Élections législatives 2024 dans le Tarn-et-Garonne : quel sera le casting dans les deux circonscriptions ?

Elections législatives 2024, Tarn-et-Garonne Publié le 11/06/2024 à 07:31 Pierre-Jean Pyrda et Florent Duprat l'essentiel Après la dissolution de l’Assemblée nationale consécutive aux élections européennes, tour d’horizon des candidats de 2022 qui pourraient se représenter ou des nouveaux postulants pour les législatives des 30 juin et 7 juillet dans le Tarn-et-Garonne. Le temps presse dans les états-majors


Élections législatives 2024 dans le Tarn-et-Garonne : quel sera le casting dans les deux circonscriptions ?
Publié le
Pierre-Jean Pyrda et Florent Duprat

l’essentiel
Après la dissolution de l’Assemblée nationale consécutive aux élections européennes, tour d’horizon des candidats de 2022 qui pourraient se représenter ou des nouveaux postulants pour les législatives des 30 juin et 7 juillet dans le Tarn-et-Garonne. Le temps presse dans les états-majors politiques puisque le dépôt des candidatures doit s’effectuer entre le mercredi 12 et le dimanche 16 juin. La campagne officielle démarre dès lundi 17 juin.

La page des Européennes a été très vite tournée à l’instant même où Emmanuel Macron a prononcé le mot « dissolution ». Nous voilà donc déjà, à quelques jours du lancement de la campagne des législatives « surprises » de l’été. Coup d’envoi officiel le lundi 17 juin. Le dépôt des candidatures devra s’effectuer entre le mercredi 12 et le dimanche 16 juin. C’est dire que les états-majors des partis politiques sont déjà, depuis ce lundi, en ébullition.

Première circonscription

Première vice-présidente de l’Assemblée nationale jusqu’à dimanche, Valérie Rabault devrait en toute logique se représenter. Le PS réunit son conseil fédéral ce mardi soir à Montauban.

« Cette réunion de débriefing des Européennes était prévue. Simplement, on va rajouter à l’ordre du jour les enjeux des législatives », précise Arnaud Hilion. Le PS a donc un siège à défendre dans la 1re circonscription. « Il est clair que Valérie Rabault est complètement légitime à représenter la gauche sur la circo 1. Je souhaite son investiture, nous la défendrons et nous la porterons », confie le Premier secrétaire fédéral.

La députée socialiste sortante, depuis longtemps débarrassée de l’étiquette Nupes, scrutera néanmoins de près les discussions de son parti avec les autres formations de gauche en vue d’un éventuel accord au niveau national.

Elle devra faire face à un nouvel adversaire du Rassemblement national. Pierre Poma, candidat en 2022, est décédé en début d’année 2024. Son épouse Brigitte Poma, récemment nommée secrétaire départementale du RN, pourrait reprendre la flamme de l’ancien parti frontiste.

Du côté des Macronistes, Jean-Jacques Boyer pensait, de son propre aveu, « être en vacances dimanche soir ». Raté ! Le président de Renaissance 82 attend désormais les consignes du délégué général Stéphane Séjourné. « On a un comité exécutif mardi soir pour les investitures. » Qui peut partir sous les couleurs, fanées, du parti présidentiel ? En 2022, Catherine Simonin, candidate dans la 1re circonscription, n’avait pas franchi le 1er tour avec un décevant 17,3 %.

Deuxième circonscription

En 2022, Marine Hamelet (Rassemblement national) avait été élue députée de la deuxième circonscription. Cette inconnue du département avait bénéficié de l’effet vague du RN pour rallier le palais Bourbon. Depuis sa victoire, Marine Hamelet est apparue à de rares reprises sur le terrain, seulement pour quelques commémorations et inaugurations. Mais, selon toute vraisemblance, elle devrait être candidate pour un second mandat.

Son challenger du second tour en 2022 se nommait Christian Astruc. L’ancien président du conseil départemental apparaît désormais comme un homme du passé. Celui qui a rejoint le parti d’Édouard Philippe (Horizons) semble avoir le sien bouché par la claque reçue par la majorité présidentielle lors de ces Européennes. D’autant qu’il y a deux ans, il avait bénéficié de l’absence d’un candidat du parti Les Républicains pour se hisser au deuxième rang du premier tour. Reste à savoir si le parti de droite investira un candidat ou non durant cette législative anticipée. Si cette hypothèse devait se vérifier, le nom de Mathieu Albugues pourrait être envisagé. Le Montacutain aura-t-il la volonté de partir dans ce combat ? Rien n’est moins sûr.

À gauche, Sylvia Pinel avait fait les frais de l’alliance implicite de la Macronie et de la droite en 2022. La Radicale avait devancé la candidate de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) Nathalie Manchado, qui avait porté préjudice à l’ancienne ministre. Cette fois, l’éventualité d’une coalition de toute la gauche prend de l’épaisseur.
Le PRG 82 doit réunir ses instances ce mardi.

Dès dimanche soir, le Parti communiste a désigné Julien Sueres comme « chef de file » pour « des discussions afin de construire une candidature unitaire capable de rassembler largement nos concitoyens ».

Enfin, Frédéric Cazes avait embrassé les espoirs de Reconquête. Sophie Lopez, sa suppléante d’alors et adjointe au maire de Moissac, pourrait-elle être tentée par l’aventure ?


Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement à cet article
2 semaines offertes



Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
3€/mois


Voir les commentaires

,

Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous.

S’abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?


Un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *