En direct, européennes 2024 : lors d’un meeting à Lyon, Gabriel Attal défend à nouveau le bilan de la majorité

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En direct, européennes 2024 : lors d’un meeting à Lyon, Gabriel Attal défend à nouveau le bilan de la majorité

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En direct, européennes 2024 : lors d’un meeting à Lyon, Gabriel Attal défend à nouveau le bilan de la majorité

Le premier ministre s’est exprimé lors d’un meeting de Valérie Hayer, tête de liste de la majorité présidentielle aux élections européennes, à Lyon. « La campagne est à un tournant, elle commence maintenant », a assuré M. Attal.

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18:59

François Ruffin et Manon Aubry en déplacement à l’usine Metex d’Amiens

Après un début de campagne très axé sur la situation à Gaza, La France insoumise (LFI) se concentre lundi sur la question sociale : la tête de liste, Manon Aubry, s’est rendue dans l’après-midi, en compagnie de François Ruffin, à l’usine Metex d’Amiens, ville où elle doit tenir un meeting avec le député de la Somme à partir de 19 h 30.

Entourés de responsables syndicaux, les deux élus LFI ont pris la parole sur le parking de l’usine du biochimiste Metex dans la zone industrielle d’Amiens, dans la circonscription du député de la Somme. Cette usine, la seule en Europe à produire de la lysine, un acide aminé essentiel pour la croissance musculaire des animaux d’élevage, est confrontée depuis plusieurs mois à un environnement économique difficile, ses coûts de production ayant bondi en raison de l’envol des prix des matières premières.

Elle doit notamment faire face à la concurrence des producteurs de lysine chinois, que Metex, en redressement judiciaire et en quête d’un repreneur, qualifie de « dumping ». « Il faut assumer le protectionnisme, une taxe aux frontières. Ce n’est pas un gros mot “taxe aux frontièresâ€Â ! », a lancé Manon Aubry devant plus d’une centaine de salariés et de syndicalistes, en précisant son projet : « Une taxe en fonction de la distance et de la pollution. » De quoi réduire, selon elle, les importations de lysine chinoise.

La coprésidente du groupe de la gauche au Parlement européen a également rappelé d’autres points de son programme, comme la sortie du marché de l’énergie ou le rejet des accords de libre-échange. « Si tous les salariés de toutes les boîtes [en difficulté] vont voter, alors là on pourra changer les choses », a encore estimé Mme Aubry. A ses côtés, François Ruffin, lui-même originaire d’Amiens, s’en est pris aux « dirigeants de l’Union européenne » qui ont « ouvert la cage aux fauves ». « Ils ont voulu ça, ils ont voulu laisser aux industriels, aux PDG, aux actionnaires, la possibilité de choisir partout en Europe, et même partout dans le monde, les plus bas coûts environnementaux, les plus bas coûts fiscaux et les plus bas coûts sociaux », a-t-il dénoncé.

Ce meeting, dans une des régions de France qui a le plus massivement voté « non » au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen et qui reste marquée par la délocalisation des usines Goodyear ou Whirlpool, sera la première intervention majeure dans la campagne de François Ruffin, très attaché aux thématiques de la réindustrialisation ou du pouvoir d’achat.

18:47 Vos questions

Le NPA et Lutte ouvrière ont-ils des candidats ?

Wolfgang

Bonjour, Wolfgang,

Tout à fait. Nathalie Arthaud mène, comme en 2009, 2014 et 2019, la liste de Lutte ouvrière. Elle entend « renverser la grande bourgeoisie et instaurer des institutions qui seraient dirigées par les travailleurs eux-mêmes ». Lors des trois précédentes élections européennes, Lutte ouvrière n’a pas dépassé 1 % des suffrages.

Quant au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), il ne présente pas de liste. Seule une liste NPA-Révolutionnaires, un parti issu d’une scission au sein du NPA en 2022, se présentera, menée par Selma Labib. Avec cette liste intitulée « Pour un monde sans frontières ni patrons, urgence révolution ! », elle appelle à rejeter « la politique du président des riches » et le « racisme de l’extrême droite », tout en affirmant « la nécessité de renverser le système capitaliste qui mène l’humanité à sa perte ».

17:44

Dans une tribune, les présidents italien, allemand et autrichien appellent à se rendre aux urnes le 9 juin pour « une Union européenne forte »

Les présidents de l’Italie, de l’Allemagne et de l’Autriche ont plaidé, dans une tribune publiée samedi par le quotidien italien Corriere della Sera, pour « une Union européenne forte » face aux atteintes antidémocratiques, et appelé les électeurs à se rendre nombreux aux urnes pour les élections européennes, du 6 au 9 juin. « Les valeurs fondamentales – nos valeurs – de pluralisme, de droits humains et d’Etat de droit sont contestées, sinon ouvertement menacées, dans le monde entier. Ce qui est en jeu, ici, n’est rien moins que les fondations de notre ordre démocratique », écrivent les trois chefs d’Etat, aux fonctions protocolaires, mais qui sont garants de la Constitution dans leur pays.

« Il est essentiel de défendre les institutions et valeurs démocratiques, les garanties de la liberté, de l’indépendance des médias, le rôle des oppositions politiques démocratiques, la séparation des pouvoirs, ainsi que la valeur des limites de l’exercice du pouvoir », détaillent Sergio Mattarella, Frank-Walter Steinmeier et Alexander van der Bellen. Cet appel conjoint est publié à moins d’un mois des élections européennes, à l’issue desquelles l’extrême droite pourrait effectuer une percée dans plusieurs pays.

En Italie, le parti post-fasciste Fratelli d’Italia de la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, est crédité de 27 % des suffrages, en tête dans les intentions de vote. En Allemagne, les sondages placent le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) à la deuxième place derrière les conservateurs, à environ 15 % des voix, tandis que le Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ) devrait lui aussi progresser.

Si Mme Meloni est atlantiste et pro-Kiev, d’autres, dont l’AfD mais aussi, en Italie, La Ligue, de Matteo Salvini, alliée du Rassemblement national au Parlement européen, sont mis en cause pour leurs sympathies prochinoises ou prorusses. M. Salvini, mais aussi le Portugais André Ventura, fondateur du parti Chega, se disent partisans de l’ex-président américain Donald Trump. Face à ceux qui « remettent en question les principes démocratiques fondamentaux », les présidents italien, allemand et autrichien veulent plus d’Europe.

« Notre ordre démocratique libéral est profondément lié à l’unification de l’Europe ; en nous ancrant dans une communauté européenne de valeurs et de normes juridiques, nous avons présenté au monde une coexistence reposant sur un ordre démocratique et de paix », estiment-ils. « Ce n’est que dans une Union européenne forte que nous aurons assez de poids pour défendre notre liberté et notre démocratie dans un monde de plus en plus précaire, pour œuvrer à un ordre mondial caractérisé par la liberté, la dignité de chaque personne, le respect de chaque Etat et du droit international. » « En participant aux élections, nous défendons les institutions libérales, l’Etat de droit, nos valeurs fondatrices, et nos libertés communes », concluent-ils.

17:24 Pour approfondir

Si on dit « les élections » européennes, c’est qu’il y en a plusieurs : vingt-sept scrutins, répartis sur trois jours, dans autant de pays – contre vingt-huit en 2019, le Royaume-Uni ayant quitté l’Union depuis. Cette élection à un seul tour a pour but d’envoyer un contingent national de représentants, les eurodéputés, au Parlement européen.

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16:51 Vos questions

Juste une précision pour le vote par procuration
Vous pouvez faire la demande en ligne
Mais il est ensuite nécessaire d aller au poste de police ou de gendarmerie pour la faire valider
Voilà.

Maya 33

Bonjour, Maya,

Nous vous confirmons qu’il n’est pas nécessaire de se déplacer pour faire valider une procuration pour le scrutin du 9 juin. Il suffit de se connecter au site maprocuration.gouv.fr à l’aide de votre identité numérique certifiée France Identité.

En revanche, si vous n’avez pas d’identité numérique certifiée et que votre procuration concerne un autre scrutin que celui du 9 juin, alors vous devrez bien vous déplacer dans un commissariat, une brigade de gendarmerie ou un consulat afin de confirmer votre identité.

16:02 Vos questions

quel est le taux de participation attendu ?

karim_

Bonjour, Karim,

Nous nous fondons sur la dernière enquête électorale réalisée par Ipsos, en partenariat avec le Cevipof, l’Institut Montaigne, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde, publiée le 29 avril.

Cette dernière vague nous apprenait que les sondés s’intéressent graduellement de plus en plus au scrutin du 9 juin (57 % se disaient intéressés, contre 46 % en novembre), mais l’intention d’aller voter se situait toujours dans une fourchette de 43 % à 47 % – soit en moyenne 45 % –, encore en deçà des 50 % de participation enregistrés lors des dernières élections européennes, en 2019.

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Publié le 29 avril 2024 à 06h57 Temps de Lecture 5 min.

15:43

Des ONG de défense de l’environnement s’inquiètent d’un « démantèlement des mesures vertes » au sein de l’Union européenne

Des dizaines d’organisations non gouvernementales (ONG) de défense de l’environnement s’inquiètent, dans une lettre ouverte publiée lundi, d’un « démantèlement des mesures vertes » au sein de l’Union européenne (UE) et pressent les responsables politiques d’« arrêter avant qu’il ne soit trop tard ». « La nature n’est pas en conflit avec la capacité de notre société à prospérer, elle en est le fondement même. Mais certains politiciens dans les capitales européennes, et dans les institutions de l’UE à Bruxelles, accélèrent les crises de la nature et du climat, risquant les vies des personnes qu’ils représentent », mettent en garde les ONG dans la lettre.

« Nous vous exhortons à arrêter avant qu’il ne soit trop tard », poursuit le courrier, signé de dizaines d’ONG, comme Les Amis de la Terre, BirdLife, Greenpeace, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) ou le WWF. Cet appel a été lancé à moins d’un mois de l’élection du Parlement européen, qui se déroulera du 6 au 9 juin.

« Nous sommes horrifiés du fait que tant de politiciens en Europe menacent les bases de notre vie sur cette planète pour fournir de fausses solutions aux difficultés des agriculteurs tout en ne faisant rien pour répondre à leurs plaintes concernant les pratiques abusives dans les chaînes d’approvisionnement ou à la concurrence déloyale et aux importations à bas prix dans le cadre des accords commerciaux », écrivent les signataires. Ils citent également le blocage de la législation « restauration de la nature », texte-clé du pacte vert européen, ou le fait que « des ministres de l’agriculture menacent les nouvelles règles de l’UE destinées à lutter contre la déforestation dans le monde ».

15:29 Vos questions

Bonjour, savez-vous quand se dérouleront les élections pour les Français de l’étranger ? Nous n’avons reçu aucune information à ce jour!!

Linda

Bonjour, Linda,

Cela dépend du pays dans lequel vous vous êtes établie. En raison du décalage horaire, les Français installés sur le continent américain et dans les Caraïbes sont appelés aux urnes dès le 8 juin, en même temps que les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Polynésie française.

Les Français établis ailleurs que sur le continent américain, tout comme les électeurs de Wallis-et-Futuna, de la Nouvelle-Calédonie, de La Réunion et de Mayotte, voteront en même temps que la France hexagonale, le 9 juin.

Vous pouvez vérifier cela sur service-public.fr.

15:01 Vos questions

Et Léon deffontaines aura t il le même temps de parole, pour l instant, il n apparaît beaucoup à la télé, les médias l ignorent.

Mimi brindon

Bonjour,

En vertu des règles édictées en 2011, complétées à chaque nouvelle échéance électorale, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a préconisé l’application d’un principe d’équité plutôt que d’égalité du temps de parole entre chaque formation, huit semaines durant.

Pour jauger le respect du principe d’équité sur les différentes antennes, l’Arcom tient compte de plusieurs éléments. Le premier est « la représentativité des listes de candidats, [des] partis et [des] groupements politiques qui les présentent ainsi que [de] leurs soutiens ». Ce « poids politique » des formations qui présentent une liste est mesuré notamment en fonction des résultats qu’elles ont obtenus lors des élections européennes de 2019 et des récentes élections nationales, ainsi que des indications sondagières. En 2019, la liste du Parti communiste emmenée alors par Ian Brossat avait obtenu 2,49 % des suffrages exprimés – sous la barre des 5 % permettant d’envoyer des députés au Parlement européen. En 2024, la liste communiste de M. Deffontaines est créditée de 2,5 % des intentions de vote.

Le régulateur « tient également compte de la contribution [variable] de chacune des listes de candidats et de leurs soutiens à l’animation du débat électoral », à savoir de leur organisation de réunions publiques, de déplacements et de visites de terrain, ou encore de leur activité sur les réseaux sociaux.

Pour en savoir plus, je vous laisse consulter notre article sur le décompte du temps de parole des candidats :

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14:47 Vos questions

On a jusqu’à quand pour faire une procuration ? Ca marche par arrondissement le vote à Paris ?

unpeuduper

Bonjour, unpeuduper,

Pas de panique, il vous reste du temps pour faire votre procuration. Comme nous le faisons apparaître dans notre calendrier du scrutin européen, vous avez jusqu’à la semaine du 3 juin, soit une semaine avant le scrutin.

Un décret de décembre 2023 prévoit désormais qu’il est possible de faire sa demande de procuration en ligne, sans qu’il soit nécessaire de se rendre dans un commissariat ou à la gendarmerie pour la faire valider. Il n’y a pas de date limite précise pour cette démarche, mais il faut tenir compte des délais de communication des informations aux bureaux de vote.

Vous pouvez donner procuration à n’importe quel électeur, qui devra venir voter en votre nom dans votre bureau de vote. Ce lieu est mentionné sur votre carte électorale, et a été déterminé en fonction de votre adresse postale. Vous pouvez vérifier l’adresse de votre bureau de vote en ligne.

13:38 Vos questions

Comment sera décompté le debat attal bardella dans les temps de parole pour préserver l’équité entre les candidats ?

Arc

Bonjour Arc,

Les temps de parole de Gabriel Attal et de Jordan Bardella au cours de cette émission diffusée sur France 2 seront décomptés pour chacun de leur camp : la liste macroniste pour le premier et celle du Rassemblement national pour le second.

Pour rappel, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) – qui est chargée de contrôler ce partage du temps de parole à l’antenne –, a choisi d’appliquer à nouveau un principe d’équité – et non d’égalité – de temps de parole pour les élections européennes du 9 juin.

Dans les faits, ce principe d’équité permet aux éditeurs des différentes antennes concernées d’avoir « une petite marge de manœuvre », a estimé Anne Grand d’Esnon, la conseillère chargée des questions de pluralisme à l’Arcom, devant la presse le 7 mars.

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13:18 Sur le terrain

En Allemagne, les écologistes lancent leur campagne

Les dirigeants écologistes allemands réunis pour le lancement de leur campagne, lundi 13 mai à Berlin.

A un mois du scrutin – prévu les 8 et 9 juin en Allemagne –, les responsables écologistes allemands de Die Grünen ont lancé leur campagne lundi au cours d’une réunion publique à Berlin.

La coprésidente du groupe écologiste au Parlement et tête de liste des Verts allemands, Terry Reintke, était présente, entourée du numéro 2 de sa liste, Sergey Lagodinsky ; des coprésidents de Die Grünen, Ricarda Lang et Omid Nouripour ; des ministres écologistes Robert Habeck (économie et climat) et Annalena Baerbock (affaires étrangères) ; et une dirigeante du parti des Verts allemands, Emily Büning.

12:53

Les socialistes dénoncent le débat organisé entre Gabriel Attal et Jordan Bardella

Prévu le 23 mai sur France 2, le débat entre le premier ministre, Gabriel Attal, et la tête de liste aux élections européennes du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, est dénoncé par les dirigeants socialistes notamment. Dans un message posté sur X ce lundi, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, dénonce « une imposture démocratique ». « Rien ne justifie que le débat européen se limite artificiellement à deux partis de droite et d’extrême droite. Rien », a-t-il ajouté.

La veille, le chef de file de la liste Parti socialiste-Place publique, Raphaël Glucksmann, avait regretté sur France 3 d’être « exclu » de ce débat. « Est-ce que vous trouvez normal que le service public organise à quinze jours de l’élection européenne un débat (…) entre la droite et l’extrême droite en excluant la gauche ? », s’est interrogé l’eurodéputé.

« Trouvez-vous normal qu’une liste qui est “à touche-touche†dans les sondages avec la liste des macronistes soit exclue de ce débat ? Le service public, c’est le service du public, pas le service du gouvernement », s’est insurgé Raphaël Glucksmann. Le candidat a également regretté que Valérie Hayer « soit invisibilisée et remplacée par le premier ministre, qui n’est pas candidat ».

Dans une interview parue dimanche sur le site du Progrès, en amont de son intervention lundi soir au meeting de Valérie Hayer à Lyon, M. Attal a estimé que « la logique institutionnelle aurait voulu que je débatte avec Marine Le Pen », mais elle a, selon lui, « peur des débats » et « a choisi la fuite ». « J’ai choisi d’accepter de débattre avec Jordan Bardella. Je compte bien parler d’Europe, qui est la grande absente de sa campagne, et mettre en avant les deux projets radicalement différents la concernant : celui du RN et le nôtre », a-t-il expliqué.

12:15

Comment fonctionnent les élections européennes ? Comprendre en 3 minutes

Les élections européennes auront lieu entre le 6 et le 9 juin. Elles permettront d’élire les 720 députés des Etats membres au Parlement européen, l’un des organes du pouvoir législatif de l’Union. Ces eurodéputés sont élus, en ce qui concerne la France, au suffrage universel direct, selon les règles de la représentation proportionnelle au scrutin de liste à la plus forte moyenne.

Dans cette vidéo, nous expliquons de quelle façon le scrutin va se dérouler, principalement en France.

11:48 Dans le rétroviseur

Archives | Pendant la campagne de 1999, les formations d’extrême droite progressaient partout en Europe

A un mois du scrutin, les sondages anticipent, jusqu’ici, une poussée des formations d’extrême droite en Europe qui devraient permettre aux groupes parlementaires européens ECR et ID de gonfler leurs effectifs.

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Publié le 09 mai 2024 à 05h45

Mais déjà, lors de la campagne de 1999, Le Monde, sous la plume de Christiane Chombeau, évoquait « la résurgence et de la progression de l’extrême droite en Europe », qui se « nourrissent de la crise économique, du chômage et, bien souvent, du discrédit qui pèse sur les partis traditionnels ».

Hostiles au communisme, opposées à l’ultralibéralisme et à la société multiculturelle, ces formations d’extrême droite fustigeaient aussi l’Europe de Bruxelles et sa « bureaucratie », à laquelle elles opposent une « Europe des nations », terme repris une nouvelle fois durant cette campagne par la tête de liste du Rassemblement national, Jordan Bardella. Et à l’époque aussi, les formations d’extrême droite et nationalistes ne parvenaient pas à s’entendre pour former un groupe commun au Parlement européen.

« En quête de respectabilité, l’Alliance nationale [formation italienne] comme le FPÖ [parti autrichien] ont refusé de siéger avec le Front national de Jean-Marie Le Pen. Quant aux frères ennemis flamands et wallons, il n’est pas question pour eux de cohabiter », expliquait également Mme Chombeau dans cet article.

10:56 Vos questions

Est il vrai que Raphaël glucksmans a longtemps soutenu un dictateur ?

Dash

Bonjour Dash,

Cette accusation vient notamment de Jean-Luc Mélenchon, qui a récemment rappelé que M. Glucksmann avait été conseiller du président géorgien – pro-occidental et devenu la bête noire de Vladimir Poutine – Mikheïl Saakachvili entre 2009 et 2012.

Dans un message posté sur X le 20 mars, le triple candidat à la présidentielle a estimé que M. Glucksmann « semble incapable de mettre à distance la haine des Russes qui l’a conduit à travailler pour le dictateur géorgien Saakachvili aujourd’hui en prison pour corruption ». « M. Glucksmann a travaillé pour le compte d’un gouvernement étranger, pas moi », a également dénoncé sur France Inter, le 12 avril, la tête de liste du Rassemblement national, Jordan Bardella.

Dans un entretien au Monde en 2019, M. Glucksmann était revenu sur ce poste de conseiller en Géorgie : « J’ai proposé à Mikheïl Saakachvili de coordonner les dossiers qui avaient trait aux accords d’association avec l’Union européenne. L’Europe est le projet auquel je crois le plus et aussi celui qui me frustre le plus. Je voulais voir ce que c’était de négocier avec l’Europe pour un pays tiers. »

M. Saakachvili avait quitté le pouvoir après deux mandats à la tête du pays (2004-2008 et 2008-2013), ne pouvant plus se représenter. Sous l’impulsion de son implacable ennemi, et alors premier ministre, Bidzina Ivanichvili, la justice géorgienne avait ensuite engagé une longue série de poursuites pénales contre lui, pour répression brutale d’une manifestation de l’opposition en 2007, détournement de fonds budgétaires, mise à sac de la chaîne de télévision d’opposition Imedi et « abus de pouvoir » dans l’affaire de l’assassinat d’un jeune banquier géorgien, Sandro Girgvliani, en 2006, durant son premier mandat.

Dans cette dernière affaire, M. Saakachvili était accusé de s’être engagé de manière illégale à épargner les personnes arrêtées. L’ancien dirigeant devenu opposant avait été condamné par contumace à trois ans de prison, et avait alors dénoncé un procès à caractère politique.

09:59

Vers un débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ?

Deux ans après leur dernier débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen vont-ils se retrouver de nouveau en face-à-face au cours de la campagne des européennes ?

L’hypothèse d’une telle joute, évoquée le 12 mai, par Le Parisien et La Tribune Dimanche, est un scénario parmi d’autres, a confirmé, au Monde, l’Elysée, dans un article paru ce lundi matin. « Pour les modalités d’implication du président de la République dans cette campagne, tout reste ouvert, a fait savoir l’entourage de M. Macron. Quand il s’agit de parler de l’Europe et de la France, on peut toujours compter sur le chef de l’Etat. »

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La présidente du groupe des députés du Rassemblement national à l’Assemblée a, elle, fait savoir qu’elle privilégiait un débat « en septembre », après les élections européennes, « pour savoir où il nous emmène, ce qu’il compte faire des trois dernières années ».

De son côté, Gabriel Attal a déclaré dimanche soir dans un entretien au Progrès avoir souhaité débattre avec la leader d’extrême droite. « La logique institutionnelle aurait voulu que je débatte avec Marine Le Pen. En tant que premier ministre, je suis responsable devant le Parlement national, et la présidente du premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, c’est elle », a-t-il expliqué. Mais « elle a peur des débats » et « a choisi la fuite », a-t-il ajouté, relevant qu’il avait alors accepté l’exercice avec Jordan Bardella. Un débat entre le premier ministre et la tête de liste d’extrême droite est prévu le 23 mai.

Pour sa part, la candidate macroniste Valérie Hayer a estimé lundi matin sur RTL que M. Macron est « un atout dans cette campagne ». « C’est au président de la République de décider des modalités dans lesquels il va s’impliquer dans cette élection », a-t-elle ajouté.

Le contexte

Live animé par Jérémie Lamothe et Sandra Favier

Image de couverture : Léa Girardot / Le Monde

Depuis le 9 mai, Journée de l’Europe, Le Monde tient un direct quotidien consacré à la campagne électorale. Du lundi au vendredi, suivez avec nous les déplacements et les prises de parole des principales têtes de liste, les débats entre candidats en France et dans les vingt-sept Etats membres.

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