Autoroute A69 : 40 auditions pour rien… A cause de la dissolution de l’Assemblée, l’enquête parlementaire sur l’A69 prend fin sans rendre de conclusions

Autoroute A69 Castres-Toulouse, Autoroutes, Tarn Publié le 11/06/2024 à 07:31 , mis à jour à 07:35 Guillaume Kempf l'essentiel Théâtre d’un virulent bras de fer entre pro et anti-autoroutes, la commission d’enquête parlementaire sur l’A69 sera dissoute sans rendre ses conclusions. Une victime collatérale de la dissolution. Tout ça pour ça ! Il n’y aura pas


Autoroute A69 : 40 auditions pour rien… A cause de la dissolution de l’Assemblée, l’enquête parlementaire sur l’A69 prend fin sans rendre de conclusions
Publié le
, mis à jour

l’essentiel
Théâtre d’un virulent bras de fer entre pro et anti-autoroutes, la commission d’enquête parlementaire sur l’A69 sera dissoute sans rendre ses conclusions. Une victime collatérale de la dissolution.

Tout ça pour ça ! Il n’y aura pas de rapport parlementaire sur l’A69. Tout du moins pas sous cette législature. Formée le 6 février, la « commission d’enquête sur le montage juridique et financier de l’autoroute » sera dissoute sans avoir le temps de rendre ses conclusions.

Il s’agit d’une conséquence de la dissolution de l’Assemblée nationale, prononcée dimanche soir par Emmanuel Macron ; décision qui coupe court à tous les travaux parlementaires engagés.

Contacté, le président de la commission, Jean Terlier (Renaissance) confirme que « la commission n’aura pas le temps de remettre son rapport dans les délais ». « Mais nous avons appris beaucoup de choses durant ces travaux. Nous avons eu confirmation que le concessionnaire était le mieux disant en matière de compensations environnementales, que le prix du péage était conforme à celui envisagé dans l’enquête publique et inférieur de 7 % au tarif des autoroutes équivalentes », souligne le député du Tarn.

Pas sûr que cette lecture toute personnelle fassent l’unanimité. Car, depuis l’origine, les travaux de cette commission sont marqués par un intense bras de fer entre les pros et anti-autoroutes.

Celle-ci avait été demandée par le groupe écologiste-Nupes, qui a utilisé son « droit de tirage », permettant à chaque groupe politique de proposer une commission d’enquête une fois par an. La proposition avait été validée. Mais l’Assemblée avait nommé à la présidence, le député Jean Terlier, un fervent partisan du chantier. Cela avait été vécu comme une provocation par les opposants, qui l’ont accusé de conflit d’intérêts, son épouse étant salariée du groupe Pierre Fabre.

Ponctué de nombreuses joutes médiatiques entre le président Terlier, et la députée haut-garonnaise, Christine Arrighi, nommée rapporteure, la commission d’enquête n’en a pas moins entendu une quarantaine de décideurs, élus, préfets, hauts fonctionnaires, en lien avec le dossier. La prochaine réunion, prévue ce mercredi 12 juin à 11h, prévoyait l’audition de l’ancienne première ministre, Elisabeth Borne, avant celle de son ancien ministre des transports, Clément Beaune le 19 juin, pour conclure ses travaux avec Carole Delga. Le rapport de conclusion, lui, était annoncé pour juillet.

Tous ces travaux n’auront servi à rien. Car, quand bien même la nouvelle assemblée déciderait de réactiver une commission d’enquête sur l’A69, il lui faudrait reprendre toutes les auditions à zéro.

Voir les commentaires

,

Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous.

S’abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?


Un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *