Des particuliers et l’Office français de la biodiversité surpris par un ours revenu manger des ruches qu’il avait déjà endommagées dans la nuit

Ours des Pyrénées, Auzat, Ariège Publié le 21/05/2024 à 19:52 , mis à jour à 20:06 M.L. l'essentiel Venus constater les dégâts sur des ruches attaquées par un ours, les agents de l’OFB et les propriétaires de la résidence ont eu la surprise de tomber sur le coupable, revenu manger la ruche restante. "On a


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, mis à jour

M.L.

l’essentiel
Venus constater les dégâts sur des ruches attaquées par un ours, les agents de l’OFB et les propriétaires de la résidence ont eu la surprise de tomber sur le coupable, revenu manger la ruche restante.

« On a eu de la visite cette nuit ! » Dans la voix d’Olivier Galy, on entend un petit rire quand il dit ça : pourtant, cette visite a été bien surprenante. C’est qu’un ours est passé par chez lui, à Auzat, en Haute-Ariège, pour se régaler des ruches sur sa propriété.

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L’habitant de Toulouse possède en effet une résidence secondaire dans ce petit village excentré après Tarascon-sur-Ariège, dans un hameau au-delà du bourg même d’Auzat. C’est là que le crime a été commis dans la nuit de lundi à mardi : les quelques ruches qu’il avait installées dans un petit abri à côté de la résidence pour pouvoir profiter de son propre miel fait maison ont été mangées par un ours. « On a un pré à côté de la maison qu’on laisse en pâture pour les brebis d’un agriculteur du coin, raconte le Toulousain. C’est lui hier matin qui, en voyant les ruches éparpillées jusque sur la route en contrebas, qui a découvert le premier les dégâts. Il a eu de la chance, ça fait quelques nuits qu’il rentre ses bêtes plutôt que de les laisser dormir dehors… »

La cabane a bien été endommagée par l’ours.
La cabane a bien été endommagée par l’ours.
Olivier Galy

La première chose que fait donc Olivier Galy est de prévenir l’Office français de la biodiversité (OFB), pour déterminer si c’est bien un ours qui a causé ces ravages. Rendez-vous est donc pris avec les parents du Toulousain qui se rendent sur place avec les agents de l’OFB pour faire constater la chose.

L’ours revient sur les lieux du crime

C’est alors qu’une surprise de taille leur tombe dessus, comme le dépeint Olivier Galy : « À un moment, ma mère se retourne vers le pré et dit à tout le monde, ‘L’ours revient, l’ours revient !’ Les agents lui disent alors que la blague leur a déjà faite, mais elle leur dit qu’elle ne plaisante pas, et quand ils se retournent, ils voient tous que l’ours est bien dans le pré, en train de tranquillement revenir vers eux ! »

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Pour le Toulousain, comme il restait encore une ruche, l’ours, plutôt, petit, qui devait peser entre 150 et 200 kilos, revenait manger les survivantes. À la vue du plantigrade, les protagonistes de la scène prennent leurs jambes à leur cou : ils jettent toutefois une pierre sur la cabane, dont le bruit fait peur à l’ours qui repart dans la forêt. « Ce qui les a le plus étonnés, c’est qu’il venait tranquillement, comme s’il n’avait pas peur de l’homme. Même, depuis le matin il y avait du mouvement avec tous les gens venus voir les dégâts, donc que l’ours revienne en plein jour avec toute cette activité, c’était étrange. »

L’ours n’a pas semblé avoir peur des humains au premier abord.
L’ours n’a pas semblé avoir peur des humains au premier abord.
Olivier Galy

Pour autant, l’Auzatois d’adoption est habitué à ces incursions de l’ours sur ses terres : il y a deux ans déjà, les ruches avaient été endommagées par un plantigrade. « Dans la vallée, on sait qu’en début de saison c’est comme ça, qu’ils ont faim quand ils sortent d’hibernation. Il y a deux ans, il était chez nous, il y a quatre ans dans la vallée d’à côté… On n’est plus surpris, c’est normal », déclare-t-il. En attendant, il n’est pas sûr de réinstaller des ruches chez lui, la colonie ayant été décimée par l’ours.

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