Bordeaux: un homme « planifiant une action violente » interpellé avant le passage de la flamme olympique

L'individu a fait référence à une tuerie de masse aux États-Unis, qui a eu lieu il y a dix ans jour pour jour. Darmanin évoque aussi un lien avec le passage de la flamme des JO 2024 ce jeudi à Bordeaux, sans que l'évenement n'ai été évoqué par le suspect lors de sa garde à


L’individu a fait référence à une tuerie de masse aux États-Unis, qui a eu lieu il y a dix ans jour pour jour. Darmanin évoque aussi un lien avec le passage de la flamme des JO 2024 ce jeudi à Bordeaux, sans que l’évenement n’ai été évoqué par le suspect lors de sa garde à vue.

Un homme suspecté de planifier une « action violente lors du passage du relais de la flamme olympique » à Bordeaux a été interpellé mardi 21 mai, a annoncé Gérald Darmanin sur X. Lors de son audition, le suspect a bien évoqué la date du 23 mai 2024, jour du passage de la flamme olympique dans la capitale girondine, mais sans évoquer cet événement, selon le parquet de Bordeaux.

Cette date marque aussi les 10 ans de la tuerie de masse d’Isla Vista aux États-Unis, pour laquelle le suspect présente une fascination.

La justice a été mise sur la piste de cet homme grâce à un signalement sur la plateforme Pharos. Selon nos informations, il s’agit d’un clip publié sur Facebook et faisant référence à Elliot Rogers, auteur de la tuerie de masse aux États-Unis le 23 mai 2014. Le clip était accompagné des mots « tu nous manques Elliot ».

Alex G. est né en 1998 et ne présente pas d’antécédents judiciaires, informe le parquet. Le Girondin a admis lors de sa garde à vue avoir envisagé un passage à l’acte, sans lieu déterminé, à la suite d’une agression qu’il aurait subie, précise l’institution judiciaire.

Un revolver gom-cogne, plusieurs téléphones portables et un ordinateur ont été saisis lors d’une perquisition, ajoute le parquet qui précise que les éléments recueillis au cours de l’enquête mettent en évidence sa volonté de s’armer et de faire du mal.

Une sympathie pour la mouvance masculiniste « Incel »

Au cours de son audition, le suspect a confirmé son fanatisme vis-à-vis du tueur de masse Elliot Rogers. L’Américain, qui avait fait 6 morts et 14 blessés, avait fini son périple meurtrier en se suicidant. Selon nos informations, le jeune homme français a confirmé aux enquêteurs qu’il avait également prévu de mettre fin à ses jours.

L’individu a également confirmé sa haine des femmes et sa sympathie pour le courant « Incel » (contraction de « Involuntary celibate » pour « célibataire involontaire »), une mouvance masculiniste et misogyne, à l’origine de plusieurs tueries de masse aux États-Unis.

Selon ses proches, il serait très fragile psychologiquement, toutefois, l’expert psychiatre désigné n’a révélé aucun trouble particulier, précise également le parquet de Bordeaux.

L’individu est présenté à un juge ce jeudi en vue d’une mise en examen pour apologie de crime et association de malfaiteurs. Le parquet a demandé son placement en détention provisoire et l’ouverture d’une information judiciaire a été demandée pour apologie de crime et association de malfaiteurs.

Marine Cardot

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L’individu a fait référence à une tuerie de masse aux États-Unis, qui a eu lieu il y a dix ans jour pour jour. Darmanin évoque aussi un lien avec le passage de la flamme des JO 2024 ce jeudi à Bordeaux, sans que l’évenement n’ai été évoqué par le suspect lors de sa garde à vue.

Un homme suspecté de planifier une « action violente lors du passage du relais de la flamme olympique » à Bordeaux a été interpellé mardi 21 mai, a annoncé Gérald Darmanin sur X. Lors de son audition, le suspect a bien évoqué la date du 23 mai 2024, jour du passage de la flamme olympique dans la capitale girondine, mais sans évoquer cet événement, selon le parquet de Bordeaux.

Cette date marque aussi les 10 ans de la tuerie de masse d’Isla Vista aux États-Unis, pour laquelle le suspect présente une fascination.

La justice a été mise sur la piste de cet homme grâce à un signalement sur la plateforme Pharos. Selon nos informations, il s’agit d’un clip publié sur Facebook et faisant référence à Elliot Rogers, auteur de la tuerie de masse aux États-Unis le 23 mai 2014. Le clip était accompagné des mots « tu nous manques Elliot ».

Alex G. est né en 1998 et ne présente pas d’antécédents judiciaires, informe le parquet. Le Girondin a admis lors de sa garde à vue avoir envisagé un passage à l’acte, sans lieu déterminé, à la suite d’une agression qu’il aurait subie, précise l’institution judiciaire.

Un revolver gom-cogne, plusieurs téléphones portables et un ordinateur ont été saisis lors d’une perquisition, ajoute le parquet qui précise que les éléments recueillis au cours de l’enquête mettent en évidence sa volonté de s’armer et de faire du mal.

Une sympathie pour la mouvance masculiniste « Incel »

Au cours de son audition, le suspect a confirmé son fanatisme vis-à-vis du tueur de masse Elliot Rogers. L’Américain, qui avait fait 6 morts et 14 blessés, avait fini son périple meurtrier en se suicidant. Selon nos informations, le jeune homme français a confirmé aux enquêteurs qu’il avait également prévu de mettre fin à ses jours.

L’individu a également confirmé sa haine des femmes et sa sympathie pour le courant « Incel » (contraction de « Involuntary celibate » pour « célibataire involontaire »), une mouvance masculiniste et misogyne, à l’origine de plusieurs tueries de masse aux États-Unis.

Selon ses proches, il serait très fragile psychologiquement, toutefois, l’expert psychiatre désigné n’a révélé aucun trouble particulier, précise également le parquet de Bordeaux.

L’individu est présenté à un juge ce jeudi en vue d’une mise en examen pour apologie de crime et association de malfaiteurs. Le parquet a demandé son placement en détention provisoire et l’ouverture d’une information judiciaire a été demandée pour apologie de crime et association de malfaiteurs.

Marine Cardot

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