. Dépourvue d’une flotte de guerre digne de ce nom, l’Ukraine nargue l’ennemi avec des engins maritimes sans pilote, des petits kayaks guidés à distance et chargés d’explosifs (450 kilos de TNT).

Signe de l’importance des drones pour leurs opérations, les Ukrainiens comme les Russes se sont organisés pour pouvoir alimenter leurs troupes dans la durée, non seulement en achetant en masse des drones civils sur le marché, mais aussi en mettant sur pied des capacités de production endogènes. Balbutiante au début de la guerre du Donbass, déclenchée il y a dix ans, l’industrie nationale ukrainienne est depuis montée en puissance. A la fin d’août, le ministre de la transformation numérique ukrainien a annoncé qu’une copie du drone russe Lancet avait été mise au point et serait bientôt lancée sous le nom de Peroun, dieu slave de la foudre et du tonnerre. 

Entravée par les sanctions occidentales, qui limitent son approvisionnement en composants électroniques, la Russie est plus à la peine. Mais, selon les services de renseignement américains, Moscou aurait toutefois commencé la construction d’une usine dans la zone économique spéciale d’Alabouga, afin d’y fabriquer des drones-kamikazes de conception iranienne, comme les Shahed-136.

Que sait-on des stocks de missiles russes ?

Il est très difficile, voire impossible, de connaître l’état actuel des stocks de missiles de l’armée russe. Les services de renseignement ukrainiens communiquent régulièrement sur le sujet, mais leurs estimations sont sujettes à caution. 

Selon Andri Ioussov, porte-parole de la direction générale du renseignement du ministère de la défense (GUR), cité par Liga.net, l’armée russe disposait de 2 300 missiles balistiques ou de croisière avant la guerre et en avait encore plus de 900 au début de l’année. A ce total, s’ajoutent, d’après le porte-parole, une dizaine de milliers de missiles antiaériens S-300, d’une portée de l’ordre de 120 kilomètres, et un stock important de S-400, déclinaison plus récente d’une portée trois fois supérieure. En août, Vadym Skibitsky, numéro deux du GUR, avançait le chiffre de 585 missiles d’une portée supérieure à 500 kilomètres.

En ce qui concerne les capacités de production, elles seraient passées à une centaine de missiles balistiques ou de croisière par mois, selon plusieurs experts. En octobre, le GUR évaluait cette production à 115 exemplaires.

La Russie aurait, par ailleurs, acquis des missiles à courte portée en Iran et en Corée du Nord et continuerait à s’en procurer. Selon l’agence Reuters, qui cite plusieurs sources iraniennes, 400 missiles iraniens de la famille Fateh-110 (300 à 700 kilomètres) lui auraient été livrés depuis janvier, date à laquelle un accord aurait été conclu. On ignore combien de missiles nord-coréens la Russie s’est procuré, mais 24 ont été tirés en Ukraine entre le 30 décembre 2023 et le 7 février 2024, selon le procureur général, Andriy Kostin. D’après les experts qui ont analysé les débris et les trajectoires, il s’agit probablement de KN-23 et KN-24 d’une portée de l’ordre de 400 kilomètres.

Quid des avions de combat F-16 ?

Accédant à une demande de long-terme de la part du président ukrainien, les Etats-Unis ont, en août 2023, donné leur accord au transfert d’avions de combat F-16 à l’Ukraine. S’il existe une flotte potentielle de plus de 300 F-16 dans neuf pays d’Europe – en Belgique, au Danemark, en Grèce, aux Pays-Bas et au Portugal, entre autres –, tous les Etats qui en disposent ne sont pas en mesure d’en céder du jour au lendemain. 

Volodymyr Zelensky avait avancé le chiffre de 42 F-16 promis par les alliés occidentaux à Kiev, mais cette donnée n’a pas été confirmée. Le Danemark en a promis 19. Les 6 premiers ne devaient pas être livrés avant la fin de 2023, 8 autres suivront en 2024 et 5 en 2025, selon la première ministre danoise, Mette Frederiksen. Les Pays-Bas, qui en ont promis aussi, disposent de 42 unités, mais ils n’ont pas précisé combien ils comptaient en céder.

Par ailleurs, les pilotes ukrainiens doivent être formés à ces avions de combat américains. Onze pays alliés de Kiev se sont engagés à prendre en charge des pilotes. L’OTAN a estimé que les soldats ukrainiens ne seraient en mesure d’utiliser les avions en situation de combat qu’au début de 2024, d’autres experts visent plutôt l’été de la même année.

Quel soutien militaire ses alliés fournissent-ils à Kiev ?

Deux ans après le début de la guerre à grande échelle, la dynamique du soutien occidental à Kiev est en perte de vitesse : les aides nouvellement engagées sont en baisse sur la période d’août 2023 à janvier 2024 par rapport à la même période de l’année précédente, selon le dernier rapport de l’Institut Kiel, publié en février 2024. Et cette tendance pourrait se poursuivre, le Sénat américain peinant à faire voter des aides, et l’Union européenne (UE) ayant eu toutes les difficultés à faire adopter une aide de 50 milliards le 1er février 2024, du fait du blocage hongrois. A noter, ces deux paquets d’aide ne sont pas encore pris en compte dans le dernier bilan fait par l’Institut Kiel, qui s’arrête en janvier 2024.

Les données de l’institut allemand montrent que le nombre de donateurs se réduit et se concentre autour d’un noyau de pays : les Etats-Unis, l’Allemagne, les pays du nord et de l’est de l’Europe, qui promettent à la fois une aide financière élevée et de l’armement de pointe. Au total, depuis février 2022, les pays qui soutiennent Kiev se sont engagés à hauteur d’au moins 276 milliards d’euros sur le plan militaire, financier ou humanitaire.

En valeur absolue, les pays les plus riches se sont montrés les plus généreux. Les Etats-Unis sont de loin les premiers donateurs, avec plus de 75 milliards d’euros d’aide annoncés, dont 46,3 milliards en aide militaire. Les pays de l’Union européenne ont annoncé à la fois des aides bilatérales (64,86 milliards d’euros) et des aides communes provenant des fonds de l’Union européenne (93,25 milliards d’euros), pour un total de 158,1 milliards d’euros.

Lorsque l’on rapporte ces contributions au produit intérieur brut (PIB) de chacun des pays donateurs, le classement change. Les Etats-Unis rétrogradent au vingtième rang (0,32 % de leur PIB), bien après des pays voisins de l’Ukraine ou d’anciennes républiques soviétiques amies. L’Estonie prend la tête des aides rapportées au PIB avec 3,55 %, suivie du Danemark (2,41 %) et de la Norvège (1,72 %). Le reste du top 5 est complété par la Lituanie (1,54 %) et la Lettonie (1,15 %). Les trois Etats baltes, qui ont tous des frontières communes avec la Russie ou son alliée la Biélorussie, font partie des donateurs les plus généreux depuis le début du conflit.

Au classement du pourcentage de PIB, la France est vingt-septième, ayant engagé avec 0,07 % de son PIB, juste derrière la Grèce (0,09 %). L’aide fournie par Paris est en recul constant depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – la France était vingt-quatrième en avril 2023, et treizième à l’été 2022.

Que sait-on des tensions à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne ?

Depuis plusieurs mois, les relations sont difficiles entre l’Ukraine et la Pologne. Le transit des céréales en provenance d’Ukraine est au cÅ“ur des tensions. Au printemps 2022, la Commission européenne avait mis en place des « voies de solidarité Â» pour faciliter l’évacuation et la vente de produits agricoles ukrainiens, sans droits de douane, vers l’Afrique et le Moyen-Orient. Mais « depuis le début du conflit, ce sont près de 50 % des céréales ukrainiennes qui transitent ou achèvent leur parcours dans l’Union européenne (UE), selon la Fondation Farm, cercle de réflexion autour des questions agricoles mondiales. Or, ces céréales affichent un prix beaucoup plus bas que le blé produit en UE, notamment dans les pays d’Europe centrale Â».

Arguant que ces céréales déstabilisent le marché local et donc les revenus de leurs agriculteurs, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie avaient bloqué unilatéralement leurs importations en avril 2023. Un embargo que Bruxelles avait accepté, à condition qu’il n’empêche pas le transit vers d’autres pays et qu’il ne dure que quatre mois. Estimant que le problème de fond n’avait pas été réglé, Varsovie a décidé de ne pas rouvrir sa frontière aux céréales ukrainiennes à la fin de l’été, alors que Bruxelles estimait que l’embargo n’avait plus de raison d’être car ses analyses montraient « qu’il n’y avait plus de distorsion des marchés nationaux pour les céréales Â».

Les agriculteurs polonais bloquent depuis la frontière entre l’Ukraine et la Pologne pour empêcher les camions ukrainiens d’entrer sur le territoire national, les protestataires réclamant un Â« embargo complet Â» sur les produits agricoles et alimentaires ukrainiens. Ils dénoncent notamment l’explosion de leurs coûts de production alors que silos et entrepôts sont saturés et que les prix sont au plus bas. Le président ukrainien estimait au début de 2024 que le blocus de la frontière polonaise témoignait de « l’érosion de la solidarité Â» envers son pays, et a réclamé des pourparlers avec la Pologne. Â« Seul Moscou se réjouit » de ces tensions, a-t-il aussi affirmé, dénonçant Â« l’apparition de slogans ouvertement pro-Poutine ».


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