En direct, guerre en Ukraine : les armes britanniques fournies à l’Ukraine peuvent être utilisées en Russie, estime David Cameron

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En direct, guerre en Ukraine : les armes britanniques fournies à l’Ukraine peuvent être utilisées en Russie, estime David Cameron

En direct, guerre en Ukraine : les armes britanniques fournies à l’Ukraine peuvent être utilisées en Russie, estime David Cameron

Le ministre britannique des affaires étrangères, David Cameron, se promène dans le centre-ville de Lviv avec le maire, Andriy Sadovyi, lors de sa visite en Ukraine, le 3 mai 2024.
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En direct, guerre en Ukraine : les armes britanniques fournies à l’Ukraine peuvent être utilisées en Russie, estime David Cameron

L’armée ukrainienne peut utiliser les armes que le Royaume-Uni lui fournit pour atteindre des cibles en territoire russe, estime le ministre des affaires étrangères britannique, dans un entretien accordé jeudi à l’agence Reuters, au cours de sa visite à Kiev.

Réagissez

Tout le live

17:55 Sur le terrain

Des pompiers éteignent un incendie déclaré dans une maison privée après l’explosion d’une bombe aérienne giuidée, à Kharkiv, le 3 mai 2024.
Un enquêteur de crimes de guerre, à Kharkiv, le 3 mai 2024.
Après des frappes russes menées avec des bombes aériennes, dans l’oblast de Kharkiv, le 3 mai 2024.

17:48

Une personne a été tuée et au moins deux blessées dans une frappe russe sur Kharkiv

Le district de Kholodnohirsky, dans la ville de Kharkiv, a été frappé par plusieurs missiles russes, rapporte le chef de l’administration militaire régionale, Oleh Synehoubov, sur Telegram, précisant que  les projectiles étaient des missiles UMPB D-30.

« Une femme de 82 ans, qui était alitée depuis huit ans à la suite d’une crise cardiaque, est morte », et deux hommes de 66 et 78 ans respectivement ont été blessés, a-t-il précisé. « Trois maisons privées ont été détruites et douze ont été endommagées », a-t-il ajouté.

« Plusieurs immeubles ont été détruits, et des personnes se trouvent encore sous les décombres. Une opération de recherche et secours est lancée », a écrit le maire de la ville, Ihor Terekhov, sur Telegram.

17:36

Les Etats-Unis condamnent les cyberattaques en Europe et accusent la Russie

« Les Etats-Unis condamnent fermement les cyberactivités malveillantes » menée par les services de renseignement militaires de la Russie (GRU) « contre l’Allemagne, la République tchèque, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie et la Suède », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller. Moscou a démenti vendredi ces accusations, portées également par les gouvernements allemand et tchèque, les jugeant « infondées ».

17:18

La présence de la Chine à la conférence sur la paix en Ukraine est « très importante », selon Andriy Yermak

La participation de la Chine à la conférence sur la paix en Ukraine organisée, les 15 et 16 juin, en Suisse est « très importante », a assuré le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriy Yermak, alors que la présence de cet alliée de la Russie reste incertaine.

« Nous faisons tout pour que la Chine puisse être présente » à cet événement auquel plus de 160 délégations ont été conviées, a-t-il ajouté. L’Ukraine maintient les canaux diplomatiques ouverts avec la Chine, même si Pékin a maintenu des liens étroits avec Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine.

Washington ne croit pas actuellement que la Chine acceptera le plan de paix en dix points de Volodymyr Zelenskyn, a pour sa part réagi le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, lors d’une conférence de presse.

Lire aussi | « C’est l’un des effets géopolitiques les plus spectaculaires de la guerre en Ukraine : le renforcement de l’axe Chine-Russie, face aux Etats-Unis »

16:53

Vladimir Poutine accueille le président tadjik, Emomali Rahmon, à Moscou, après plusieurs semaines de tensions

Le président russe, Vladimir Poutine, a invité vendredi son homologue tadjik, Emomali Rahmon, à Moscou pour la Fête de la victoire du 9 mai, un signe d’apaisement après les tensions qui ont suivi l’attentat du Crocus City Hall, à Moscou, pour lequel sept Tadjiks ont été arrêtés.

Lors d’un entretien téléphonique, les deux dirigeants ont discuté de « coopération dans la lutte contre le terrorisme et dans le domaine migratoire », selon un communiqué du Kremlin. Ils ont « discuté en détail des questions de coopération dans le domaine des travailleurs immigrés » et souligné « l’étroite coordination » de leurs forces de sécurité, a fait savoir de son côté la présidence tadjike, dans un communiqué séparé.

Cette invitation au défilé du 9 mai sur la place Rouge survient après plusieurs semaines de tensions, durant lesquelles les autorités tadjikes ont dénoncé des discriminations et des « violations de droits » des Tadjiks en Russie.

Un pic de tension a été atteint le week-end dernier, lorsque des centaines de ressortissants tadjiks se sont retrouvés bloqués pendant des heures au contrôle des passeports des aéroports moscovites. Dans son communiqué de vendredi, la présidence russe a accusé « certaines forces » non identifiées de vouloir « aggraver artificiellement » la situation des travailleurs migrants et a assuré qu’elles seraient « réprimées ».

Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 3 mai 2024.

16:31

Moscou dément les accusations de cyberattaques russes en Allemagne

Le chargé d’affaires de l’ambassade de Russie à Berlin, convoqué vendredi au ministère des affaires étrangères allemand, a « catégoriquement rejeté » les accusations du gouvernement allemand sur l’implication des services de renseignement russes dans une cyberattaque menée l’an dernier contre des membres du Parti social-démocrate (SPD).

Le représentant de l’ambassade « juge injustifiées et sans fondement » les « allégations d’implication de structures de l’Etat russe » dans cette cyberattaque et dans « les activités du groupe ATP28 en général », a déclaré l’ambassade de Russie à Berlin dans un communiqué, cité par l’agence de presse russe TASS.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans ambiguïté que nous pouvons attribuer cette cyberattaque à un groupe appelé “APT28”, qui est dirigé par les services de renseignement de la Russie », avait auparavant affirmé la ministre des affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock, lors d’une conférence de presse en Australie.

16:00 L’essentiel

Le point sur la situation à 16 heures

  • Des tirs de l’armée russe ont coûté la vie vendredi à trois habitants de l’oblast de Donetsk, rapporte le bureau du procureur général d’Ukraine. Deux personnes ont été tuées à Kourakhove (📍) et une autre a trouvé la mort à Tchassiv Yar (📍), précise-t-il sur Telegram.
  • L’armée ukrainienne peut utiliser les armes que le Royaume-Uni lui fournit pour atteindre des cibles en territoire russe, estime le ministre des affaires étrangères britannique, David Cameron, dans un entretien accordé jeudi à l’agence Reuters, au cours de sa visite à Kiev.
  • Le Kremlin a jugé, vendredi, « très dangereux » les propos du président français, Emmanuel Macron, au sujet d’un éventuel déploiement de troupes au sol en Ukraine, une position controversée qu’il a réaffirmée dans un entretien publié la veille par The Economist.
  • « L’échec militaire de la Russie est déjà là. Nous estimons à 500 000 les pertes militaires russes dont 150 000 morts », déclare le ministre des affaires étrangères français, Stéphane Séjourné, dans un entretien accordé à l’édition européenne du journal russe indépendant Novaya Gazeta.
  • Plusieurs institutions tchèques ont été les cibles de cyberattaques orchestrées par un groupe lié aux services de renseignement militaire russes (GRU), a fait savoir vendredi le ministère des affaires étrangères.
  • Le gouvernement allemand, qui accuse également les services de renseignement russes d’être à l’origine de cyberattaques, notamment contre des membres du Parti social-démocrate allemand (SPD), a quant à lui annoncé vendredi que le chargé d’affaires de l’ambassade de Russie avait été convoqué au ministère des affaires étrangères.

15:51

Russie : détention prolongée pour deux artistes russes

La metteuse en scène Evguenia Berkovitch (à droite) et l’autrice Svetlana Petriïtchouk lors de leur comparution devant un tribunal de Moscou, le 2 mai 2024.

Un tribunal militaire de Moscou a prolongé pour six mois, vendredi, la détention provisoire de la metteuse en scène Evguenia Berkovitch et de l’autrice Svetlana Petriïtchouk, arrêtées le 5 mai 2023 pour « justification du terrorisme », un crime passible de sept ans d’emprisonnement.

« Le placement en détention est prolongé pour Petriïtchouk et Berkovitch jusqu’au 22 octobre », a déclaré le juge Iouri Massine, cité par l’agence de presse RIA Novosti.

Lire aussi | Le Kremlin fait taire les dernières voix dissidentes du théâtre russe

L’accusation concerne un spectacle de 2020, Finist, le clair faucon, racontant l’histoire de Russes recrutées sur Internet par des islamistes en Syrie et partant les rejoindre pour les épouser. La pièce a été chaleureusement saluée par la critique et le public et a même reçu deux Masques d’or en 2022, la principale récompense du théâtre en Russie.

Citée par le média indépendant Sotavision, Evguénia Berkovitch a déclaré que son incarcération pourrait être « catastrophique » pour la santé de ses deux enfants. A la mi-avril, les noms des deux artistes ont été ajoutés à la liste des « terroristes et extrémistes » établie par les autorités russes.

15:22 Vos questions

L’Ukraine ne pourrait-elle pas utiliser également des bombes planantes ? Quitte à bombarder la Russie autant y aller gaiement

Romain

Bonjour Romain,

L’armée ukrainienne dispose également de bombes guidées JDAM américaines ou AASM (armement air-sol modulaire) de fabrication française, que Paris a promis en janvier de livrer à raison de 50 par mois pendant un an. Elle a commencé à en utiliser au début du mois de mars dans le secteur d’Avdiïvka, dans l’oblast de Donetsk, mais elle manque de chasseurs-bombardiers pour en tirer parti. Les F-16 attendus à partir de cet été pourraient y contribuer.

14:57

Trois civils tués dans l’oblast de Donetsk, selon les autorités judiciaires ukrainiennes

Des tirs de l’armée russe ont coûté la vie vendredi à trois habitants de l’oblast de Donetsk, rapporte le bureau du procureur général d’Ukraine. Deux personnes ont été tuées à Kourakhove (📍) et une autre a trouvé la mort à Tchassiv Yar (📍), précise-t-il sur Telegram.

14:46

La République tchèque dit avoir été la cible de plusieurs dizaines de cyberattaques russes

Le ministre de l’intérieur tchèque, Vit Rakusan, et son homologue allemande, Nancy Faeser, à l’ambassade allemande de Prague, vendredi 3 mai.

Plusieurs institutions tchèques ont été les cibles de cyberattaques orchestrées par un groupe lié aux services de renseignement militaire russes (GRU), a fait savoir vendredi le ministère des affaires étrangères.

« Certaines institutions tchèques ont été la cible de cyberattaques exploitant une vulnérabilité inconnue jusqu’alors dans Microsoft Outlook à partir de 2023 », dit le ministère dans un communiqué, mettant en cause le groupe russe APT 28, également connu sous le surnom de « Fancy Bear ».

Selon le ministre de l’intérieur tchèque Vit Rakusan, les infrastructures du pays ont enregistré « plusieurs dizaines » d’attaques de ce genre. « Ces attaques ont été orchestrées par la Fédération de Russie et son service de renseignement GRU », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse avec son homologue allemande, Nancy Faeser.

Le gouvernement allemand, qui accuse également les services de renseignement russes d’être à l’origine de cyberattaques, notamment contre des membres du parti social-démocrate allemand (SPD), a quant à lui annoncé vendredi que le chargé d’affaires de l’ambassade de Russie avait été convoqué au ministère des affaires étrangères.

14:29 Vos questions

Bonjour, Suite de ma précédente question concernant les bombes planantes : existe-t-il un ou plusieurs moyens de les parer ?

Greg

Bonjour, A-t-on une estimation du nombre de bombes planantes dont dispose la Russie ? (Stock de bombes à recycler ? Cadence de fabrication ?)

Greg

Bonjour Greg,

Les bombes planantes ne sont pas impossibles à intercepter. « Des systèmes de défense avancés devraient permettre de les abattre assez facilement, mais, comme elles sont relativement bon marché et abondantes, l’utilisation de missiles rares et coûteux n’est viable que pour défendre des cibles-clés », expliquait récemment au Monde Frederik Mertens, chercheur au Centre d’études stratégiques de La Haye (Pays-Bas).

« Pour le moment, les Ukrainiens ne peuvent pas s’y adapter », estimait quant à elle Marina Miron, du King’s College, évoquant le manque de batteries de défense aérienne ayant une portée suffisante pour tenir à distance les avions qui lancent. Les F-16, que plusieurs alliés de l’Ukraine lui ont promis et dont les premiers sont attendus cet été, pourraient également jouer ce rôle, à condition qu’ils soient équipés de missiles antiaériens.

En ce qui concerne votre première question, on sait seulement que les « bombes hautement explosives » (FAB) sont abondantes et qu’il est peu coûteux de les munir d’un système de guidage GPS et d’ailes qui leur permettent de planer.

Lire aussi | Les bombes planantes, « arme absolue » des forces russes, ou révélateur du sous-équipement des Ukrainiens ?

13:08

Un agent des services de renseignement ukrainiens tué en Russie, selon le FSB

Le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) annonce vendredi avoir « éliminé » un agent des services de renseignement militaires ukrainiens qui avait, selon lui, l’intention de commettre « une série d’attentats en Russie, notamment contre des structures du ministère de la défense dans la région de Moscou » et un « bataillon de volontaires » à Saint-Pétersbourg.

L’homme, de nationalité russe, « est arrivé dans la région de Moscou en provenance de Lituanie en mars 2024 dans le but de retirer des composants d’engins explosifs des caches préparées par les services spéciaux ukrainiens, de les assembler et de commettre des actes de sabotage et de terrorisme dans des installations militaires et des infrastructures énergétiques », précise le FSB dans un communiqué. « Lorsqu’il a été appréhendé, il a opposé une résistance armée et a été neutralisé », ajoute-t-il.

L’agence de presse RIA Novosti a diffusé des images fournies par le FSB montrant des hommes ouvrant le feu sur le suspect dans un champ de la région de Saint-Pétersbourg et une photo de ce qu’elle dit être son cadavre.

12:36

Le chargé d’affaires russe à Berlin convoqué au ministère des affaires étrangères allemand

Le chargé d’affaires de l’ambassade de Russie à Berlin a été convoqué au ministère des affaires étrangères allemand après les révélations du gouvernement, qui accuse les services de renseignement russes d’être impliqués dans une cyberattaque menée l’an dernier contre des membres du parti social-démocrate allemand (SPD).

« C’est un signal diplomatique clair que de convoquer le chargé d’affaires en poste pour faire comprendre au gouvernement russe que nous n’acceptons pas ces actes », a déclaré à la presse un porte-parole du ministère des affaires étrangères.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans ambiguïté que nous pouvons attribuer cette cyberattaque à un groupe appelé APT28, qui est dirigé par les services de renseignement de la Russie », avait auparavant affirmé la ministre des affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock, lors d’une conférence de presse en Australie. « En d’autres termes, c’était une cyberattaque soutenue par la Russie contre l’Allemagne, et c’est absolument intolérable et inacceptable », a-t-elle ajouté, promettant des « conséquences ».

12:23 Urgent

Le Kremlin juge les propos d’Emmanuel Macron « très dangereux »

Le Kremlin a jugé, vendredi, « très dangereux » les propos du président français, Emmanuel Macron, au sujet d’un éventuel déploiement de troupes au sol en Ukraine, une position controversée qu’il a réaffirmée dans un entretien publié la veille par The Economist.

« La France, en la personne du chef de l’Etat français, continue à évoquer en permanence la possibilité de son engagement direct sur le terrain dans le conflit autour de l’Ukraine. C’est une tendance très dangereuse », a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

12:19

Une quarantaine d’avions russes pourraient avoir été éloignés du front après l’attaque d’un aérodrome du kraï de Krasnodar, selon les services de renseignement britanniques

L’attaque ukrainienne de l’aérodrome de Kouchtchiovskaïa (📍), dans le kraï russe de Krasnodar, a probablement entraîné le redéploiement d’une quarantaine d’avions sur des bases plus éloignées de la ligne de front, estiment les services de renseignement du ministère de la défense britannique, sur X.

L’opération menée dans la nuit de vendredi à samedi a été revendiquée par une source proche du Service de sécurité d’Ukraine (SBU) citée par l’Agence France-Presse et l’Ukraïnska Pravda

« Il est peu probable que les conséquences de cet acte soit immédiatement évidentes ou spectaculaires (…) Le fait d’imposer de telles mesures de dispersion signifie que la durée des sorties devra augmenter pour maintenir la même permanence dans l’espace de combat. Cela nécessitera à terme plus de carburant, ce qui augmentera les coûts tout en compliquant la tâche des équipages », écrivent les services de renseignement.

11:48

Les armes britanniques fournies à l’Ukraine peuvent être utilisées en Russie, estime David Cameron

Le ministre des affaires étrangères britannique, David Cameron, s’adresse à la presse devant le monastère Saint-Michel de Kiev, jeudi 2 mai 2024.

L’armée ukrainienne peut utiliser les armes que le Royaume-Uni lui fournit pour atteindre des cibles en territoire russe, estime le ministre des affaires étrangères britannique, David Cameron, dans un entretien accordé jeudi à l’agence Reuters, au cours de sa visite à Kiev.

« L’Ukraine a ce droit. Alors que la Russie bombarde l’Ukraine, on peut comprendre que l’Ukraine ressente le besoin de se défendre », a-t-il déclaré.

Dans un entretien publié mardi par l’European Pravda, son homologue lettonne, Baiba Braze, assurait, sans les nommer, que plusieurs pays fournissaient déjà des armes à l’Ukraine sans lui interdire de les utiliser en Russie, comme c’était le cas auparavant. Le Royaume-Uni a notamment procuré à Kiev des missiles à longue portée Storm Shadow.

Lire aussi | Guerre en Ukraine : Londres brise un tabou en livrant pour la première fois des missiles à longue portée à Kiev

David Cameron répète en outre que Londres fournira une aide annuelle de 3 milliards de livres (3,5 milliards d’euros) « aussi longtemps qu’il le faudra ».

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions en termes d’équipement. Une partie arrive en Ukraine aujourd’hui même, alors que je suis ici », ajoute-t-il.

10:55

Plus de 510 000 soldats russes dans les territoires occupés d’Ukraine, selon le commandant de l’armée de terre ukrainienne

Les effectifs de l’armée russe dans les territoires occupés d’Ukraine se situent entre 510 000 et 513 000 militaires, estime le général Oleksandr Pavliouk, nommé en février à la tête de l’armée de terre ukrainienne, dans un entretien accordé au Times de Londres.

« Nous pensons que les Russes veulent mobiliser 100 000 soldats supplémentaires et qu’ils les utiliseront pour renforcer leurs effectifs déjà déployés en Ukraine en juin et juillet. D’ici à la fin de l’année, nous pensons que les Russes ont l’intention de mobiliser près de 300 000 soldats supplémentaires. Mais ils perdent également entre 25 000 et 30 000 soldats par mois, morts et blessés confondus », poursuit l’officier.

« Juste avant l’invasion, nous pensions que si nous infligions d’énormes pertes aux Russes, la guerre s’arrêterait », explique-t-il. « Mais nous nous sommes rendu compte que les Russes ne comptaient pas leurs morts. Jusqu’à présent, les cercueils des soldats retournent pour la plupart dans les provinces, et leur mort n’affecte pas l’opinion publique russe. Maintenant, nous pensons qu’il est possible que la guerre change si les Russes sont obligés de mobiliser les hommes (…) dans des villes comme Moscou et Saint-Pétersbourg. S’ils voient leurs soldats revenir dans des cercueils, cela pourrait changer la compréhension de la réalité de la guerre en Russie. »

Les forces russes ont, selon lui, pour objectif de s’emparer cette année de la totalité des oblasts de Louhansk et de Donetsk. Si elles y parviennent, elles pourraient également chercher à prendre l’intégralité de celui de Zaporijia, ajoute-t-il.

10:24

Cent cinquante mille soldats russes tués depuis le début de l’offensive en Ukraine, selon le ministre des affaires étrangères français

« L’échec militaire de la Russie est déjà là. Nous estimons à 500 000 les pertes militaires russes dont 150 000 morts », déclare le ministre des affaires étrangères français, Stéphane Séjourné, dans un entretien accordé à l’édition européenne du journal russe indépendant Novaya Gazeta. « Tout cela pourquoi ? Cela tient en deux mots : pour rien », ajoute-t-il.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait avancé en février le chiffre de 180 000 morts dans les rangs des forces russes. La Grande-Bretagne estimait, quant à elle, à la fin du mois d’avril, que 450 000 soldats russes avaient été tués ou blessés en Ukraine. Moscou ne divulgue aucune information sur ses pertes militaires.

En ce qui concerne les pertes ukrainiennes, Volodymyr Zelensky faisait état, toujours en février, de 31 000 morts. En août 2023, le New York Times, qui citait des responsables américains non identifiés, écrivait que les forces ukrainiennes comptaient 70 000  tués et 100 000 à 120 000 blessés.

10:00

Au Niger, des soldats russes se sont installés dans une base hébergeant l’armée américaine

Des soldats russes ont pris leurs quartiers dans une base de Niamey qui héberge également des membres de l’armée américaine, a déclaré vendredi aux agences de presse Reuters et AP un responsable du Pentagone ayant requis l’anonymat, alors que la junte au pouvoir au Niger a demandé le départ des troupes américaines.

Interrogé à ce sujet, le secrétaire à la défense des Etats-Unis, Lloyd Austin, a minimisé tout risque pour les troupes américaines ou la possibilité que les troupes russes se rapprochent du matériel militaire américain. « Les Russes se trouvent dans un complexe séparé et n’ont pas accès aux forces américaines ni à nos équipements », a-t-il dit, vendredi 3 mai, au cours d’une conférence de presse à Honolulu (Hawaï). « La sécurité de nos troupes est essentielle à mes yeux. Mais, pour l’instant, je ne vois pas de problème majeur ici », a-t-il ajouté.

Selon le responsable du Pentagone, la junte nigérienne a informé l’administration de Joe Biden du déploiement de soixante soldats russes à Niamey, un chiffre que l’armée américaine n’est pas en mesure de confirmer.

Lire aussi | Les militaires américains sur le départ au Niger et sous pression au Tchad

Le contexte

Live animé par Romain Del Bello, Jean-Philippe Lefief et Pierre Bouvier

Image de couverture : Le ministre britannique des affaires étrangères, David Cameron, se promène dans le centre-ville de Lviv avec le maire, Andriy Sadovyi, lors de sa visite en Ukraine, le 3 mai 2024. Roman Baluk / via REUTERS

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Comment Moscou et Kiev utilisent des drones ?

Depuis plusieurs mois, la guerre des drones entre la Russie et l’Ukraine a pris une ampleur inégalée. Selon un rapport, publié en mai 2023 par un think tank britannique spécialisé dans les questions de défense, les Ukrainiens perdaient quelque 10 000 drones par mois sur le champ de bataille, soit plus de 300 par jour. A titre de comparaison, l’armée française dispose d’un peu plus de 3 000 avions sans pilote dans ses arsenaux.

Ukrainiens et Russes utilisent essentiellement de petits UAV (unmanned aerial vehicle, en anglais) d’origine civile, bon marché et disponibles en grand nombre. Ils servent à observer le champ de bataille et à guider les troupes ou les tirs d’artillerie ; certains sont aussi bricolés pour porter de petites charges explosives, larguées ensuite sur des tranchées ou des blindés.

Moins nombreux, les drones-kamikazes jouent également un rôle important. Dotés d’une charge explosive, ces UAV sont lancés au-dessus de la ligne de front sans objectif attribué à l’avance. Moscou utilise des drones russes Lancet-3, ainsi que des Shahed-136, de fabrication iranienne. Dépourvue d’une flotte de guerre digne de ce nom, l’Ukraine nargue l’ennemi avec des engins maritimes sans pilote, des petits kayaks guidés à distance et chargés d’explosifs (450 kilos de TNT).

Signe de l’importance des drones pour leurs opérations, les Ukrainiens comme les Russes se sont organisés pour pouvoir alimenter leurs troupes dans la durée, non seulement en achetant en masse des drones civils sur le marché, mais aussi en mettant sur pied des capacités de production endogènes. Balbutiante au début de la guerre du Donbass, déclenchée il y a dix ans, l’industrie nationale ukrainienne est depuis montée en puissance. A la fin d’août, le ministre de la transformation numérique ukrainien a annoncé qu’une copie du drone russe Lancet avait été mise au point et serait bientôt lancée sous le nom de Peroun, dieu slave de la foudre et du tonnerre. 

Entravée par les sanctions occidentales, qui limitent son approvisionnement en composants électroniques, la Russie est plus à la peine. Mais, selon les services de renseignement américains, Moscou aurait toutefois commencé la construction d’une usine dans la zone économique spéciale d’Alabouga, afin d’y fabriquer des drones-kamikazes de conception iranienne, comme les Shahed-136.

Que sait-on des stocks de missiles russes ?

Il est très difficile, voire impossible, de connaître l’état actuel des stocks de missiles de l’armée russe. Les services de renseignement ukrainiens communiquent régulièrement sur le sujet, mais leurs estimations sont sujettes à caution. 

Selon Andri Ioussov, porte-parole de la direction générale du renseignement du ministère de la défense (GUR), cité par Liga.net, l’armée russe disposait de 2 300 missiles balistiques ou de croisière avant la guerre et en avait encore plus de 900 au début de l’année. A ce total, s’ajoutent, d’après le porte-parole, une dizaine de milliers de missiles antiaériens S-300, d’une portée de l’ordre de 120 kilomètres, et un stock important de S-400, déclinaison plus récente d’une portée trois fois supérieure. En août, Vadym Skibitsky, numéro deux du GUR, avançait le chiffre de 585 missiles d’une portée supérieure à 500 kilomètres.

En ce qui concerne les capacités de production, elles seraient passées à une centaine de missiles balistiques ou de croisière par mois, selon plusieurs experts. En octobre, le GUR évaluait cette production à 115 exemplaires.

La Russie aurait, par ailleurs, acquis des missiles à courte portée en Iran et en Corée du Nord et continuerait à s’en procurer. Selon l’agence Reuters, qui cite plusieurs sources iraniennes, 400 missiles iraniens de la famille Fateh-110 (300 à 700 kilomètres) lui auraient été livrés depuis janvier, date à laquelle un accord aurait été conclu. On ignore combien de missiles nord-coréens la Russie s’est procuré, mais 24 ont été tirés en Ukraine entre le 30 décembre 2023 et le 7 février 2024, selon le procureur général, Andriy Kostin. D’après les experts qui ont analysé les débris et les trajectoires, il s’agit probablement de KN-23 et KN-24 d’une portée de l’ordre de 400 kilomètres.

Quid des avions de combat F-16 ?

Accédant à une demande de long-terme de la part du président ukrainien, les Etats-Unis ont, en août 2023, donné leur accord au transfert d’avions de combat F-16 à l’Ukraine. S’il existe une flotte potentielle de plus de 300 F-16 dans neuf pays d’Europe – en Belgique, au Danemark, en Grèce, aux Pays-Bas et au Portugal, entre autres –, tous les Etats qui en disposent ne sont pas en mesure d’en céder du jour au lendemain. 

Volodymyr Zelensky avait avancé le chiffre de 42 F-16 promis par les alliés occidentaux à Kiev, mais cette donnée n’a pas été confirmée. Le Danemark en a promis 19. Les 6 premiers ne devaient pas être livrés avant la fin de 2023, 8 autres suivront en 2024 et 5 en 2025, selon la première ministre danoise, Mette Frederiksen. Les Pays-Bas, qui en ont promis aussi, disposent de 42 unités, mais ils n’ont pas précisé combien ils comptaient en céder.

Par ailleurs, les pilotes ukrainiens doivent être formés à ces avions de combat américains. Onze pays alliés de Kiev se sont engagés à prendre en charge des pilotes. L’OTAN a estimé que les soldats ukrainiens ne seraient en mesure d’utiliser les avions en situation de combat qu’au début de 2024, d’autres experts visent plutôt l’été de la même année.

Quel soutien militaire ses alliés fournissent-ils à Kiev ?

Deux ans après le début de la guerre à grande échelle, la dynamique du soutien occidental à Kiev est en perte de vitesse : les aides nouvellement engagées sont en baisse sur la période d’août 2023 à janvier 2024 par rapport à la même période de l’année précédente, selon le dernier rapport de l’Institut Kiel, publié en février 2024. Et cette tendance pourrait se poursuivre, le Sénat américain peinant à faire voter des aides, et l’Union européenne (UE) ayant eu toutes les difficultés à faire adopter une aide de 50 milliards le 1er février 2024, du fait du blocage hongrois. A noter, ces deux paquets d’aide ne sont pas encore pris en compte dans le dernier bilan fait par l’Institut Kiel, qui s’arrête en janvier 2024.

Les données de l’institut allemand montrent que le nombre de donateurs se réduit et se concentre autour d’un noyau de pays : les Etats-Unis, l’Allemagne, les pays du nord et de l’est de l’Europe, qui promettent à la fois une aide financière élevée et de l’armement de pointe. Au total, depuis février 2022, les pays qui soutiennent Kiev se sont engagés à hauteur d’au moins 276 milliards d’euros sur le plan militaire, financier ou humanitaire.

En valeur absolue, les pays les plus riches se sont montrés les plus généreux. Les Etats-Unis sont de loin les premiers donateurs, avec plus de 75 milliards d’euros d’aide annoncés, dont 46,3 milliards en aide militaire. Les pays de l’Union européenne ont annoncé à la fois des aides bilatérales (64,86 milliards d’euros) et des aides communes provenant des fonds de l’Union européenne (93,25 milliards d’euros), pour un total de 158,1 milliards d’euros.

Lorsque l’on rapporte ces contributions au produit intérieur brut (PIB) de chacun des pays donateurs, le classement change. Les Etats-Unis rétrogradent au vingtième rang (0,32 % de leur PIB), bien après des pays voisins de l’Ukraine ou d’anciennes républiques soviétiques amies. L’Estonie prend la tête des aides rapportées au PIB avec 3,55 %, suivie du Danemark (2,41 %) et de la Norvège (1,72 %). Le reste du top 5 est complété par la Lituanie (1,54 %) et la Lettonie (1,15 %). Les trois Etats baltes, qui ont tous des frontières communes avec la Russie ou son alliée la Biélorussie, font partie des donateurs les plus généreux depuis le début du conflit.

Au classement du pourcentage de PIB, la France est vingt-septième, ayant engagé avec 0,07 % de son PIB, juste derrière la Grèce (0,09 %). L’aide fournie par Paris est en recul constant depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – la France était vingt-quatrième en avril 2023, et treizième à l’été 2022.

Que sait-on des tensions à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne ?

Depuis plusieurs mois, les relations sont difficiles entre l’Ukraine et la Pologne. Le transit des céréales en provenance d’Ukraine est au cœur des tensions. Au printemps 2022, la Commission européenne avait mis en place des « voies de solidarité Â» pour faciliter l’évacuation et la vente de produits agricoles ukrainiens, sans droits de douane, vers l’Afrique et le Moyen-Orient. Mais « depuis le début du conflit, ce sont près de 50 % des céréales ukrainiennes qui transitent ou achèvent leur parcours dans l’Union européenne (UE), selon la Fondation Farm, cercle de réflexion autour des questions agricoles mondiales. Or, ces céréales affichent un prix beaucoup plus bas que le blé produit en UE, notamment dans les pays d’Europe centrale Â».

Arguant que ces céréales déstabilisent le marché local et donc les revenus de leurs agriculteurs, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie avaient bloqué unilatéralement leurs importations en avril 2023. Un embargo que Bruxelles avait accepté, à condition qu’il n’empêche pas le transit vers d’autres pays et qu’il ne dure que quatre mois. Estimant que le problème de fond n’avait pas été réglé, Varsovie a décidé de ne pas rouvrir sa frontière aux céréales ukrainiennes à la fin de l’été, alors que Bruxelles estimait que l’embargo n’avait plus de raison d’être car ses analyses montraient « qu’il n’y avait plus de distorsion des marchés nationaux pour les céréales Â».

Les agriculteurs polonais bloquent depuis la frontière entre l’Ukraine et la Pologne pour empêcher les camions ukrainiens d’entrer sur le territoire national, les protestataires réclamant un Â« embargo complet Â» sur les produits agricoles et alimentaires ukrainiens. Ils dénoncent notamment l’explosion de leurs coûts de production alors que silos et entrepôts sont saturés et que les prix sont au plus bas. Le président ukrainien estimait au début de 2024 que le blocus de la frontière polonaise témoignait de « l’érosion de la solidarité Â» envers son pays, et a réclamé des pourparlers avec la Pologne. Â« Seul Moscou se réjouit » de ces tensions, a-t-il aussi affirmé, dénonçant Â« l’apparition de slogans ouvertement pro-Poutine ».


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