Dans le sud du Brésil, le bilan des inondations passe à 57 morts

Un homme traverse une rue inondée par de fortes pluies à Porto Alegre, au Brésil, le vendredi 3 mai 2024. CARLOS MACEDO / AP Les inondations provoquées par de fortes pluies dans le sud du Brésil ont fait au moins 57 morts et 67 disparus, selon un nouveau bilan de la défense civile brésilienne, samedi 4 mai.


Dans le sud du Brésil, le bilan des inondations passe à 57 morts
Un homme traverse une rue inondée par de fortes pluies à Porto Alegre, au Brésil, le vendredi 3 mai 2024.

Les inondations provoquées par de fortes pluies dans le sud du Brésil ont fait au moins 57 morts et 67 disparus, selon un nouveau bilan de la défense civile brésilienne, samedi 4 mai. La capitale Porto Alegre, où les autorités ont donné l’ordre d’évacuer certains quartiers, est gravement touchée.

La situation est « dramatique » et « absolument sans précédent », a déclaré samedi Eduardo Leite, gouverneur de l’Etat, où près de 300 localités sont touchées. Une grande partie d’entre elles se retrouvent isolées, des routes ayant été coupées par les flots ou des glissements de terrain, et les communications perturbées dans cet État où il devrait pleuvoir au moins jusqu’à dimanche.

Une forte explosion dans une station-service a par ailleurs fait au moins deux autres morts à Porto Alegre, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) présent au moment de la déflagration. L’incident s’est produit alors que des véhicules de secours se ravitaillaient en essence dans la station-service inondée. L’aéroport international de la ville a suspendu ses activités pour une durée indéterminée.

Quelque 32 600 personnes ont dû quitter leur domicile, dont plus de 9 500 sont désormais hébergées dans des installations comme des centres sportifs ou culturels, selon la défense civile, qui décompte également 74 blessés. La tâche des secouristes est redoutable, des villes entières étant pratiquement coupées du monde, rendues inaccessibles par les inondations.

Dégâts humains et matériels considérables

Zones d’habitations noyées à perte de vue, routes détruites ou ponts entraînés par le courant, sans compter les ruptures de barrages qui risquent d’aggraver encore la situation : les dégâts humains et matériels sont considérables et surtout concentrés dans la région centrale de cet Etat frontalier de l’Argentine et de l’Uruguay.

Selon Eduardo Leite, l’Etat du Rio Grande do Sul vit le « pire désastre climatique de son histoire ». Au moins quatre barrages « sont en situation d’urgence, avec un risque de rupture », ont alerté les autorités locales.

Vendredi, des rues du centre historique de la ville ont à leur tour été envahies par l’eau en raison de la crue exceptionnelle du Guaiba, fleuve emblématique du Sud brésilien, a constaté l’AFP. Les autorités estiment que le niveau du Guaiba pourrait atteindre 5 mètres dans les heures qui viennent. Le record historique, datant de 1941, est de 4,71 mètres.

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Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a visité la région jeudi, promettant qu’elle ne manquerait pas de « moyens » humains ou matériels face à cette tragédie. Le gouvernement fédéral s’est engagé à envoyer des hélicoptères et des bateaux, ainsi que plus de 600 militaires pour renforcer les opérations de secours et la distribution de vivres.

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Des pluies d’une « extrême sévérité »

Les prévisions météorologiques sont inquiétantes, des pluies d’une « extrême sévérité » devant persister jusqu’à dimanche, selon la défense civile, qui a aussi alerté sur le risque de débordement d’un autre cours d’eau, le fleuve Uruguay.

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Des centaines de milliers de personnes ont été privées d’électricité. L’approvisionnement en eau est également compromis dans de nombreuses localités, tout comme l’accès à Internet ou au signal de téléphonie mobile.

Au nord du Rio Grande do Sul, l’Etat voisin de Santa Catarina est désormais lui aussi frappé par les pluies. Le Rio Grande do Sul a déjà été touché à plusieurs reprises par des intempéries meurtrières, notamment en septembre, quand 31 personnes avaient péri après le passage d’un cyclone dévastateur.

Le Monde avec AFP

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